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Lr73 - Roman Coins and their Values, The Millenium Edition, volume IV - The Tetrarchies and the rise of the house of Constantine, AD 284-337 SEAR David R.

Roman Coins and their Values, The Millenium Edition, volume IV - The Tetrarchies and the rise of the house of Constantine, AD 284-337
 SEAR David R.
Prix : 59.00 €
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Auteur : SEAR David R. 
Editeur : Spink and Son Ltd 
Langue : anglais 
Caractéristiques : Londres 2011, relié, (14,5 x 22 cm), 552 p., plus de 4.400 types répertoriés 
Poids : 1110  g.
Lisibilité :
Illustrations :
Technicité :
Importance :
Commentaire
Article
Le catalogue le plus complet de la série jamais produite pour le collectionneur de monnaies, ce travail en cinq volumes couvre presque huit siècles de numismatique romaine, de ses origines sous la République au début du IIIe siècle av. J.-C jusqu'à la conquête barbare des provinces occidentales et au commencement de l'Empire Byzantin à la fin du Ve siècle ap J.-C..

En plus des descriptions détaillées de plus de 4400 monnaies, ce quatrième volume contient un grand nombre d'informations numismatiques et biographiques ainsi que des notes sur la signification historique de beaucoup de types individuels. Les cotes sont exprimées en Livres Sterling et en Dollars US pour deux états de conservation et l'ensemble est entièrement illustré avec des images photographiques de grande qualité.
David R. SEAR, Roman Coins and their Values IV, volume four, The Tetrarchies and the rise of the House of Constantine: the collapse of Paganism and the Triumph of Christianity, Diocletian to Constantine I, AD 284-337, Londres, 2011, relié cartonné avec jaquette, 552 pages, n° 12501-16905 (4405 numéros), nombreuses illustrations n&b dans le texte. Prix : 59€ - ( LR73)

Onze ans déjà se sont écoulés depuis la sortie du premier volume de la nouvelle série du Roman Coins and their Values de David Sear et six ans depuis la publication du dernier volume, le troisième. Annoncé depuis déjà deux ans, depuis hier, nous venons de recevoir le volume quatre de cette saga qui comptera finalement cinq tomes sur deux prévus initialement. Nous n'osions plus donner de date de parution possible, et à chaque salon ou à la boutique, la même question revenait inlassablement : « quand le nouveau volume sort-il ? ». Aujourd'hui, nous pouvons vous répondre : il est là. Il est beau, il est gros et son prix est bien placé. Nous commencerons par le dernier point, après 72€ pour le volume I, 109€ pour le volume II et 69€ pour le volume III, le prix de 59€ pour le volume IV avec 552 pages, c'est raisonnable ! Peu d'ouvrages sont actuellement disponibles sur le marché pour cette période qui est souvent délaissée par les auteurs et moins bien traitée numismatiquement car plus difficile d'approche et d'accès !

Ce volume est-il à la hauteur de notre patience ? Globalement, nous répondrons positivement ! Il est bien conforme à ce que nous pouvions espérer et dans la lignée des trois premiers. Mais encore une fois, comme pour les deux volumes précédents, nous sommes généralement déçus par la politique des cotations. Les Romaines, c'est la réalité et nous ne cessons de le répéter : « C'est bon marché ! » Mais coter 22£ ou 40$ un petit bronze de Rome ou de Constantinople en état superbe (EF) je ne suis pas sûr que même David Sear en proposent beaucoup à ce prix là. Le prix de 8£ ou de 15$ me paraît difficile à tenir pour le TTB. Aujourd'hui les prix les plus bas pour des petits bronzes de l'Antiquité tardive comme il faut le dire aujourd'hui pour le Bas Empire d'hier, sont entre 3 et 5€ pour des pièces TB, lisibles et identifiables ! « Qui a dit que le prix des monnaies romaines était cher ? » Nous invitons le lecteur à regarder attentivement les cotes, même dans les autres domaines car nous ne sommes convaincus que vous puissiez trouver, puis acheter un solidus d'Arles de Constantin Ier, VIRTVS EXERCITVS GALL en SUP pour 5500$ (RCV. 15781) !

En dehors de l'introduction de David Sear (p. 5-7) où l'auteur met l'accent sur les difficultés nombreuses qui ont précédé la publication de ce volume, liées à la crise et aux risques de change, les 76 premières pages sont identiques aux trois premiers volumes. Si nous avons bien une idée de série qui se met en place et de continuité, chaque volume peut s'acheter seul et se suffit à lui même. Nous renvoyons le fidèle lecteur aux différents comptes-rendus des trois premiers volumes sur le sujet qui sont disponibles sur la toile.

