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fme_662493 - TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille, 100e anniversaire de la Conférence Générale des tribunaux de commerce

TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille, 100e anniversaire de la Conférence Générale des tribunaux de commerce TTB+
Non disponible.
Article vendu sur notre boutique internet (2022)
Prix : 70.00 €
Type : Médaille, 100e anniversaire de la Conférence Générale des tribunaux de commerce
Date : 1997
Nom de l'atelier/ville : Monnaie de Paris
Métal : bronze
Diamètre : 67,5 mm
Axe des coins : 12 h.
Graveur : RASUMNY Félix (1869-1940)
Poids : 264,04 g.
Tranche : lisse
Poinçon : corne d’abondance
Commentaires sur l'état de conservation :
Patine hétérogène avec quelques taches. Des marques d’usure sur les reliefs. Présence de coups et rayures. La médaille est dans une boîte cartonnée bleue

Avers


Titulature avers : 100E ANNIVERSAIRE DE LA CONFERENCE GENERALE DES TRIBUNAUX DE COMMERCE - 1997.
Description avers : Mercure à droite, avec son casque ailé et son caducée, Allégorie féminine à gauche, laurée et tenant un glaive. Ils tiennent une balance avec leurs mains jointes.

Revers


Titulature revers : SIGILLUM MERCATORUM AQUE PACISIUS.
Description revers : Sceau des marchands de l'eau de Paris.

Commentaire


Les tribunaux de commerce dont l’origine remonte à l’ordonnance du Chancelier Michel de l’Hospital, rendue en 1563, ont créé il y a plus d’un siècle la Conférence générale des juges consulaires de France.
La Conférence est une association loi 1901 à laquelle les juges consulaires des tribunaux de commerce adhèrent librement. Elle a pour vocation de permettre à ses adhérents de disposer des formations et des documents nécessaires à l’exercice de leurs missions de juge.
Elle est l’organe de représentation des juges des tribunaux de commerce auprès des pouvoirs publics, des autorités politiques, judiciaires et économiques.
Le président de la Conférence est membre de droit du Conseil national des tribunaux de commerce, organe consultatif présidé par le Garde des Sceaux..

Historique


TROISIÈME RÉPUBLIQUE

(4/09/1870-10/07/1940)

La nouvelle de la capitulation de Sedan provoque la révolution du 4 septembre 1870 à Paris. Proclamée à l'Hôtel de Ville, la République est dotée d'un gouvernement provisoire appelé gouvernement de la Défense nationale. Menacé à gauche par l'insurrection de la Commune et à droite par les monarchistes, le nouveau régime connaît des débuts difficiles. Chef du pouvoir exécutif dans un premier temps (février 1871), Thiers est chargé de réorganiser le pays avant de choisir sa forme de gouvernement. Il devient président de la République en août 1871 et, malgré son action de libération du territoire, doit quitter son poste en mars 1873 face à l'opposition royaliste. Il est alors remplacé par Mac-Mahon favorable au rétablissement de la monarchie mais celle-ci n'est pas restaurée à la suite de la question du drapeau. La loi du septennat est alors mise en place en novembre 1873 puis, en 1875, sont votées les lois fondamentales qui servent de Constitution à la Troisième République. Régime parlementaire, elle se caractérise notamment par la nette prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif. Anticléricale, la Troisième République rend l'école gratuite, laïque et obligatoire mais continue la politique coloniale pour ses ambitions économiques, stratégiques et morales. La séparation des Églises et de l'État est votée en 1905. L'idée d'une revanche sur l'Allemagne et un nationalisme important sont au cœur de la crise boulangiste, du scandale de Panama ou de l'affaire Dreyfus des années 1886-1899 tandis que la politique étrangère est très active notamment au Maroc et que la course aux armements se développe. La Première Guerre mondiale coûte cher à la France qui ne se relève qu'à partir de 1920 voire 1928 pour la monnaie avec le franc "Poincaré". La crise de 1929 ne se fait sentir qu'à partir de 1932 mais dure jusqu'en 1939, période durant laquelle l'instabilité ministérielle est très importante. Vacillant en 1934, la Troisième République trouve un nouveau ciment unitaire avec l'antifascisme qui permet l'arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936. Mais, paralysée face à l'Allemagne, la France va alors s'enliser dans une "drôle de guerre" puis connaître l'une des plus grandes défaites de son histoire en juin 1940. Réunies en Assemblée nationale à Vichy le 10 juillet 1940, les Chambres, pourtant élues en 1936, votent les pleins pouvoirs à Pétain dans une sorte de suicide collectif par 569 voix pour, 80 voix contre et 18 abstentions.

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