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fme_584547 - SECOND EMPIRE Médaille, Cour des comptes, Conseiller maître

SECOND EMPIRE Médaille, Cour des comptes, Conseiller maître SUP
280.00 €
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Type : Médaille, Cour des comptes, Conseiller maître
Date : 1870
Nom de l'atelier/ville : 75 - Paris
Métal : argent
Titre en millième : 950 ‰
Diamètre : 51 mm
Poids : 64,58 g.
Tranche : lisse + corne d’abondance 1ARGENT
Poinçon : corne 1 ARGENT
Commentaires sur l'état de conservation :
Cette médaille est frappée sur un flan régulier et présente de hauts reliefs. Présence de coups et rayures. Traces de frottements dans les champs

Avers


Titulature avers : COUR / DES COMPTES / 1807.
Description avers : en 3 lignes dans une couronne végétale composée de blé, raisin, chêne, laurier.

Revers


Titulature revers : GUSTAVE / DUBOIS / DE L’ESTANG / CONSEILLER MAITRE / - / 18 MAI / 1870.
Description revers : Légende en 6 lignes dans un médaillon entouré d’une couronne végétale composée de blé, feuille de vigne, chêne et laurier.

Commentaire


Médaille attribuée à Jean Joseph Gustave Dubois de L’Estang, conseiller maître à la Cour des comptes. Faisons néanmoins remarquer l’étrangeté de cette médaille ! Le poinçon sur la tranche (corne d’abondance + 1ARGENT) indique que la médaille fut fabriquée à partir de 1880 or le récipiendaire mourut en 1881. On peut donc supposer que la médaille fut remise bien après son entrée en fonction à moins que le fils de ce dernier, Louis George Pierre Dubois de l’Estang, n’ait demandé une reproduction de la médaille de son père.
Il est né le 20 août 1823 à Paris (1er arrondissement) et est le fils d’Alexandre Jean-Baptiste Dubois, avocat à la Cour royale de Paris et d’Adélaïde Louise Bonnard. Il devient conseiller référendaire de 2e classe de la Cour des comptes suite à un décret du 15 janvier 1852, de 1re classe par décret du 10 décembre 1860, puis conseiller maître par décret du 9 mai 1870. Commandeur de l’ordre de Charles III d’Espagne par décret de la reine d’Espagne du 3 octobre 1854. Il a été nommé chevalier de la Légion d’honneur le 8 août 1862, puis officier de la Légion d’honneur par décret du 9 août 1877 rendu sur le rapport du Ministre des Finances (base Léonore, dossier 13388 actuel numéro LH/814.54). Il décéda le 11 novembre 1881 à l’âge de 58 ans en son hôtel du n° 366 rue Saint-Honoré à Paris.

Historique


SECOND EMPIRE

(2/12/1852-4/09/1870)

Proclamé empereur sous le nom de Napoléon III, Louis Napoléon fait son entrée solennelle à Paris le 2 décembre 1852. Il épouse Eugénie Marie de Montijo, aristocrate espagnole, en janvier 1853. Son règne peut se diviser en trois périodes : l'Empire autoritaire jusqu'en 1860 ; l'Empire libéral de 1860 à 1870 puis l'Empire parlementaire en 1870. Durant l'Empire autoritaire, Napoléon III exerce son pouvoir sans partage, contrôle la presse tandis que les journaux pratiquent l'autocensure pour éviter leur suppression. Les préfets exercent une puissance illimitée dans les départements, les maires, les fonctionnaires sont nommés par le gouvernement. Comme sous le Premier Empire, l'Éducation et l'Université sont surveillées. Maintenant les grands principes de la révolution, la souveraineté du peuple est continuée grâce à la consultation par plébiscite. Sur le plan économique, l'essor est important, l'industrialisation se développe ainsi que les organismes de crédit et les grands magasins. Le prestige militaire est accru par la guerre de Crimée qui permet à la France de jouer un rôle international. L'attentat d'Orsini (janvier 1858) n'empêche nullement la France d'intervenir en Italie pour faire triompher le principe des nationalités et permet le rattachement de Nice et de la Savoie par le traité de Turin (mars 1860). Dès 1860, l'Empire évolue vers plus de libertés : traité libre-échangiste de commerce avec l'Angleterre, apparition d'une faible opposition dans le Corps législatif, octroi du droit de grève (1864), libéralisation de la presse (1868). Sur le plan international, la France acquiert la Nouvelle-Calédonie, la Cochinchine et encourage le creusement du canal de Suez par Ferdinand de Lesseps. Au Mexique, le soutien à Maximilien et à l'Autriche est toutefois un échec. Les élections de 1869 sont très mauvaises pour le régime et l'opposition obtient 45 % des voix. Le régime évolue alors vers un Empire parlementaire en appelant Émile Ollivier, chef du parti orléaniste et libéral, au pouvoir. Après Sadowa en 1866 où la Prusse écrase l'Autriche, l'affaire du trône d'Espagne et de la dépêche d'Ems entraînent la guerre qui est déclarée le 19 juillet 1870. Accumulant les revers, l'armée française est encerclée dans Metz puis Napoléon III, malade, capitule à Sedan le 2 septembre. Aussitôt la nouvelle connue, la déchéance de l'Empire est annoncée par Gambetta puis la République est proclamée le 4 septembre. Napoléon III est alors emmené en captivité en Hesse puis part dans le Kent où il meurt en 1873.

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