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fmd_330107 - Préparation de la 20 francs Pétain, grand module, 30 mm, 15 g - Essai en cupro-nickel n.d. Paris GEM.174 4

Préparation de la 20 francs Pétain, grand module, 30 mm, 15 g - Essai en cupro-nickel n.d. Paris GEM.174 4 SPL64
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Type : Préparation de la 20 francs Pétain, grand module, 30 mm, 15 g - Essai en cupro-nickel
Date : 1929 / 1939
Date : n.d.
Nom de l'atelier/ville : Paris
Quantité frappée : 30
Métal : cupro-nickel
Diamètre : 29,92 mm
Axe des coins : 6 h.
Poids : 15,15 g.
Tranche : striée
Degré de rareté : R3
Commentaires sur l'état de conservation :
Jolie ombre de patine de teinte rouge autour des reliefs, superbe frappe en camée
Référence ouvrage :
Pedigree :
Cet exemplaire provient de la Collection Michel

Avers


Titulature avers : REPUBLIQUE - FRANÇAISE // 1939.
Description avers : buste de la République à droite coiffée d'un bonnet phrygien, vêtue d'une tunique ornée d'une tête de lion, tenant une branche d’olivier de la main droite ; signé P. TURIN devant le cou.

Revers


Titulature revers : 10 / FRANCS / 1929 / LIBERTE / EGALITE / FRATERNITE // ESSAI.
Description revers : en sept lignes, entre deux épis de blé verticaux.

Commentaire


Selon les informations manuscrites obtenues sur cette série d’essais, la série des six variétés en 30 mm aurait comme poids maximum 14 g. Or, celui-ci pèse très nettement plus de 14 grammes et il semble totalement improbable qu’une telle erreur ait eu lieu. Notre manuscrit ne serait-il pas complet ? L’hypothèse du piéfort est exclue, il s’agit d’essais de travail, pas de présentations de prestige d’un type. Cet essai ne porte que la corne d’abondance et pas de différent de graveur général. Si nous savons que les autres modules et poids furent frappés à 30 exemplaires, il est probable que celui-ci, pour lequel nous n’avons pas d’informations, ait frappé à bien moins que trente, probablement moins de 10.

Historique


ÉTAT FRANÇAIS

(10/07/1940-26/08/1944)

Né de l'effondrement de la Troisième République consécutif à la défaite française de mai-juin 1940, l'État français est fondé par un vote du Parlement réuni en Assemblée nationale à Vichy le 10 juillet 1940. L'Assemblée nationale par 569 oui, 80 non et 17 abstentions donne "tous pouvoirs au gouvernement de la République, sous l'autorité et la signature du maréchal Pétain, à l'effet de promulguer par un ou plusieurs actes une nouvelle constitution de l'État français". Cette constitution doit "garantir les droits du Travail, de la Famille et de la Patrie". Par six actes de 1940, la présidence de la République est supprimée au profit du maréchal Pétain, chef de l'État français. Une cour suprême de justice est créée. Le maréchal Pétain exerce un plein pouvoir non seulement gouvernemental mais aussi législatif puisqu'il nomme et révoque les ministres, et, il nomme à tous les emplois civils ou militaires. Il dispose aussi de la justice et de la force armée. Il négocie et ratifie les traités. À partir de 1941, tous les fonctionnaires doivent prêter serment au chef de l'État. Une réforme morale et intellectuelle s'attaque au divorce, à l'avortement, à l'alcoolisme, interdit la franc-maçonnerie et crée un commissariat aux Affaires Juives. Les syndicats sont supprimés et remplacés par un système corporatif. La famille est soutenue et la retraite des travailleurs est instituée. L'entrevue de Montoire du 24 octobre 1940 engage la France dans la voie de la collaboration qui devient totale dès juin 1941 avec les attentats de la résistance communiste. L'État français s'engage aussi aux côtés de l'Allemagne dans une croisade anti-bolchevique. Après la perte progressive de l'Empire, la zone sud est occupée par les Allemands provoquant le sabordage de la flotte à Toulon. Avec l'instauration du Service du Travail Obligatoire (S.T.O.), la résistance voit ses rangs augmenter. Les attentats, et leur répression, augmentent tandis que se forme le Conseil national de la Résistance. Le débarquement et les soulèvements de la résistance permettent au Gouvernement provisoire de la République française d'accroître son contrôle. Le 20 août 1944, le maréchal Pétain est emmené à Sigmaringen par les Allemands. Le 25, la division Leclerc est la première à entrer dans Paris en état d'insurrection, sonnant ainsi le glas du régime de Vichy.

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