VSO 13![]() |
|---|
|
Daniel
GRICOURT
|
|
Daniel GRICOURT, La
Chapelle-lès-Luxeuil (Haute-Saône), 15 518 nummi constantiniens,
Trésors monétaires XVIII, Paris 1999, Bibliothèque
nationale de France, 141 pages, 13 planches, prix : 295 francs.
Trésor monétaires XVIII, pour la première fois dans la série déjà longue, présente l'étude unique d'un trésor ce qui démontre immédiatement l'importance de ce dépôt. Les circonstances de la découverte du trésor de Luxeuil, ainsi que les pérégrinations qui l'ont amené jusqu'au Cabinet des médailles, relèvent déjà d'un bon roman policier ; il fut inventé en 1972 sur le territoire d'une base militaire à l'occasion de travaux d'aménagement réalisés, dans une zone réservée et interdite, sous la responsabilité des militaires. Il faut accepter le constat que ce trésor tel qu'il est publié aujourd'hui n'est pas complet. Les chiffres les plus fous ont circulé : n'a-t-on pas été jusqu'à évoquer le chiffre de 100.000 petits bronzes, ce qui représenterait le plus gros trésor jamais découvert, excepté les trésors d'Evreux et de Troyes. Après quinze ans de travail et de nombreuses vicissitudes, Daniel Gricourt a réussi à mener à bien l'étude de la première partie du trésor de La Chapelle-lès-Luxeuil qui contient 15.518 pièces de la période constantinienne, comprise entre 310-313 jusqu'au terminus de 342. Le trésor est très important pour l'étude du monnayage de la période comprise entre 330 et 335. Avant d'arriver au résultat qui nous est offert aujourd'hui, un long travail d'inventaire, de nettoyage, de classement, d'identification a été nécessaire afin de pouvoir dresser le catalogue que Daniel Gricourt a établi. Michel Amandry, dans la préface (p. 7), nous présente un raccourci sur l'histoire du trésor. La liste des abréviations (p. 8-9) maintenant bien connue des lecteurs et des chercheurs permettra au néophyte de gagner beaucoup de temps lors de la lecture préliminaire. La première partie de l'ouvrage est consacrée à l'étude de la trouvaille (p. 11-41). Daniel Gricourt rappelle dans un premier temps les circonstances de la découverte (p. 11-13) avant de se livrer à une étude détaillée sur la composition de l'ensemble I, trouvé sur la base aérienne 116 , sur un point du territoire de la commune de la Chapelle-lès-Luxeuil (p 13-29). 670 pièces ont pu être publiées avant l'étude générale du trésor. Un second lot de 2.900 monnaies découvertes doit être dissocié du trésor principal et sera ultérieurement publié dans la même collection. Le catalogue comprend 1.934 entrées pour l'ensemble des 15.518
nummi : Les principaux ateliers représentés sont : Daniel Gricourt s'est ensuite livré à une étude détaillée sur la date, les causes et circonstances de l'enfouissement (p. 29-34). Le terminus post quem du trésor de Luxeuil peut être fixé vers 342. L'enfouissement du trésor serait à rapprocher des incursions franques qui obligèrent l'empereur Constans à intervenir dans l'est de la Gaule. Il se livre ensuite à une étude minutieuse sur les 615 imitations d'époque que contient le dépôt (p. 34-39) puis dresse une liste des monnaies inédites qui manquent aux volumes VII et VIII du Roman Imperial Coinage (p. 39-40) Dans une annexe, l'auteur nous livre ses réflexions sur quelques exemplaires très lourds de la période 330-335 (p. 40-41). La plus grande partie de l'ouvrage est consacrée au catalogue (p. 43-137). Daniel Gricourt nous fournit d'abord le code des bustes, tiré de l'ouvrage magistral de Pierre Bastien, (p. 43-44), puis l'inventaire de la description des revers, (p. 44-45), enfin les références bibliographiques usuelles (p. 45). Les pièces sont classées par atelier et ensuite par ordre chronologique des émissions. Une liste d'indices par ateliers, auteurs, empereurs et trésors permettront de se retrouver facilement dans le dédale des monnaies (p. 139-140). Treize planches, comprenant plus de 400 monnaies, illustrent le trésor et viennent compléter l'étude. |
VSO 13![]() |
|---|