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fme_586020 - TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille parlementaire, IIIe législature, Louis Hémon

TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille parlementaire, IIIe législature, Louis Hémon TTB+
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Type : Médaille parlementaire, IIIe législature, Louis Hémon
Date : 1881
Nom de l'atelier/ville : 29 - Finistère
Métal : argent
Diamètre : 51 mm
Axe des coins : 12 h.
Graveur : Barre d’après Gayrard
Poids : 64,04 g.
Tranche : lisse + corne d’abondance ARGENT
Poinçon : corne d’abondance ARGENT
Degré de rareté : R3
Commentaires sur l'état de conservation :
Exemplaire ayant été légèrement nettoyé et présentant des frottements dans les champs. Présence de quelques coups et rayures, avec une légère usure sur les hauts reliefs

Avers


Titulature avers : REPUBLIQUE - FRANÇAISE.
Description avers : Buste d’Omphale à droite, laurée, portant la dépouille du lion de Némée ; au-dessous GAYRARD.

Revers


Titulature revers : * CHAMBRE DES DÉPUTÉS * - MDCCCLXXXI // HÉMON / (FINISTÈRE).
Description revers : Légende circulaire et en deux lignes dans un médaillon entouré d’une couronne de chêne.

Commentaire


Médaille attribuée en 1884 à Louis Hémon en tant que député du Finistère. Il naquit le 21 février 1844 à Quimper (Finistère) et décéda le 4 mars 1914 à Paris. Professeur de collège à Quimper, après des études de droit il s’inscrivit au barreau de cette ville. Il fut candidat lors des législatives de 1871, mais sans succès. En 1876, il fut élu député dans l’arrondissement de Quimper. Il fut réélu député à de nombreuses reprises (Ire à IIIe et Ve à Xe législatures). En 1912 il est élu sénateur, fonction qu’il occupa jusqu’à sa mort.
Le carré de droit de cette médaille a été gravé par Barre reprenant ceux gravés en mai 1849 par Gayrard (Launay, p. 234).Sur cette série Gayrard Sculpt est remplacé par Gayrard.

Historique


TROISIÈME RÉPUBLIQUE

(4/09/1870-10/07/1940)

La nouvelle de la capitulation de Sedan provoque la révolution du 4 septembre 1870 à Paris. Proclamée à l'Hôtel de Ville, la République est dotée d'un gouvernement provisoire appelé gouvernement de la Défense nationale. Menacé à gauche par l'insurrection de la Commune et à droite par les monarchistes, le nouveau régime connaît des débuts difficiles. Chef du pouvoir exécutif dans un premier temps (février 1871), Thiers est chargé de réorganiser le pays avant de choisir sa forme de gouvernement. Il devient président de la République en août 1871 et, malgré son action de libération du territoire, doit quitter son poste en mars 1873 face à l'opposition royaliste. Il est alors remplacé par Mac-Mahon favorable au rétablissement de la monarchie mais celle-ci n'est pas restaurée à la suite de la question du drapeau. La loi du septennat est alors mise en place en novembre 1873 puis, en 1875, sont votées les lois fondamentales qui servent de Constitution à la Troisième République. Régime parlementaire, elle se caractérise notamment par la nette prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif. Anticléricale, la Troisième République rend l'école gratuite, laïque et obligatoire mais continue la politique coloniale pour ses ambitions économiques, stratégiques et morales. La séparation des Églises et de l'État est votée en 1905. L'idée d'une revanche sur l'Allemagne et un nationalisme important sont au cœur de la crise boulangiste, du scandale de Panama ou de l'affaire Dreyfus des années 1886-1899 tandis que la politique étrangère est très active notamment au Maroc et que la course aux armements se développe. La Première Guerre mondiale coûte cher à la France qui ne se relève qu'à partir de 1920 voire 1928 pour la monnaie avec le franc "Poincaré". La crise de 1929 ne se fait sentir qu'à partir de 1932 mais dure jusqu'en 1939, période durant laquelle l'instabilité ministérielle est très importante. Vacillant en 1934, la Troisième République trouve un nouveau ciment unitaire avec l'antifascisme qui permet l'arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936. Mais, paralysée face à l'Allemagne, la France va alors s'enliser dans une "drôle de guerre" puis connaître l'une des plus grandes défaites de son histoire en juin 1940. Réunies en Assemblée nationale à Vichy le 10 juillet 1940, les Chambres, pourtant élues en 1936, votent les pleins pouvoirs à Pétain dans une sorte de suicide collectif par 569 voix pour, 80 voix contre et 18 abstentions.

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