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v52_0522 - FRANÇOIS IER LE RESTAURATEUR DES LETTRES Teston du Dauphiné, 2e type n.d. Montélimar

FRANÇOIS IER LE RESTAURATEUR DES LETTRES Teston du Dauphiné, 2e type n.d. Montélimar TB+/TTB
MONNAIES 52 (2012)
Prix de départ : 380.00 €
Estimation : 600.00 €
Prix réalisé : 440.00 €
Nombres d'offres : 3
Offre maximum : 560.00 €
Type : Teston du Dauphiné, 2e type
Date : (1527-1529)
Date : n.d. 
Nom de l'atelier/ville : Montélimar
Métal : argent
Titre en millième : 898 ‰
Diamètre : 31 mm
Axe des coins : 9 h.
Poids : 9,38 g.
Degré de rareté : R2
Commentaires sur l'état de conservation :
Ce teston est frappé sur un flan assez large et irrégulier. Exemplaire présentant des faiblesses de frappe et recouvert d’une patine grise. Exemplaire surfrappé sur un exemplaire d’un autre type et présentant des restes de gravures de la monnaie antérieure ainsi qu’un tréflage. Exemplaire recouvert d’une légère patine grise
Référence ouvrage :

Avers


Titulature avers : +. FRANCISCVS. DEI. GRA. FRACOR. R[EX.].
Description avers : Buste de François Ier à droite, cuirassé, portant une couronne fermée.
Traduction avers : (François, par la grâce de Dieu, roi des Francs).

Revers


Titulature revers : (GLOBE CURCIGÈRE) [SIT. NOMEN.] DNI. BENEDICTVM..
Description revers : Champ écartelé aux 1 et 4 de France, aux 2 et 3 de Dauphiné.
Traduction revers : (Béni soit le nom du Seigneur).

Commentaire


Exemplaire ayant été surfrappé sur une monnaie de type indéterminé présentant la légende [...]EAL. SEI[...]. Il pourrait s’agir d’une refrappe frauduleuse réalisée dans l’atelier de Montélimar.

Historique


FRANÇOIS IER LE RESTAURATEUR DES LETTRES

(01/01/1515-31/03/1547)

L'avènement de François Ier marque traditionnellement en France le commencement de l'Ancien Régime, sans qu'on puisse bien saisir en quoi il diffère du Moyen Age. L'ère nouvelle se distingue essentiellement par l'exaltation de la personne même du roi, au détriment de concepts plus abstraits (le Trône, la Couronne). La religion monarchique s'organise alors autour d'une incarnation : héroïsé, identifié tantôt à César, tantôt à l'Hercule gaulois, François Ier s'impose comme guerrier et comme justicier, tout à la fois roi de guerre, roi des arts et roi de gloire. Autour de lui, se créent un premier embryon de Cour, une première étiquette. C'est alors que naît ce " cérémonial d'État " dont les historiens américains ont fait l'un de leurs principaux objets d'étude. Né à Cognac en 1494, François était le fils de Charles de Valois, comte d'Angoulême et de Louise de Savoie. Beau-fils de Louis XII, dont il avait épousé la fille Claude de France, il lui succéda en 1515, à défaut d'héritier mâle direct du défunt. Le nouveau roi continua la politique italienne de son prédécesseur. La première année du règne du règne fut marquée par une première descente dans la Péninsule, avec la victoire de Marignan contre les Suisses et la conquête du Milanais. L'année suivante, François concluait avec le pape Léon X le concordat de Bologne, qui faisait du roi le maître des nominations épiscopales dans son royaume, et signait une paix perpétuelle avec les Suisses. En 1519, à la mort de Maximilien Ier, le roi de France brigua la couronne impériale, mais celle-ci revint à celui qui allait être son grand rival : Charles Quint. Ce prince réunit deux héritages : l'un, " bourguignon " et impérial, lui vient de son père, Philippe le Beau et de son grand-père, l'empereur Maximilien : ce sont les restes des possessions de Charles le Téméraire (Flandres, Franche-Comté), les domaines des Habsbourg (duchés autrichiens, Basse-Alsace) et la couronne impériale du Saint Empire romain germanique ; le second, méditerranéen et espagnol, lui vient de sa mère, Jeanne la Folle : ce sont la Castille, l'Aragon et les " royaumes " ibériques qui leur sont rattachés, ce sont les possessions italiennes (Milanais, royaume de Naples) ; ce seront bientôt aussi les Indes, dont la conquête et l'organisation se poursuivent sous le règne de l'empereur. Ayant échoué à nouer une alliance avec le roi d'Angleterre Henri VIII (Camp du drap d'or, 1520), trahi par le connétable de Bourbon, son principal feudataire, François s'engagea dans une lutte difficile contre les Impériaux, tout à la fois dans l'est de la France et en Italie. En 1525, après avoir repris Milan, le roi était battu et fait prisonnier devant Pavie. En son absence, Louise de Savoie exerça la régence. Captif en Espagne, François y signa le traité de Madrid (1526), qu'il renia dès sa libération. La guerre se poursuivit, marquée par le sac de Rome par les Impériaux (1527). À la paix de Cambrai (1529), la France renonçait à l'Italie et François épousait Éléonore d'Autriche, sœur de Charles Quint. La guerre reprit en 1536, après que François eût noué des alliances avec l'Angleterre, la Suède, les protestants allemands et l'Empire ottoman. Trèves et batailles alternèrent jusqu'au traité de Crespy (1544) avec l'Empereur et d'Ardres (1546) avec l'Angleterre, qui avait changé de camp entre-temps. À ce bilan indécis de sa politique extérieure, le roi pouvait opposer celui, plus brillant, de sa gestion intérieure : protection donnée aux arts et aux lettres, création du Collège de France (1529), ordonnance de Villers-Cotterêts (1539), instituant un état civil et imposant l'usage du français dans les actes officiels. À la différence d'autres monarchies européennes (celle des Tudors par exemple), la monarchie française bénéficiait en ce début du XVIe siècle d'une légitimité incontestée, ancrée dans le passé le plus lointain. Princes autoritaires, François Ier et son fils en profitèrent pour renforcer le pouvoir royal. Le Conseil commença à se structurer ; les secrétaires d'État firent leur apparition. Sans disparaître, les institutions représentatives ne sont pas en mesure d'inquiéter une monarchie qui semble pleine de vie et de santé. Le règne de François Ier apparaît donc en définitive comme un premier âge de l'absolutisme.

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