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fme_445116 - TROISIÈME RÉPUBLIQUE Plaquette d’hommage à Georges Pallain

TROISIÈME RÉPUBLIQUE Plaquette d’hommage à Georges Pallain TTB
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Type : Plaquette d’hommage à Georges Pallain
Date : 1920
Nom de l'atelier/ville : 75 - Paris
Métal : bronze
Diamètre : 64,9 mm
Graveur : LAFLEUR Abel (1875-1953)
Poids : 78,3 g.
Tranche : lisse
Commentaires sur l'état de conservation :
Plaquette avec une légère usure et une patine homogène

Avers


Titulature avers : PROPATRIA SEMPER.
Description avers : La Banque de France sous les traits d’une femme drapée et diadémée, assise à droite à un bureau Empire portant en ceinture BF, s’interrompt d’écrire pour regarder la Patrie debout, tenant un drapeau et présentant une branche de laurier.

Revers


Titulature revers : HOMMAGE DU PERSONNEL DE LA BANQUE DE FRANCE 1898-192 0/ GEORGES PALLAIN GOUVERNEUR DE LA BANQUE DE FRANCE.
Description revers : Buste de Georges Pallain dans un médaillon, légende circulaire autour et en 4 lignes à l’exergue.

Commentaire


Abel Lafleur, né à Rodez en 1875 et mort à Boulogne-Billancourt le 27 janvier 1953, est un sculpteur et médailleur français.

Georges Pallain, né le 20 mars 1847 à Liancourt et mort le 12 mai 1923 à Paris, est un haut-fonctionnaire français qui fut gouverneur de la Banque de France.
Fils de Noël Désiré Pallain, pharmacien, et d'Anne Louise Élisabeth Garson, Georges Pallain fut licencié en droit avant d'épouser la belle-sœur d'Adolphe Cochery, nièce de Jules Hunebelle.
Il fut le secrétaire d'Ernest Picard puis l'exécuteur testamentaire de Victor Hugo.
Reçu membre du Conseil d’État, puis sous-préfet de 1871 à 1872, il devient trésorier-payeur général entre 1873 et 1876 avant d'être nommé Directeur général des Douanes de 1884 à 1897.
Il est nommé Gouverneur de la Banque de France le 24 décembre 1897 et donne sa démission le 25 août 1920.
Il fut maire de Gondreville-la-Franche..

Historique


TROISIÈME RÉPUBLIQUE

(4/09/1870-10/07/1940)

La nouvelle de la capitulation de Sedan provoque la révolution du 4 septembre 1870 à Paris. Proclamée à l'Hôtel de Ville, la République est dotée d'un gouvernement provisoire appelé gouvernement de la Défense nationale. Menacé à gauche par l'insurrection de la Commune et à droite par les monarchistes, le nouveau régime connaît des débuts difficiles. Chef du pouvoir exécutif dans un premier temps (février 1871), Thiers est chargé de réorganiser le pays avant de choisir sa forme de gouvernement. Il devient président de la République en août 1871 et, malgré son action de libération du territoire, doit quitter son poste en mars 1873 face à l'opposition royaliste. Il est alors remplacé par Mac-Mahon favorable au rétablissement de la monarchie mais celle-ci n'est pas restaurée à la suite de la question du drapeau. La loi du septennat est alors mise en place en novembre 1873 puis, en 1875, sont votées les lois fondamentales qui servent de Constitution à la Troisième République. Régime parlementaire, elle se caractérise notamment par la nette prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif. Anticléricale, la Troisième République rend l'école gratuite, laïque et obligatoire mais continue la politique coloniale pour ses ambitions économiques, stratégiques et morales. La séparation des Églises et de l'État est votée en 1905. L'idée d'une revanche sur l'Allemagne et un nationalisme important sont au cœur de la crise boulangiste, du scandale de Panama ou de l'affaire Dreyfus des années 1886-1899 tandis que la politique étrangère est très active notamment au Maroc et que la course aux armements se développe. La Première Guerre mondiale coûte cher à la France qui ne se relève qu'à partir de 1920 voire 1928 pour la monnaie avec le franc "Poincaré". La crise de 1929 ne se fait sentir qu'à partir de 1932 mais dure jusqu'en 1939, période durant laquelle l'instabilité ministérielle est très importante. Vacillant en 1934, la Troisième République trouve un nouveau ciment unitaire avec l'antifascisme qui permet l'arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936. Mais, paralysée face à l'Allemagne, la France va alors s'enliser dans une "drôle de guerre" puis connaître l'une des plus grandes défaites de son histoire en juin 1940. Réunies en Assemblée nationale à Vichy le 10 juillet 1940, les Chambres, pourtant élues en 1936, votent les pleins pouvoirs à Pétain dans une sorte de suicide collectif par 569 voix pour, 80 voix contre et 18 abstentions.

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