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bga_383550 - MASSALIA - MARSEILLE Litra du type du trésor d'Auriol à la tête d'Athéna coiffé du casque attique

MASSALIA - MARSEILLE Litra du type du trésor d Auriol à la tête d Athéna coiffé du casque attique TTB+/TTB
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Type : Litra du type du trésor d'Auriol à la tête d'Athéna coiffé du casque attique
Date : c. 475-460 AC.
Métal : argent
Diamètre : 10 mm
Poids : 0,87 g.
Degré de rareté : R3
Commentaires sur l'état de conservation :
Bel exemplaire homogène, avec un droit un peu décentré. Patine grise

Avers


Titulature avers : ANÉPIGRAPHE.
Description avers : Tête d'Athéna à gauche, coiffée du casque attique.

Revers


Titulature revers : ANÉPIGRAPHE.
Description revers : Carré creux irrégulier.

Commentaire


Cet exemplaire est très proche du OBB-1 du Dicomon ; ce type est lui-même indiqué “très proche du type OBA-Ea”.
Cette monnaie s’intègre dans le groupe EaI, répertorié par une seule monnaie dans l’ouvrage de Futwängler.
Dans le RN 2008, page 243, J.-A. Chevillon remet en doute l’appartenance de la monnaie illustrée par Futwängler au trésor d’Auriol ; il date cette monnaie des années 475-460, soit après l’enfouissement du trésor !.

Historique


MASSALIA - MARSEILLE

(525/520-480-474 avant J.-C.)

Marseille, la " Massalia " des Grecs, fondée par les Phocéens en 600 avant J.-C., est née de la volonté des Grecs de promouvoir des comptoirs commerciaux afin de rivaliser avec les Carthaginois et les Étrusques pour la domination de la Méditerranée occidentale.
La fondation même de la cité est mythologique. Au moment où le jeune phocéen, Protis, chef d'une expédition, abordait dans une calanque, il fut reçu par Nannos, roi des Ségobriges et épousa sa fille Gyptis. Le Grec reçut comme dot une calanque autour du Lacydon, port naturel situé à l'emplacement du Vieux Port actuel. Marseille n'est absolument pas une création celtique ou gauloise et appartient au monde grec.

Grâce à sa métropole, la colonie se développa et reçut un appoint de population venant de sa métropole avec des gens qui fuyaient le danger perse au début des guerres Médiques (494-479 avant J.-C.). Les Grecs qui maîtrisaient parfaitement les règles de navigation maritime et du commerce implantèrent des comptoirs ou colonies sur les côtes occidentales de la Méditerranée, d'Emporium (Aumpurias) à Nikaia (Nice) en passant par Agathè (Agde), Olbia (Hyères) et Antipolis (Antibes), sans oublier celui d'Alailia (Aléria, Corse), fondé en 565 avant J.-C.
Les Massaliotes essayèrent avec plus ou moins de succès de commercer avec l'arrière-pays et les tribus salyennes. Ils fondèrent néanmoins les postes avancés d'Avenio (Avignon) et de Cavaillo (Cavaillon). Entre le IVe et le Ier siècle avant J.-C., le golfe du Lion est souvent comparé au golfe phocéen ce qui montre bien le rôle joué par les commerçants et les marins de Massalia.

Marseille, dès l'origine doit faire face à un double danger qui fera sa force : intérieur, elle doit lutter contre les tribus indigènes ligures ; extérieur, elle doit affronter la puissance maritime carthaginoise qui étend son hégémonie sur les îles de la Méditerranée occidentale, Corse, Sardaigne, Sicile et Îles Baléares.

Le pouvoir politique est entre les mains d'une oligarchie grecque composée du Conseil des Quinze et d'une Boulé de six cents membres.

Très tôt, dès le VIe siècle, les Massaliotes se sont placés sous la protection d'Apollon delphien et d'Artémis qui se retrouvent sur les monnaies de la cité. Un temple daté de 530 avant J.-C., dédié à Apollon, a d'ailleurs été retrouvé dans les fouilles entreprises à partir de 1967.

La prise de Phocée par les Perses, vers 540 avant J.-C., fit de Marseille une métropole qui essaima bientôt dans toute la Méditerranée occidentale, malgré la présence carthaginoise et la concurrence commerciale des Étrusques.

Entre le Ve et le Ier siècle avant notre ère, Marseille et son arrière-pays connaissent un développement sans précédent.

Marseille connut une grande prospérité au Ve siècle avant J.-C., grâce à une période de tranquillité en Méditerranée occidentale après la défaite carthaginoise à Himère en 480 avant J.-C. Les Étrusques furent battus à leur tour par les Syracusains à Cumes. Pendant près de soixante-dix ans les navires massaliotes purent sillonner tranquillement les eaux de la mer tyrrhénienne. L'affaire de Sicile en 413 avant J.-C. et l'intervention athénienne puis carthaginoise, s'accompagnant de la destruction d'Agrigente, entraînèrent un grave conflit qui devait durer un demi-siècle et s'étendit à la Grande Grèce (Italie du Sud).

Les IVe et IIIe siècles avant notre ère semblent être une période plus difficile, marquée par la récession économique de Marseille. Les Carthaginois s'avèrent être des concurrents redoutables tant en Méditerranée occidentale qu'orientale. La chute d'Athènes, les problèmes politiques et économiques que connaissent la Sicile et Syracuse en particulier, ont dû affecter le commerce massaliote. En Gaule, dans l'arrière-pays marseillais, la cité doit faire face aux incursions des peuplades ligures.

Opposés à Carthage, très tôt les Massaliotes recherchent l'amitié des Romains (dès avant le début de la première guerre Punique). Les Marseillais fourniront des trirèmes et autres quinquérèmes à leur allié romain. Pourtant, au début du IIIe siècle avant notre ère, ils voient d'un mauvais œil la conquête de l'Italie du Sud (Grande Grèce) par les Romains, qui se termine par la prise de Tarente en 272 avant J.-C.

La montée en puissance de Rome, à partir de la première guerre Punique (268-241 avant J.-C.), et le choix stratégique de Marseille, qui joue Rome contre Carthage, vont redonner, dans la seconde moitié du troisième siècle avant notre ère, un rôle prépondérant à Massalia dans le commerce international de la Méditerranée occidentale.

Le deuxième siècle avant notre ère marque le déclin de la cité phocéenne. Alliée privilégiée des Romains, Marseille a, grâce à eux, réussi à imposer son pouvoir dans l'arrière-pays marseillais. Les Romains, en arrêtant les Cimbres et les Teutons, ont sauvé le sud de la Gaule des invasions. À partir de 118 avant J.-C., la situation change et la Provincia devient une province romaine. Les marchands marseillais entrent en concurrence avec les commerçants romains en Espagne, en Corse, en Sardaigne et en Sicile. Néanmoins, ils restent les alliés des Romains jusqu'au Ier siècle avant notre ère.

C'est le début de la guerre civile qui oppose César à Pompée en 49 avant J.-C. qui sera fatale à la cité. Marseille ne sut pas choisir entre les deux protagonistes. César assiégea et prit la ville ne pouvant souffrir que ses voies de communication entre la Gaule et l'Italie puissent être coupées. La flotte de Marseille était encore trop importante pour qu'elle puisse tomber entre les mains de son mortel ennemi, Pompée. Conquise, la ville ne fut néanmoins pas pillée et resta un port important au début de la domination romaine. Restée hellénique, elle ne fut jamais réellement assimilée à la Gaule romaine et garda une sorte de statut indépendant, mêlée de cosmopolitisme où toutes les religions croisaient toutes les races pour le plus grand bénéfice du commerce marseillais.

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