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fme_412221 - LOUIS XIV LE GRAND ou LE ROI SOLEIL Médaille Ferréol de Lafage, Capitoul de Toulouse

LOUIS XIV LE GRAND ou LE ROI SOLEIL Médaille Ferréol de Lafage, Capitoul de Toulouse TTB
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Type : Médaille Ferréol de Lafage, Capitoul de Toulouse
Date : 1692
Nom de l'atelier/ville : 31 - Toulouse
Métal : bronze
Diamètre : 62,5 mm
Poids : 73 g.
Tranche : lisse
Poinçon : sans poinçon
Commentaires sur l'état de conservation :
Rare médaille particulièrement intéressante avec une patine brune, mais une perforation à midi et de petits défauts sur la tranche

Avers


Titulature avers : PATRIAE DECORATVS AMORE.
Description avers : Buste à droite , perruqué avec habits d’apparat.

Revers


Titulature revers : MEMORIAE NOBILIS FEREOLI DE LA FAGE BIS CAPITOLINVS / TOLOSA - ANN 1592.
Description revers : Écu central aux armes de Toulouse, entouré de 9 écus secondaires (armes de Lafage et des 8 Capitouls de 1692) ; légende autour.

Commentaire


Selon l’ouvrage Histoire des Institutions de la Ville de Toulouse, 1844, par M. le Chevalier Al. Du Mège, “Parmis les magistrats municipaux nés dans Toulouse, et qui administrèrent durant le règne de Louis XIV, on a distingué surtout Ferréol de Lafage, qui fut Capitoul en 1673 et 1683. Son zèle, ses talents l’avaient rendu chers à tous les citoyens ; en 1692, on frappe pour lui une médaille. D’un côté est le buste de ce magistrat ; autour on lit ces mots : Patriae decoratus amore. Sur le revers, on voit les armes de la ville et celles de Lafage et des Capitouls de cette année. La légende est ainsi conçue / Memoriae nobilis Fereoli de Lafage, bis Capitolinus.”

Les capitouls étaient, depuis le Moyen Âge, les habitants élus par les différents quartiers de Toulouse pour constituer le conseil municipal de la ville. Pour devenir Capitoul, il faut être un homme âgé de plus de 25 ans, marié, catholique, posséder une maison à Toulouse et exercer une profession honorable : avocat, procureur, écuyer ou marchand. Toulouse étant une ville ayant le droit de justice et de défense, ainsi que la seigneurie d'un vaste territoire alentour, leurs attributions étaient non seulement administratives, mais judiciaires et militaires. Leurs fonctions étaient reconnues par le roi comme nobles et anoblissantes. L'établissement du parlement de Toulouse au xive siècle réduisit leurs prérogatives judiciaires. Avec la Révolution française, le capitoulat est aboli, tout comme les autres institutions locales (dont le parlement et l'université).
On ne peut s'empêcher de faire le rapprochement entre la division de Toulouse en capitoulats, l'élection de capitouls et le choix d'un chef de consistoire, et les arrondissements des grandes villes françaises d'aujourd'hui, l'élection de maires d'arrondissements qui à leur tour élisent le maire.

En 1438, le nombre des capitouls est fixé à huit. Les capitouls sont élus le 25 novembre, un par capitoulat et pour un an.
En 1645, le roi nomme depuis Paris les capitouls malgré les remontrances de la ville qui estime qu'elle peut elle seule élire ses magistrats.
En vertu d'un arrêt du Conseil du 10 novembre 1687, les capitouls sont choisis par le roi sur une liste de quarante-huit candidats présentée par les capitouls sortants et réduite à vingt-quatre par le viguier.
En 1692, le roi impose des capitouls perpétuels mais, en 1700, le système revient à son organisation traditionnelle.

