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fme_1138861 - TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille, Souvenir du cent-cinquantenaire de la compagnie des mines d’Aniche

TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille, Souvenir du cent-cinquantenaire de la compagnie des mines d’Aniche TTB+
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Type : Médaille, Souvenir du cent-cinquantenaire de la compagnie des mines d’Aniche
Date : 1923
Nom de l'atelier/ville : 59 - Aniche
Métal : argent doré
Diamètre : 36,5 mm
Axe des coins : 12 h.
Graveur : DUPUIS Daniel (1849-1899)
Poids : 21,31 g.
Tranche : lisse + corne ARGENT
Poinçon : corne ARGENT
Commentaires sur l'état de conservation :
Patine hétérogène avec des traces d’usure, rayures et taches d’oxydation
Référence ouvrage :

Avers


Titulature avers : SIT PROPITIA BARBARA NOBIS.
Description avers : Sainte Barbe assise à droite au pied d'un arbre, tenant sur ses genoux une épée et, de la main gauche, la palme du martyre ; derrière elle, des arbres ; à l'exergue : DANIEL DUPUIS.
Traduction avers : Sainte Barbe, soyez-nous favorable.

Revers


Titulature revers : SOUVENIR DU CENT-CINQUANTENAIRE DE LA / COMPAGNIE DES MINES A CHARBON D'ANICHE 11 NOVEMBRE 1775 - 1923.
Description revers : Outils de mineurs disposés en trophées.
Traduction revers : S'étendront devant leurs yeux les produits issus des profondeurs de la terre.

Commentaire


Médaille conservée dans un écrin rouge
Le rocher s'étant entrouvert pour lui donner asile alors que son père la poursuivait, le glaive à la main, Sainte Barbe a toujours été considérée comme la patronne des carriers et des mineurs exposés à tous les risques de mort subite. Pour cette raison, les compagnies minières n'ont pas manqué de placer son effigie tant sur leurs bons d'économat que sur leurs jetons de présence.

Historique


TROISIÈME RÉPUBLIQUE

(4/09/1870-10/07/1940)

La nouvelle de la capitulation de Sedan provoque la révolution du 4 septembre 1870 à Paris. Proclamée à l'Hôtel de Ville, la République est dotée d'un gouvernement provisoire appelé gouvernement de la Défense nationale. Menacé à gauche par l'insurrection de la Commune et à droite par les monarchistes, le nouveau régime connaît des débuts difficiles. Chef du pouvoir exécutif dans un premier temps (février 1871), Thiers est chargé de réorganiser le pays avant de choisir sa forme de gouvernement. Il devient président de la République en août 1871 et, malgré son action de libération du territoire, doit quitter son poste en mars 1873 face à l'opposition royaliste. Il est alors remplacé par Mac-Mahon favorable au rétablissement de la monarchie mais celle-ci n'est pas restaurée à la suite de la question du drapeau. La loi du septennat est alors mise en place en novembre 1873 puis, en 1875, sont votées les lois fondamentales qui servent de Constitution à la Troisième République. Régime parlementaire, elle se caractérise notamment par la nette prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif. Anticléricale, la Troisième République rend l'école gratuite, laïque et obligatoire mais continue la politique coloniale pour ses ambitions économiques, stratégiques et morales. La séparation des Églises et de l'État est votée en 1905. L'idée d'une revanche sur l'Allemagne et un nationalisme important sont au cœur de la crise boulangiste, du scandale de Panama ou de l'affaire Dreyfus des années 1886-1899 tandis que la politique étrangère est très active notamment au Maroc et que la course aux armements se développe. La Première Guerre mondiale coûte cher à la France qui ne se relève qu'à partir de 1920 voire 1928 pour la monnaie avec le franc "Poincaré". La crise de 1929 ne se fait sentir qu'à partir de 1932 mais dure jusqu'en 1939, période durant laquelle l'instabilité ministérielle est très importante. Vacillant en 1934, la Troisième République trouve un nouveau ciment unitaire avec l'antifascisme qui permet l'arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936. Mais, paralysée face à l'Allemagne, la France va alors s'enliser dans une "drôle de guerre" puis connaître l'une des plus grandes défaites de son histoire en juin 1940. Réunies en Assemblée nationale à Vichy le 10 juillet 1940, les Chambres, pourtant élues en 1936, votent les pleins pouvoirs à Pétain dans une sorte de suicide collectif par 569 voix pour, 80 voix contre et 18 abstentions.

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