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bpv_173681 - MACRIN Tétradrachme syro-phénicien

MACRIN Tétradrachme syro-phénicien TTB
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Type : Tétradrachme syro-phénicien
Date : 217-218
Nom de l'atelier/ville : Cyrrhus, Syrie, Cyrrhestica
Métal : billon
Diamètre : 24 mm
Axe des coins : 12 h.
Poids : 15,06 g.
Degré de rareté : R3
Commentaires sur l'état de conservation :
Faible usure mais flan étroit et faiblesses de frappe sur les légendes. Petites taches sombres
Référence ouvrage :

Avers


Description avers : Buste de Macrin à droite, lauré, drapé et cuirassé, vu de trois-quarts en arrière, les deux rubans derrière la tête (A*2).
Légende avers : AU K. M. OP SE. MAKREINOS SE, (Autokratoros Kaisaros Markos Opellios Seuhros Makrinos Sebastos).
Traduction avers : (L’empereur césar Marc Opel Sévère Macrin auguste).

Revers


Description revers : Aigle debout à droite, les ailes déployées, la tête et la queue tournées à gauche, tenant dans son bec une couronne perlée ; les pattes de l’aigle sont posées sur un thyrse ou un foudre.
Légende revers : DHMARC. EX. UPATO S., (Dhmarcikhs Ex Ousias Upatos).
Traduction revers : (Revêtu de la puissance tribunitienne consul).

Commentaire


Les frappes de Macrin à Cyrrhus sont peu nombreuses et se limitent, dans l’état actuel des monnaies connues à deux types principaux, lauré, drapé et cuirassé vu de face ou vu de dos, répartis sur différentes variantes de légendes ou de revers. On remarquera que chaque type est réalisé par un graveur différent.
Autant certaines des frappes attribuées à Cyrrhus en proviennent à coup sûr (identité de graveur avec les frappes de présentation qui portent la statue de Zeus Kataibates, la grande divinité locale), autant c’est plus douteux pour d’autres. En effet, la lecture du symbole comme un thyrse par Bellinger semble peut-être recouvrir autre chose, probablement, à notre avis, une représentation locale d’un foudre. On doit noter que la représentation du foudre dans la main du Zeus des émissions de présentation de Cyrrhus (Prieur 900 et 901) est exactement identique à celle que l’on retrouve à Séleucie et au symbole sous les pattes de l’aigle à Séleucie sous Caracalla. Cela n’a rien d’étonnant car les deux villes adoraient des Baals maitres de la foudre et n’étaient guère éloignées l’une de l’autre.
Mais si une partie des émissions attribuées à Cyrrhus en proviennent effectivement avec comme symbole un foudre stylisé, à quelles villes attribuer en réalité les frappes d’autres graveurs, aux symboles mal lisibles ? Tant dans le Prieur que dans le Bellinger, l’atelier semble avoir servi de dépotoir pour pièces à problèmes dont le symbole pouvait laisser penser à un thyrse ou à un foudre et que l’auteur était bien en peine d’attribuer à un autre atelier (sans remonter au Bellinger, les Prieur 905, 906, 912 sont d’une attribution douteuse).
Faute d’une frappe de présentation connue pour Macrin, on peine à être certain de l’attribution, aucun des deux graveurs de droit ne pouvant être identifié avec certitude à l’un de ceux travaillant sous Caracalla.
On note que les sigma sont gravés en C.
Dans la base TSP maintenue par Michel Prieur, quatre exemplaires sont maintenant répertoriés, aucun en musée. Notre exemplaire est le 0922A_001.

Historique


MACRIN

(11/04/217-8/06/218) Marcus Opellius Macrinus

Macrin est né en 164 à Cherchell en Maurétanie. Ce n'est pas un sénateur, mais un chevalier, d'origine indigène (maure). Il était procurateur de la "res privata" (caisse privée de l'empereur) de Caracalla puis préfet du Prétoire à partir de 212. Après l'assassinat de Caracalla le 8 avril 217, il est acclamé empereur le 11 avril. Il ne viendra jamais à Rome et reste à Antioche. Il fait diviniser Caracalla, mais exile Julia Domna qui se laisse mourir. Il prend le titre de Severus pour se rallier les partisans de la famille sévérienne et donne le prænomen d'Antoninus à son fils, Diaduménien, qui est promu césar. En essayant de se concilier tout le monde, il heurte l'armée qui regrette Caracalla. Des soldats, cantonnés à Émèse, proclament Élagabal le 16 mai 218. Vaincu en juin, Macrin s'enfuit. Apprenant la mort de Diaduménien, il tente de se suicider en se jetant de son char et est achevé par ses propres soldats.

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