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bpv_305642 - ÉLAGABAL Tétradrachme syro-phénicien

ÉLAGABAL Tétradrachme syro-phénicien SUP
450.00 €
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Type : Tétradrachme syro-phénicien
Date : 218-220
Nom de l'atelier/ville : Antioche, Syrie, Séleucie et Piérie
Métal : billon
Diamètre : 23,00 mm
Axe des coins : 6 h.
Poids : 12,65 g.
Degré de rareté : R1
Commentaires sur l'état de conservation :
Infime usure de circulation, flan un peu court au droit, champ avec le brillant de frappe complet
Référence ouvrage :
Pedigree :
Cet exemplaire est le 0264_013 de la base TSP, il provient des plateaux d’un marchand israélien en mars 1993

Avers


Description avers : Buste cuirassé (ptéryges et épaulette cloutée bien visibles) et drapé d’Elagabal lauré à droite, vu de trois-quarts de face, les rubans de la couronne de lauriers flottant derrière la tête.
Légende avers : AUT K M A ... ANTwNEINOS SEB.
Traduction avers : Empereur César Marc Aurèle Antonin Auguste.

Revers


Description revers : Aigle aux ailes à petits points nettement debout à droite sur une ligne de terre, les ailes déployées, la tête et queue à gauche, tenant une couronne lisse de laurier dans son bec, une étoile à six branches entre les pattes.
Légende revers : DHMARC EX UPATOSTOB / .D. - .E..
Traduction revers : (Puissance tribunitienne, consul pour la deuxième fois).

Commentaire


Dans la base TSP maintenue par Michel Prieur, trente-sept exemplaires sont maintenant répertoriés dont en musées Jérusalem, Berne, Berlin, Boston (ex Gush Halav Hoard) et Yale (2 ex Doura).
La frappe de cet exemplaire fait penser à celles du XIXe siècle où un velours de frappe se déposait sur le coin, effacé dans les champs par le re-polissage des coins. Ici aussi les reliefs sont mats et les champs brillants, comme si le coin avait été repoli après avoir servi.
Ce buste cuirassé se retrouve dans plusieurs émissions différentes de graveurs de revers, même si nous sommes en présence de coins de droit différents.
La série des “aigles aux ailes à petits points” correspond à quelques graveurs que l’on ne trouve pas avant Elagabal mais dont la caractéristique commune est de traiter les plumes des ailes en petits points.
Les exemplaires de cette série sont conformes à l’idée d’un regroupement des graveurs à Antioche : plusieurs coins de droit se retrouvent avec d’autres graveurs de revers. On peut donc penser que tous ces graveurs travaillaient dans le même atelier, sauf, bien entendu, si l’on arrive un jour à prouver que les coins de droit voyageaient. De tels coins voyageurs ont été repérés dans la région pour des bronzes à cette période : là encore, une analyse des liaisons de coins serait essentielle à la compréhension du monnayage.
Les émissions d’Elagabal se classent par référence à leur graveur de revers, quand celui-ci peut être rapproché d’une émission précédente identifiée pour une ville, par le style plus généralement quand ce n’est pas le cas. On trouve une trentaine de graveurs de revers et moins d’une dizaine de graveurs de droit.
La question de savoir si les ateliers de Caracalla, encore en production sous Macrin, furent conservés ou si tous les graveurs furent regroupés à Antioche n’est pas tranchée, faute d’une analyse des liaisons de coins. On pense néanmoins que ce fut le cas, ne serait-ce que par la présence systématique du Delta Eta dans le champ du revers.
Tous les tétradrachmes officiels d’Elagabal portent la date du deuxième consulat, le hiatus entre Caracalla et le nouvel empereur étant considéré comme le premier consulat de celui-ci. À en juger par certaines émissions, les frappes se terminent certainement, dans une dégénerescence complète de l’aloi et du style, vers 220, en tous cas avant le troisième consulat.
On note que les sigma sont gravés en C.

Historique


ÉLAGABAL

(16/05/218-12/03/222) Marcus Aurelius Antoninus

Élagabal, proclamé empereur le 16 mai 218, seul auguste avant la fin juin ou le début juillet, quitte la Syrie pour rejoindre Rome. Élagabal s'arrête à Nicomédie, il y passe tout l'hiver et y tombe malade. C'est donc dans cette ville qu'il revêt son second consulat. Élagabal n'arrivera à Rome qu'en juillet ou septembre 219, apportant la pierre noire de son culte pour l'installer dans sa capitale. Il ne reviendra jamais en Syrie, assassiné rapidement après un règne inégalé en turpitudes et dérèglements.

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