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Version FrançaiseVersion Française

LOUIS XV DIT LE BIEN AIMÉ (01/09/1715-10/05/1774)

Sol au buste enfantin - 1720
N° v12_1049

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Mint name : Reims
Mint mark : S
Location of the mint mark : S à la pointe de l’écu
Mintage : 1181170 exemplaires
Diameter in mm : 28,5 mm
Die axis : 6 h.
Metal : cuivre
Actual weight : 11,97 g.
Legal weight : 12,235 g.
Pieces to the mark : 1/20 marc
Current for : 12 dt.
Description of rim : lisse
Rarity level : R Condition : SUP Starting Price :
182.94 €
(around 219.53 USD)
Realised Price :
283.86 €
(around 340.63 USD)
Number of bids :
12
Maximum bid :
473.35 €
(around 402.47 USD)
OBVERSE
Legend : LUDOVICUS XV. DEI GRATIA (Mm).
Translation : (Louis XV, par la grâce de Dieu).
Description : Tête enfantine de Louis XV à droite les cheveux longs ; au-dessous (Mg).
REVERSE
Legend : .FRANCIAE ET. - S - .NAVARRAE REX. 17-20.
Translation : (roi de France et de Navarre).
Description : Écu de France couronné.
Mint master : Gland après REX = Louis Lagoille (1713-1723) Master Engraver : Hermine sous le buste = Jean-Louis Guiquéro (1720-1728) Engraver : Norbert Röettiers (1665-1727) Graveur general : Norbert Röettiers (1703-1727)
Reference number in specialised litterature : C.2141 - L.656 - G.276 - Dr.571 - Dy.1692
Description of the condition of the coin : Ce sol est dans un état de conservation peu fréquent pour ce type monétaire : le portrait du roi est remarquablement bien venu à la frappe et il présente une très jolie patine marron. Le seul défaut tient à un aspect de surface légèrement granuleux au revers. La monnaie a été huilée.
Pedigree :
Monnaie provenant de la collection du docteur M. L..
About this type :
En 1720, nous avons un changement de graveur et des sols furent frappés (451.000 ex.) avec le différent de Pierre de la Haye, une molette, et d’autres sous l’exercice de Jean-Louis Guiquéro, avec une moucheture d’hermine sous le buste, comme notre exemplaire (1.181.170 ex.).
History :
Né à Versailles en 1710, Louis XV était le fils de Louis, duc de Bourgogne, et de Marie-Adélaïde de Savoie. Il succéda à son arrière-grand-père en 1715, en raison du décès prématuré de son grand père, le Grand Dauphin, et de son père. Pendant la minorité du roi, la régence revint à Philippe, duc d'Orléans, neveu de Louis XIV. Après un essai malheureux de gouvernement par conseils substitué aux secrétaires d'État (la Polysynodie, 1715-1718), le régent revint aux maximes de son oncle et préserva l'autorité monarchique. Les vraies nouveautés de la régence furent dans la tentative ratée de réforme économique et financière (système de Law) et dans une libéralisation des mœurs et une orientation différente de la littérature, en réaction contre le rigorisme du siècle précédent. Majeur, Louis XV fut sacré à Reims en 1722. Se succédèrent alors comme premiers ministres : le duc d'Orléans (1722-1723), le duc de Bourbon (1723-1726) et le cardinal de Fleury, ancien précepteur du roi (1726-1743). Cette période fut marquée par la guerre de Succession de Pologne (1733-1738), qui permit à la France de placer le roi détrôné de Pologne, Stanislas, beau-père de Louis XV, à la tête de la Lorraine et, à terme, de mettre la main sur le duché. Le ministère de Fleury, d'esprit pacifique, fut pour la France une période de récupération après les épreuves du règne précédent. Commencée sous Fleury, la guerre de Succession d'Autriche (1741-1748) eut des résultats moins heureux, la paix d'Aix-la-Chapelle nous faisant renoncer aux conquêtes de Maurice de Saxe dans les Pays-Bas. C'est pendant cette guerre que Louis, ayant commencé à gouverner, connut l'apogée de sa popularité, en particulier durant sa maladie à Metz (1744). La guerre de Sept Ans (1756-1763) sera, elle, tout à fait désastreuse. Au traité de Paris, la France perd le Canada et les Indes. L'annexion de la Corse, en 1769, fut un succès tardif et de moindre importance. L'Angleterre triomphait dans son combat séculaire pour la domination de l'Atlantique. L'alliance autrichienne s'était révélée peu utile et l'émergence de la Prusse faisait paraître une nouvelle menace, dont toute l'ampleur se révéla au siècle suivant. À l'intérieur, les ministères successifs se heurtèrent à l'opposition des parlements, notamment du Parlement de Paris, et à la permanence du mouvement janséniste. La politique de fermeté menée entre 1770 et 1774, ne put racheter les hésitations des décennies précédentes. En ce siècle des Lumières, le décalage entre l'ancienne religion monarchique et la pratique autoritaire du pouvoir, d'une part, l'évolution des esprits et des mœurs, de l'autre, ne cessa de grandir. Le pouvoir royal se figea dans la répétition servile des maximes de gouvernement propres à Louis XIV. Louis XV et Louis XVI n'avaient pas l'aura de leur aïeul : ils flottaient dans cet habit de gloire trop ample pour eux. De l'intérieur, la " vieille machine " donnait des signes de dérèglement, instabilité et despotisme ministériels simultanés, règne des favorites. Un malaise apparut dans les élites ; la noblesse, l'office, le service militaire n'étaient plus les valeurs sûres de jadis. L'opinion publique devenait une force. Tandis que le pouvoir politique tendait à l'immobilisme, la machine administrative, elle, se modernisa, dans un souci de contrôle, de mesure, de bonne gestion. Le règne de Louis XV a été pour la France une ère de prospérité et de développement économique, en même temps que celui d'une extrême floraison des arts, des lettres et des sciences. De Marie Leczynska, épousée en 1725, Louis XV eut un fils, Louis, né en 1729, qui mourut en 1765, laissant lui-même trois fils : les futurs Louis XVI, Louis XVIII et Charles X.

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