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fme_584648 - TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille parlementaire, Ferdinand Farjon

TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille parlementaire, Ferdinand Farjon SUP
250.00 €
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Type : Médaille parlementaire, Ferdinand Farjon
Date : 1906
Nom de l'atelier/ville : 62 - Pas-de-Calais
Métal : argent
Diamètre : 49,5 mm
Graveur : F. VERNON
Poids : 60,90 g.
Tranche : lisse + corne d’abondance ARGENT
Poinçon : corne d’abondance ARGENT
Degré de rareté : R3
Commentaires sur l'état de conservation :
Jolie patine grise claire hétérogène avec quelques marques d’usure. Présence de quelques coups et fines rayures

Avers


Titulature avers : REPUBLIQUE - FRANÇAISE.
Description avers : Buste de la République à droite, portant une couronne de laurier sur un bonnet de la liberté ; en bas à droite F. VERNON.

Revers


Titulature revers : CHAMBRE DES DEPUTES - 1906 // FARJON / PAS-DE-CALAIS.
Description revers : Allégorie de la loi debout à gauche devant l’allégorie du suffrage universel, assise, tendant sa main droite devant un drapeau ; millésime à l’exergue sous la base d’un socle portant l’urne électorale gravé : SUFFRA / UNIVERSE, signé : F. VERNON.

Commentaire


Médaille attribuée en 1906 à Ferdinand Farjon, député du Pas-de-Calais. Il naquit le 19 décembre 1841 à Boulogne-sur-Mer, et décéda le 25 mars 1916 dans sa ville natale. Élève de l’école Polytechnique puis de l’école du génie de Metz, il fut conseiller municipal de Boulogne-sur-Mer de 1877 à 1908 puis président de la Chambre de commerce en 1886, conseiller général en 1898 et depuis du Pas-de-Calais de 1906 à 1910. Il appartenait au groupe des Républicains progressistes. Son buste qui ornait le boulevard Gambetta à Boulogne-sur-Mer a été volé dans la nuit du 28 au 29 septembre 2018.

Historique


TROISIÈME RÉPUBLIQUE

(4/09/1870-10/07/1940)

La nouvelle de la capitulation de Sedan provoque la révolution du 4 septembre 1870 à Paris. Proclamée à l'Hôtel de Ville, la République est dotée d'un gouvernement provisoire appelé gouvernement de la Défense nationale. Menacé à gauche par l'insurrection de la Commune et à droite par les monarchistes, le nouveau régime connaît des débuts difficiles. Chef du pouvoir exécutif dans un premier temps (février 1871), Thiers est chargé de réorganiser le pays avant de choisir sa forme de gouvernement. Il devient président de la République en août 1871 et, malgré son action de libération du territoire, doit quitter son poste en mars 1873 face à l'opposition royaliste. Il est alors remplacé par Mac-Mahon favorable au rétablissement de la monarchie mais celle-ci n'est pas restaurée à la suite de la question du drapeau. La loi du septennat est alors mise en place en novembre 1873 puis, en 1875, sont votées les lois fondamentales qui servent de Constitution à la Troisième République. Régime parlementaire, elle se caractérise notamment par la nette prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif. Anticléricale, la Troisième République rend l'école gratuite, laïque et obligatoire mais continue la politique coloniale pour ses ambitions économiques, stratégiques et morales. La séparation des Églises et de l'État est votée en 1905. L'idée d'une revanche sur l'Allemagne et un nationalisme important sont au cœur de la crise boulangiste, du scandale de Panama ou de l'affaire Dreyfus des années 1886-1899 tandis que la politique étrangère est très active notamment au Maroc et que la course aux armements se développe. La Première Guerre mondiale coûte cher à la France qui ne se relève qu'à partir de 1920 voire 1928 pour la monnaie avec le franc "Poincaré". La crise de 1929 ne se fait sentir qu'à partir de 1932 mais dure jusqu'en 1939, période durant laquelle l'instabilité ministérielle est très importante. Vacillant en 1934, la Troisième République trouve un nouveau ciment unitaire avec l'antifascisme qui permet l'arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936. Mais, paralysée face à l'Allemagne, la France va alors s'enliser dans une "drôle de guerre" puis connaître l'une des plus grandes défaites de son histoire en juin 1940. Réunies en Assemblée nationale à Vichy le 10 juillet 1940, les Chambres, pourtant élues en 1936, votent les pleins pouvoirs à Pétain dans une sorte de suicide collectif par 569 voix pour, 80 voix contre et 18 abstentions.

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