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fme_621353 - TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille, Élection de Jules Grévy

TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille, Élection de Jules Grévy TTB+
180.00 €
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Type : Médaille, Élection de Jules Grévy
Date : 1885
Nom de l'atelier/ville : 42 - Saint-Étienne
Métal : bronze
Diamètre : 71,5 mm
Graveur : BOURGEOIS Léon Max (1839-1901)
Poids : 169,2 g.
Tranche : lisse + corne BRONZE
Poinçon : corne BRONZE
Commentaires sur l'état de conservation :
Patine hétérogène avec quelques marques d’usure sur les hauts reliefs. Traces de manipulation

Avers


Titulature avers : RÉPUBLIQUE - FRANCAISE.
Description avers : Tête de Marianne, coiffée du bonnet phrygien lauré, à gauche. Signé : MAX BOURGEOIS.

Revers


Titulature revers : 28 DÉCEMBRE 1885 / L’ASSEMBLÉE NATIONALE / ÉLIT / JULES GRÉVY / PRÉSIDENT / DE LA RÉPUBLIQUE.
Description revers : Légende en six lignes dans une couronne de chêne avec un ruban inscrit LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ ; cartouche avec le nom : de MARCERE. Signé : MB.

Commentaire


Cette médaille est dans son écrin d’origine en cuir rouge timbré en lettres dorées “ASSEMBLÉE NATIONALE 1885” et feutrine et soie verte.
Cet exemplaire a été offert à Émile de Marcère, né en 1828, sénateur du Nord élu le 28 février 1884 jusqu’à son décès le 26 avril 1918.
Pour plus d’informations consultez ce site : https://www.senat.fr/senateur-3eme-republique/deshayes_de_marcere_emile1513r3.html

Jules Grévy, né le 15 août 1807, à Mont-sous-Vaudrey (Jura) et mort le 9 septembre 18911 dans la même commune, est un homme d'État français. Avocat de profession, parlementaire engagé aux côtés des républicains, il est arrêté lors du coup d'État de 1851. À la tête de l'Assemblée nationale de 1871 à 1873, il préside ensuite la Chambre des députés. Il est président de la République française du 30 janvier 1879 au 2 décembre 1887, date de sa démission à la suite du scandale des décorations..

Historique


TROISIÈME RÉPUBLIQUE

(4/09/1870-10/07/1940)

La nouvelle de la capitulation de Sedan provoque la révolution du 4 septembre 1870 à Paris. Proclamée à l'Hôtel de Ville, la République est dotée d'un gouvernement provisoire appelé gouvernement de la Défense nationale. Menacé à gauche par l'insurrection de la Commune et à droite par les monarchistes, le nouveau régime connaît des débuts difficiles. Chef du pouvoir exécutif dans un premier temps (février 1871), Thiers est chargé de réorganiser le pays avant de choisir sa forme de gouvernement. Il devient président de la République en août 1871 et, malgré son action de libération du territoire, doit quitter son poste en mars 1873 face à l'opposition royaliste. Il est alors remplacé par Mac-Mahon favorable au rétablissement de la monarchie mais celle-ci n'est pas restaurée à la suite de la question du drapeau. La loi du septennat est alors mise en place en novembre 1873 puis, en 1875, sont votées les lois fondamentales qui servent de Constitution à la Troisième République. Régime parlementaire, elle se caractérise notamment par la nette prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif. Anticléricale, la Troisième République rend l'école gratuite, laïque et obligatoire mais continue la politique coloniale pour ses ambitions économiques, stratégiques et morales. La séparation des Églises et de l'État est votée en 1905. L'idée d'une revanche sur l'Allemagne et un nationalisme important sont au cœur de la crise boulangiste, du scandale de Panama ou de l'affaire Dreyfus des années 1886-1899 tandis que la politique étrangère est très active notamment au Maroc et que la course aux armements se développe. La Première Guerre mondiale coûte cher à la France qui ne se relève qu'à partir de 1920 voire 1928 pour la monnaie avec le franc "Poincaré". La crise de 1929 ne se fait sentir qu'à partir de 1932 mais dure jusqu'en 1939, période durant laquelle l'instabilité ministérielle est très importante. Vacillant en 1934, la Troisième République trouve un nouveau ciment unitaire avec l'antifascisme qui permet l'arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936. Mais, paralysée face à l'Allemagne, la France va alors s'enliser dans une "drôle de guerre" puis connaître l'une des plus grandes défaites de son histoire en juin 1940. Réunies en Assemblée nationale à Vichy le 10 juillet 1940, les Chambres, pourtant élues en 1936, votent les pleins pouvoirs à Pétain dans une sorte de suicide collectif par 569 voix pour, 80 voix contre et 18 abstentions.

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