Historique


LOUIS XIV LE GRAND ou LE ROI SOLEIL

(14/05/1643-1/09/1715)

Le règne de Louis XIV est le plus long et le plus glorieux de l'histoire de France. Fils de Louis XIII et d'Anne d'Autriche, né le 5 septembre 1638, le troisième roi Bourbon monta sur le trône en 1643 et y demeura pendant soixante-treize années. Il mourut le 1er septembre 1715, âgé de soixante-dix-sept ans. Entre 1643 et 1661, sous la régence d'Anne d'Autriche et le ministère du cardinal Mazarin, l'absolutisme se construit dans le combat : lutte intérieure contre la Fronde, lutte extérieure contre l'Espagne. Le règne personnel de Louis XIV commence en 1661, lorsque le jeune roi décida de " gouverner par lui-même ". La monarchie absolue atteint alors son apogée, le roi étant entourée d'une équipe de ministres exceptionnels : Le Tellier, Louvois, Colbert, Seignelay. Cette période faste prend fin au cours des années 1680, avec les premiers revers, la révocation de l'édit de Nantes (1685), la fin des grands succès extérieurs et la disparition progressive de l'entourage des premières années (Colbert meurt en 1683, Le Tellier en 1685, Seignelay en 1690, Louvois en 1691). La troisième et dernière partie du règne, entre 1685 et 1715, est plus difficile. Le roi vieillissant ne retrouve pas de collaborateurs semblables. Glorieux, ce règne fut d'abord un règne guerrier. Jamais la France ne connut autant de guerres : guerre de Trente Ans, achevée avec l'Empire en 1648, avec l'Espagne seulement en 1659, guerre de Dévolution (1667-1668), guerre de Hollande (1672-1678), guerre avec l'Espagne (1684), guerre de la ligue d'Augsbourg (1688-1697), guerre de Succession d'Espagne (1701-1713). Jamais elle ne connut plus de victoires et plus de conquêtes : en 1648, les traités de Westphalie lui donnaient l'Alsace, en 1659, la paix des Pyrénées l'Artois et le Roussillon ; en 1668, par la paix d'Aix-la-Chapelle, elle gagnait la Flandre ; en 1678, par le traité de Nimègue, la Franche-Comté. En 1681, le roi annexait Strasbourg. Les décennies suivantes furent moins heureuses : en 1697 (traité de Ryswick), la France céda Luxembourg ; en 1713 et 1714 (traités d'Utrecht et de Rastadt), elle abandonna l'Acadie, prélude à la perte de l'Amérique, cinquante ans plus tard. Le règne de Louis XIV correspond donc assez exactement à l'âge de la prépondérance française en Europe : la France a supplanté l'Espagne ; elle sera bientôt supplantée par l'Angleterre, qui détient l'empire des mers et les étendues du Nouveau Monde. À la gloire du roi victorieux et conquérant s'ajoute la gloire du roi administrateur, législateur, protecteur des arts et des lettres. Louis XIV et ses ministres ont donné sa perfection à la construction monarchique : la législation est réformée, la noblesse soumise, les provinces domptées, l'hérésie renversée, artistes et écrivains se mettent au service du pouvoir royal. Lex una sub uno sole : " une seule loi sous un seul soleil " : tout doit tourner autour de l'astre-maître. L'Europe entière ressent l'attraction et le prestige de Versailles. La réalité est sans doute moins brillante que ce programme flatteur : l'administration royale demeure trop peu nombreuse pour encadrer réellement le royaume le plus vaste et le plus peuplé de l'Europe ; les particularismes résistent ; les protestants partent enrichir les ennemis de la France. Il n'en reste pas moins que c'est l'image du roi de gloire qui s'est imposée dans les mémoires, telle que Louis XIV l'avait décidée et voulue. Là réside le vrai triomphe de ce prince : pour la France et pour l'Europe, pour le siècle suivant et pour les siècles à venir, pour les contemporains comme pour la postérité, il fut et demeure le Roi par excellence. Monnaies et médailles, qui nous restituent le profil jupitérien du grand monarque, participent de cette volonté et de cette réussite. Louis XIV leur porta une attention particulière : le Grand Siècle est aussi un grand siècle de la numismatique.

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