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fme_471663 - TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille Gloria Victrix offert par l’Intransigeant

TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille Gloria Victrix offert par l’Intransigeant TTB+
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Type : Médaille Gloria Victrix offert par l’Intransigeant
Date : n.d.
Nom de l'atelier/ville : 75 - paris
Métal : bronze
Diamètre : 49 mm
Graveur : QUILLÉ J.-F.
Poids : 45 g.
Tranche : lisse + triangle BRONZE
Commentaires sur l'état de conservation :
Légère patine. Présence de petites rayures

Avers


Titulature avers : GLORIA / VICTRIX.
Description avers : Tête caquée à gauche, le casque ailé et orné d’une branche de chêne.

Revers


Titulature revers : OFFERT / PAR / L’INTRANSIGEANT.
Description revers : Flan découpé en cinq ; légende au centre et les quatre autres parties ornées de feuilles de lauriers.

Commentaire


Dans son écrin d’origine.
Médaille non datée, mais signée J. F QUILLÉ.
Ce type de droit est associé à d’autres revers variés, entre autres pour des médailles sportives...

L'Intransigeant est fondé en juillet 1880 par Eugène Mayer, directeur de La Lanterne, pour le polémiste Henri Rochefort, qui en devient le premier rédacteur en chef.
Initialement journal d'opposition de gauche, il est tiré à environ 70 000 exemplaires à sa création en 1880 et totalise 4 pages vendues 5 centimes. Rallié au boulangisme, il évolue rapidement vers des prises de position nationalistes. En 1898, il participe au concert de la presse antisémite hostile à Dreyfus.
L'Instransigeant cesse ses publications le 11 juin 1940, après la débâcle.
Il fait une brève réapparition à partir du 13 mai 1947 avec Paul Gordeaux en rédacteur en chef. Le titre est absorbé le 30 septembre 1948 par Paris-Presse qui prend alors pour titre Paris Presse, L'Intransigeant. À son tour, ce titre est absorbé par France-Soir en 1970..

Historique


TROISIÈME RÉPUBLIQUE

(4/09/1870-10/07/1940)

La nouvelle de la capitulation de Sedan provoque la révolution du 4 septembre 1870 à Paris. Proclamée à l'Hôtel de Ville, la République est dotée d'un gouvernement provisoire appelé gouvernement de la Défense nationale. Menacé à gauche par l'insurrection de la Commune et à droite par les monarchistes, le nouveau régime connaît des débuts difficiles. Chef du pouvoir exécutif dans un premier temps (février 1871), Thiers est chargé de réorganiser le pays avant de choisir sa forme de gouvernement. Il devient président de la République en août 1871 et, malgré son action de libération du territoire, doit quitter son poste en mars 1873 face à l'opposition royaliste. Il est alors remplacé par Mac-Mahon favorable au rétablissement de la monarchie mais celle-ci n'est pas restaurée à la suite de la question du drapeau. La loi du septennat est alors mise en place en novembre 1873 puis, en 1875, sont votées les lois fondamentales qui servent de Constitution à la Troisième République. Régime parlementaire, elle se caractérise notamment par la nette prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif. Anticléricale, la Troisième République rend l'école gratuite, laïque et obligatoire mais continue la politique coloniale pour ses ambitions économiques, stratégiques et morales. La séparation des Églises et de l'État est votée en 1905. L'idée d'une revanche sur l'Allemagne et un nationalisme important sont au cœur de la crise boulangiste, du scandale de Panama ou de l'affaire Dreyfus des années 1886-1899 tandis que la politique étrangère est très active notamment au Maroc et que la course aux armements se développe. La Première Guerre mondiale coûte cher à la France qui ne se relève qu'à partir de 1920 voire 1928 pour la monnaie avec le franc "Poincaré". La crise de 1929 ne se fait sentir qu'à partir de 1932 mais dure jusqu'en 1939, période durant laquelle l'instabilité ministérielle est très importante. Vacillant en 1934, la Troisième République trouve un nouveau ciment unitaire avec l'antifascisme qui permet l'arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936. Mais, paralysée face à l'Allemagne, la France va alors s'enliser dans une "drôle de guerre" puis connaître l'une des plus grandes défaites de son histoire en juin 1940. Réunies en Assemblée nationale à Vichy le 10 juillet 1940, les Chambres, pourtant élues en 1936, votent les pleins pouvoirs à Pétain dans une sorte de suicide collectif par 569 voix pour, 80 voix contre et 18 abstentions.

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