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Version FrançaiseVersion Française

LOUIS XV DIT LE BIEN AIMÉ (01/09/1715-10/05/1774)

Louis d'or dit "aux lunettes" - 1735
N° v12_1070

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Mint name : Rennes
Mint mark : 9
Location of the mint mark : 9 sous les deux écus du revers
Mintage : 23001 exemplaires
Quantity in sample box : 68
Diameter in mm : 24 mm
Die axis : 6 h.
Metal : Or
Actual weight : 8,08 g.
Legal weight : 8,158 g.
Pieces to the mark : 1/30 marc
Fineness per thousand : 917°/oo
Fineness ancient fashion : 22 kar.°
Current for : 24 lt.
Description of rim : cordonnée
Rarity level : RR Condition : TTB Starting Price :
335.39 €
(around 402.47 USD)
Realised Price :
653.40 €
(around 784.08 USD)
Number of bids :
4
Maximum bid :
664.98 €
(around 640.28 USD)
OBVERSE
Legend : LUD. XV. D. G. FR. ET. NAV. REX..
Translation : (Louis XV, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre).
Description : Buste juvénile de Louis XV à gauche, drapé ; au-dessous (Mm).
REVERSE
Legend : (Étoile) CHRS REGN VINC IMPER (Mg) 1735.
Translation : (Le Christ règne, vainc, commande).
Description : Écus ovales inclinés de France et de Navarre sous une couronne ; au-dessous la lettre d'atelier.
Mint master : Gerbe sous le buste = Jean Guy Gardin de Boishamon (1735-1745) ; Étoile à cinq rais en début de légende du revers = Pierre-François Gardin Duplessis (1735-1736) Master Engraver : Canette à droite avant le millésime = Charles-Marie Pierrot de Clunay (1734-1772) Engraver : Norbert Röettiers (1665-1727) Graveur general : Joseph Charles Röettiers (1727-1768)
Reference number in specialised litterature : C.2085 - L.682 - G.340 - Dr.516 - Dy.1640
Description of the condition of the coin : Ce louis est frappé sur un flan large laissant apparaître l’essentiel des grènetis extérieurs. Le relief est meilleur au revers qu’au droit car l’effigie royale, très en relief dans le carré, présente des traces d’usure plus importantes que le reste de la monnaie, moins exposée. Le revers a été frappé avec un carré présentant une ligne de fracture sur la partie gauche de la couronne et sur le 7 du millésime. Il reste du brillant de frappe entre les lettres, surtout au revers.
About this type :
Nous préparons actuellement un ouvrage sur l'atelier monétaire de Rennes. D'après nos recherches encore inédites, le directeur de la Monnaie de Rennes, Gilles Gardin de Boishamon, décéda entre le 11 et le 14 janvier 1735, laissant une veuve, Renée Dutret Tranchant et un enfant mineur, Jean Guy Gardin de Boishamon. Le 20 janvier 1735, Jean Guy se fit pourvoir de l'office, mais trop jeune pour exercer, son oncle, Pierre François Gardin Duplessis, obtint la direction de la Monnaie de Rennes suite à une commission du 20 janvier 1735 accordée par la Cour des monnaies de Paris (il ne fut installé que le 22 mars suivant). Le 1er mai 1736, Jean Guy Gardin de Boishamon obtint une lettre de dispense d'âge pour exercer comme directeur. Nous pensons que le troisième différent, l'étoile placée en début de légende du revers, est le différent de Pierre François Gardin Duplessis qui n'exerçait que comme commis ; Jean Guy aurait alors continué d’utiliser la gerbe de son père qui est issue des armes de la famille Gardin de Boishamon : "d'azur à trois gerbes de blé d'or, posées 2 et 1". D'après Frédéric Droulers il aurait été frappé 22.995 louis en 1735. Les archives que nous avons consultées indiquent que l'atelier rennais a en fait frappé 23.001 louis de 24 livres pesant 766 marcs 4 onces 10 deniers, en 21 délivrances du 15 janvier 1735 au 31 décembre 1735 ; 68 louis furent emboîtés.
History :