Le corps de quatrième volume commence donc à la page 77 de l'ouvrage avec Dioclétien dont le règne et le monnayage occupent à lui seul cinquante pages. En effet, si le plan des volumes précédent est respecté, à savoir la description des monnaies par métal, puis ensuite par ordre alphabétique des revers, une grande place est laissée ici au colossal monnayage saucé, classé aussi par ateliers, si importants pour la période. Toujours pour Dioclétien, la légende de revers GENIO POPVLI ROMANI occupe les pages 106 à 109 (n° 12759 à 12804). Il faudra au lecteur, non spécialiste, un peu de temps pour comprendre et se retrouver dans cette immensité de monnaies qui sont beaucoup plus stéréotypées que par le passé.

En revanche, la numérotation en continu, de ce volume (n° 12501 à 16905) perpétue celle de volumes antérieurs. Nous avions « le tour du monde en quatre-vingt jours » quand le cinquième volume sera publié avant 2020, nous l'espérons, David Sear vient de souffler ses soixante-neuf bougies, nous aurons les « monnaies romaines en 20.000 numéros ».

Chaque introduction historique, numismatique et économiques sur les grandes réformes monétaires ont été développées et permettent d'avoir une meilleure appréhension et compréhension de la période. Pour les Tétrarques (Dioclétien, Maximien Hercule, Constance Ier Chlore et Galère) ainsi que Domitius Domitianus, nous retrouvons en fin de chaque règne une partie consacrée au monnayage provincial (colonial) pour l'atelier d'Alexandrie pour la dernière fois puisque ce type de monnayage s'arrête définitivement en 297 (p. 128-130 pour Domitius Domitianus).

Nous avons beaucoup apprécié le chapitre consacré aux empereurs bretons ou gallo-britanniques, Carausius (p. 183-219) et Allectus (p. 219-232) qui avec près de 400 numéros (n° 13482-13879) fait le tour du « British Empire ». Mais vous retrouverez aussi d'autres monnaies de cet empire sous les règnes de Dioclétien et de Maximien sans oublier les « sui frates » car Carausius a aussi monnayé pour ses « frères » de pouvoir !

Il manque peut-être une stemmata des familles impériales pour voir et comprendre les liens dynastiques et familiaux qui relient les différents personnages, essai pour la dernière fois avec la Tétrarchie de choisir les meilleurs plutôt que les liens du sang. Ce qui n'empêchent d'ailleurs pas Dioclétien de créer des lien artificiels par mariage ou adoption, il se place ainsi dans la tradition des Julio-Claudiens ou des Antonins.

Le règne de Constantin Ier le Grand (306-337) le plus long de la période occupe la place la plus grande dans le corps de l'ouvrage (p. 405-491 et n° 15488-16376) mais en réalité dépasse largement ces limites avec les monnayages qui lui sont associés.

Ainsi, vous découvrirez bien les monnaies de Fausta (p. 507-511) d'Hélène (p. 511-516), voir l'unique monnaie pour l'atelier de Constantinople de Constantia, la demi-sœur de Constantin Ier, la femme de Licinius Ier, la mère de Licinius II (p. 517, n° 16633). Vous trouverez aussi les pièces de Crispus (p. 518-539), de Delmace (p. 540-543) ou d'Hanniballien (p. 544 n° 16903-16905). En revanche, ne cherchez pas les monnaies des autres fils de Constantin Ier, Constantin II, Constance II ou Constans, même césars. Elles trouveront leur place dans le cinquième et dernier volume. Ce cinquième tome, couvrira la période qui s'étend de la mort de Constantin Ier le Grand à la fin de l'empire Romain en 476 avec la déposition de Romulus Augustule et en 491 avec la mort de Zénon. C'est une autre histoire.

Celle de notre volume IV prend fin à la page 544 et est suivie par une bibliographie simplifiée des ouvrages utilisés pour les différentes périodes (p. 545-550) et continuée par un index bien utile (p. 551-552) pour se retrouver dans le dédale parfois sinueux ou tortueux des personnages de cette période !

Ce nouveau volume est à lire et à déguster immédiatement, sans modération, pour se familiariser avec une période passionnante et attachante souvent méconnue. Le monnayage en est riche et diversifié, malgré des a priori, parfois trompeurs, tellement proche de nous et de nos problèmes actuels !

Laurent Schmitt
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