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fme_447730 - TROISIÈME RÉPUBLIQUE Plaquette du l’Exposition universelle de Turin

TROISIÈME RÉPUBLIQUE Plaquette du l’Exposition universelle de Turin TTB
90.00 €
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Type : Plaquette du l’Exposition universelle de Turin
Date : 1911
Nom de l'atelier/ville : Italie, Turin
Métal : bronze
Diamètre : 72,4 mm
Graveur : DAUTEL Pierre-Victor ( 1873-1951)
Poids : 113 g.
Tranche : lisse
Commentaires sur l'état de conservation :
Intéressante plaquette, avec une patine un peu hétérogène

Avers


Titulature avers : EXPOSITION / INTERNATIONALE / DES/ INDUSTRIES ET DU TRAVAIL // TURIN 1911.
Description avers : Allégories de la France et de l'Italie s'embrassant et un ouvrier regardant la ville de Turin ; légendes dans le champ.

Revers


Titulature revers : 1861 / 1859 / 1911 // COMITÉ FRANÇAIS DES EXPOSITIONS A L’ÉTRANGER.
Description revers : Vue de la bataille de Solferino sur une nuée ; en dessous, les écus de Savoie, de France, de Turin et Paris sur un caducée.

Commentaire


Pierre-Victor Dautel, né le 19 septembre 1873 à Valenciennes, mort le 12 novembre 1951 à Ancenis, est un sculpteur et médailleur français.

Le Comité français des expositions et conventions est reconnu d'utilité publique en 1900 et a fusionné le 10 juin 1925 avec le "Comité national des expositions coloniales.

L'Exposition fut inaugurée le 29 avril 1911, juste neuf ans après une Première Exposition Internationale d'art décoratif moderne et parallèlement à une autre Exposition internationale d'art à Rome. La foire se distinguait par l'accent mis sur l'industrie et le travail.
L'Exposition se tenait dans le Parco del Valentino (comme les trois précédentes Expositions de 1884, 1885 et 1902 et comme ferait la foire de Turin de 1924..

Historique


TROISIÈME RÉPUBLIQUE

(4/09/1870-10/07/1940)

La nouvelle de la capitulation de Sedan provoque la révolution du 4 septembre 1870 à Paris. Proclamée à l'Hôtel de Ville, la République est dotée d'un gouvernement provisoire appelé gouvernement de la Défense nationale. Menacé à gauche par l'insurrection de la Commune et à droite par les monarchistes, le nouveau régime connaît des débuts difficiles. Chef du pouvoir exécutif dans un premier temps (février 1871), Thiers est chargé de réorganiser le pays avant de choisir sa forme de gouvernement. Il devient président de la République en août 1871 et, malgré son action de libération du territoire, doit quitter son poste en mars 1873 face à l'opposition royaliste. Il est alors remplacé par Mac-Mahon favorable au rétablissement de la monarchie mais celle-ci n'est pas restaurée à la suite de la question du drapeau. La loi du septennat est alors mise en place en novembre 1873 puis, en 1875, sont votées les lois fondamentales qui servent de Constitution à la Troisième République. Régime parlementaire, elle se caractérise notamment par la nette prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif. Anticléricale, la Troisième République rend l'école gratuite, laïque et obligatoire mais continue la politique coloniale pour ses ambitions économiques, stratégiques et morales. La séparation des Églises et de l'État est votée en 1905. L'idée d'une revanche sur l'Allemagne et un nationalisme important sont au cœur de la crise boulangiste, du scandale de Panama ou de l'affaire Dreyfus des années 1886-1899 tandis que la politique étrangère est très active notamment au Maroc et que la course aux armements se développe. La Première Guerre mondiale coûte cher à la France qui ne se relève qu'à partir de 1920 voire 1928 pour la monnaie avec le franc "Poincaré". La crise de 1929 ne se fait sentir qu'à partir de 1932 mais dure jusqu'en 1939, période durant laquelle l'instabilité ministérielle est très importante. Vacillant en 1934, la Troisième République trouve un nouveau ciment unitaire avec l'antifascisme qui permet l'arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936. Mais, paralysée face à l'Allemagne, la France va alors s'enliser dans une "drôle de guerre" puis connaître l'une des plus grandes défaites de son histoire en juin 1940. Réunies en Assemblée nationale à Vichy le 10 juillet 1940, les Chambres, pourtant élues en 1936, votent les pleins pouvoirs à Pétain dans une sorte de suicide collectif par 569 voix pour, 80 voix contre et 18 abstentions.

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