Né à Versailles en 1710, Louis XV était le fils de Louis, duc de Bourgogne, et de Marie-Adélaïde de Savoie. Il succéda à son arrière-grand-père en 1715, en raison du décès prématuré de son grand père, le Grand Dauphin, et de son père. Pendant la minorité du roi, la régence revint à Philippe, duc d'Orléans, neveu de Louis XIV. Après un essai malheureux de gouvernement par conseils substitué aux secrétaires d'État (la Polysynodie, 1715-1718), le régent revint aux maximes de son oncle et préserva l'autorité monarchique. Les vraies nouveautés de la régence furent dans la tentative ratée de réforme économique et financière (système de Law) et dans une libéralisation des mœurs et une orientation différente de la littérature, en réaction contre le rigorisme du siècle précédent. Majeur, Louis XV fut sacré à Reims en 1722. Se succédèrent alors comme premiers ministres : le duc d'Orléans (1722-1723), le duc de Bourbon (1723-1726) et le cardinal de Fleury, ancien précepteur du roi (1726-1743). Cette période fut marquée par la guerre de Succession de Pologne (1733-1738), qui permit à la France de placer le roi détrôné de Pologne, Stanislas, beau-père de Louis XV, à la tête de la Lorraine et, à terme, de mettre la main sur le duché. Le ministère de Fleury, d'esprit pacifique, fut pour la France une période de récupération après les épreuves du règne précédent. Commencée sous Fleury, la guerre de Succession d'Autriche (1741-1748) eut des résultats moins heureux, la paix d'Aix-la-Chapelle nous faisant renoncer aux conquêtes de Maurice de Saxe dans les Pays-Bas. C'est pendant cette guerre que Louis, ayant commencé à gouverner, connut l'apogée de sa popularité, en particulier durant sa maladie à Metz (1744). La guerre de Sept Ans (1756-1763) sera, elle, tout à fait désastreuse. Au traité de Paris, la France perd le Canada et les Indes. L'annexion de la Corse, en 1769, fut un succès tardif et de moindre importance. L'Angleterre triomphait dans son combat séculaire pour la domination de l'Atlantique. L'alliance autrichienne s'était révélée peu utile et l'émergence de la Prusse faisait paraître une nouvelle menace, dont toute l'ampleur se révéla au siècle suivant. À l'intérieur, les ministères successifs se heurtèrent à l'opposition des parlements, notamment du Parlement de Paris, et à la permanence du mouvement janséniste. La politique de fermeté menée entre 1770 et 1774, ne put racheter les hésitations des décennies précédentes. En ce siècle des Lumières, le décalage entre l'ancienne religion monarchique et la pratique autoritaire du pouvoir, d'une part, l'évolution des esprits et des mœurs, de l'autre, ne cessa de grandir. Le pouvoir royal se figea dans la répétition servile des maximes de gouvernement propres à Louis XIV. Louis XV et Louis XVI n'avaient pas l'aura de leur aïeul : ils flottaient dans cet habit de gloire trop ample pour eux. De l'intérieur, la " vieille machine " donnait des signes de dérèglement, instabilité et despotisme ministériels simultanés, règne des favorites. Un malaise apparut dans les élites ; la noblesse, l'office, le service militaire n'étaient plus les valeurs sûres de jadis. L'opinion publique devenait une force. Tandis que le pouvoir politique tendait à l'immobilisme, la machine administrative, elle, se modernisa, dans un souci de contrôle, de mesure, de bonne gestion. Le règne de Louis XV a été pour la France une ère de prospérité et de développement économique, en même temps que celui d'une extrême floraison des arts, des lettres et des sciences. De Marie Leczynska, épousée en 1725, Louis XV eut un fils, Louis, né en 1729, qui mourut en 1765, laissant lui-même trois fils : les futurs Louis XVI, Louis XVIII et Charles X.

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