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fme_483274 - TROISIÈME RÉPUBLIQUE Coffret de deux médailles commémoratives des élections présidentielles, pour Émile de Marcère

TROISIÈME RÉPUBLIQUE Coffret de deux médailles commémoratives des élections présidentielles, pour Émile de Marcère TTB
Non disponible.
Article vendu sur notre boutique internet.
Prix : 260.00 €
Type : Coffret de deux médailles commémoratives des élections présidentielles, pour Émile de Marcère
Date : n.d.
Nom de l'atelier/ville : France
Métal : bronze
Diamètre : 72 mm
Tranche : Lisse + corne BRONZE
Poinçon : corne BRONZE
Commentaires sur l'état de conservation :
Dans son écrin de cuir rouge

Avers


Titulature avers : REPUBLIQUE - FRANCAISE.

Revers


Commentaire


Ce coffret est composé de deux médailles :
La première médaille (poids : 187,1g) à l’effigie d’une Marianne à l’avers et d’une inscription concernant l’élection du président de la république, Sadi Carnot, le 3 décembre 1887. Elle fut réalisée par Maximilien Bourgeois, médailleur et sculpteur français (1839-1901).
La seconde médaille (poids : 163,6g) présente une scène allégorique où l’on peut deviner une représentation des arts, une seconde pour l’industrie, le tout au dessus d’une vue de Paris. Au revers est mentionnée l’élection de Raymond Poincare (1860-1934) au poste de président de la République par L’assemblée nationale, le 17 janvier 1913. La réalisation de cet exemplaire est de Raoul Lamourdedieu (1877-1953). Il fut médailleur et sculpteur français. Il participa d’ailleurs à la décoration sculptée du Grand Palais.

Ces médailles sont attribuées à Emile de Marcère, né en 1828, sénateur du Nord, élu le 28 février 1884 jusqu’à son décès le 26 avril 1918.
Pour plus d’informations consultez ce site : https://www.senat.fr/senateur-3eme-republique/deshayes_de_marcere_emile1513r3.html.

Historique


TROISIÈME RÉPUBLIQUE

(4/09/1870-10/07/1940)

La nouvelle de la capitulation de Sedan provoque la révolution du 4 septembre 1870 à Paris. Proclamée à l'Hôtel de Ville, la République est dotée d'un gouvernement provisoire appelé gouvernement de la Défense nationale. Menacé à gauche par l'insurrection de la Commune et à droite par les monarchistes, le nouveau régime connaît des débuts difficiles. Chef du pouvoir exécutif dans un premier temps (février 1871), Thiers est chargé de réorganiser le pays avant de choisir sa forme de gouvernement. Il devient président de la République en août 1871 et, malgré son action de libération du territoire, doit quitter son poste en mars 1873 face à l'opposition royaliste. Il est alors remplacé par Mac-Mahon favorable au rétablissement de la monarchie mais celle-ci n'est pas restaurée à la suite de la question du drapeau. La loi du septennat est alors mise en place en novembre 1873 puis, en 1875, sont votées les lois fondamentales qui servent de Constitution à la Troisième République. Régime parlementaire, elle se caractérise notamment par la nette prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif. Anticléricale, la Troisième République rend l'école gratuite, laïque et obligatoire mais continue la politique coloniale pour ses ambitions économiques, stratégiques et morales. La séparation des Églises et de l'État est votée en 1905. L'idée d'une revanche sur l'Allemagne et un nationalisme important sont au cœur de la crise boulangiste, du scandale de Panama ou de l'affaire Dreyfus des années 1886-1899 tandis que la politique étrangère est très active notamment au Maroc et que la course aux armements se développe. La Première Guerre mondiale coûte cher à la France qui ne se relève qu'à partir de 1920 voire 1928 pour la monnaie avec le franc "Poincaré". La crise de 1929 ne se fait sentir qu'à partir de 1932 mais dure jusqu'en 1939, période durant laquelle l'instabilité ministérielle est très importante. Vacillant en 1934, la Troisième République trouve un nouveau ciment unitaire avec l'antifascisme qui permet l'arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936. Mais, paralysée face à l'Allemagne, la France va alors s'enliser dans une "drôle de guerre" puis connaître l'une des plus grandes défaites de son histoire en juin 1940. Réunies en Assemblée nationale à Vichy le 10 juillet 1940, les Chambres, pourtant élues en 1936, votent les pleins pouvoirs à Pétain dans une sorte de suicide collectif par 569 voix pour, 80 voix contre et 18 abstentions.

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