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v24_0236 - LVGDVNVM - LYON - AUGUSTE As à l'autel de Lyon, (MB, Æ 27)

LVGDVNVM - LYON - AUGUSTE As à l autel de Lyon, (MB, Æ 27) SUP
MONNAIES 24 (2005)
Prix de départ : 450.00 €
Estimation : 750.00 €
Prix réalisé : 826.00 €
Nombres d'offres : 11
Offre maximum : 1 360.00 €
Type : As à l'autel de Lyon, (MB, Æ 27)
Date : c. 10-14
Nom de l'atelier/ville : Gaule, Lyon (Lugdunum)
Métal : bronze
Diamètre : 27 mm
Axe des coins : 12 h.
Poids : 12,11 g.
Degré de rareté : R1
Officine : 1re
Emission : 1re
Commentaires sur l'état de conservation :
État de conservation exceptionnel pour ce type. Portrait de toute beauté. Revers de haut relief bien centré. Magnifique patine verte épaisse
Référence ouvrage :

Avers


Titulature avers : CAESAR AVGVSTS DIVI F PATER PATRIAE.
Description avers : Tête laurée d’Auguste à droite (O*).
Traduction avers : “Cæsar Augustus Divi Filius Pater Patriæ”, (César auguste fils du divin (Jules) père de la patrie).

Revers


Titulature revers : ROM ET AVG.
Description revers : Autel de Lyon.
Traduction revers : “Romæ et Augusti”, (À Rome et Auguste).

Historique


LVGDVNVM - LYON - AUGUSTE

(27 avant J.-C. - 14 après J.-C.)

Lyon, colonie "Copia Felix Munatia Lugdunum" fut fondée en 43 avant J.-C. par Lucius Munatius Plancus, l'un des lieutenants de César, puis d'Antoine. La colonie semble avoir reçu le "jus Romanum". Ce monnayage n'est pas sans rappeler ceux d'Orange, de Narbonne, de Vienne et enfin de Nîmes. Le 1er août 12 avant J.-C., au lieu-dit Condate, à la confluence du Rhône et de la Saône fut fondé le sanctuaire fédéral des Trois Gaules destiné à commémorer l'union religieuse et politique des provinces conquises avec Rome et Auguste. Ce sanctuaire était situé à l'emplacement actuel de la Croix-Rousse. Le monument se présentait comme une vaste terrasse au-dessus de laquelle s'élevait un autel monumental portant le nom des soixante cités gauloises des Trois Gaules (Aquitaine, Lyonnaise et Belgique). L'autel était orné de statues symbolisant les cités. De chaque côté de l'autel s'élevait une colonne surmontée d'une victoire en bronze. Le monnayage à l'autel de Lyon continua d'être fabriqué sous Tibère et jusqu'à Claude qui fit frapper les derniers as et semis. Claude, fils de Drusus et d'Antonia et frère de Germanicus, était né à Lyon le 1er août 10 avant J.-C., deux ans après l'inauguration de l'autel des Trois Gaules. Il resta favorable aux Gaulois quand il fut devenu empereur et les fit entrer au Sénat en 48 (voir Tables claudiennes, conservées à Lyon et les comparer à la recension qu'en donne Tacite, Annales, XI, 23-25). L'atelier impérial de Lyon, qui avait été ouvert par Auguste vers 15 avant J.-C., fut le principal atelier de l'Empire jusqu'à la mort de Caligula et resta important sous les règnes de Claude et de Néron jusqu'à la Réforme monétaire de 64. Jusqu'à cette date, il fut le seul atelier monétaire à fabriquer des aurei et denarii. La réforme lui retira la fabrication des espèces de métal précieux, mais lui conserva celles de bronze (fort importante). C'est en fait la chute de l'empereur en 68, puis les guerres civiles qui s'ensuivirent entre 68 et 70, qui modifièrent le statut de l'atelier impérial. La renaissance d'un particularisme "gaulois" et l'éphémère "Empire des Gaules", proclamé par Civilis, le Batave, rejoint par Julius Tutor et Julius Classicus, tout deux Trévires et du Lingon Julius Sabinus, devaient entraîner une réaction de Rome. Vespasien, le nouvel empereur, envoya Q. Petillius Cerialis en Gaule pour écraser la sédition. Les Gaulois furent vaincus sur la Moselle et les conjurés connurent alors des destins divers. La Gaule était rentrée dans l'obéissance de Rome. L'atelier de Lyon ferma définitivement ses portes en 78 pour longtemps, mettant fin au particularisme gaulois. Nous devons aujourd'hui modifier notre interprétation de la circulation monétaire en Gaule entre la fin de la Guerre des Gaules et la mort de Néron. Monnaies gauloises en argent, en bronze et en potin circulèrent conjointement avec les monnaies romaines qui se répandirent lentement en dehors de la Narbonnaise. Il faut ici évoquer le néologisme de circulation "romano-gauloise" plutôt que gallo-romaine.

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