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bpv_158442 - CARACALLA Tétradrachme syro-phénicien SUP

CARACALLA Tétradrachme syro-phénicien SUP
Non disponible.
Article vendu sur notre boutique internet.
Prix : 480.00 €
Type : Tétradrachme syro-phénicien 
Date : 215-217 
Nom de l'atelier/ville : Zeugma, Syrie, Commagène 
Métal : billon 
Diamètre : 24,5  mm
Axe des coins : 12  h.
Poids : 14,62  g.
Degré de rareté : R2 
Commentaires sur l'état de conservation : Bon centrage, belle frappe, surfaces correctes avec de petits restes de brillant de frappe. Le graveur a exécuté un portrait de haut relief 
Référence ouvrage : Prieur 818 (5 ex.) 
Avers
Revers
Commentaire
Historique
Description avers : Buste radié, drapé et cuirassé de Caracalla à droite, vu de trois quarts en arrière .
Légende avers : AUT K. M. A.- .ANTWNEINO-S. S-E-B. (Autokratoros Kaisar Markos Aurhlios Antwneinos Sebastos) .
Traduction avers : (L’empereur césar Marc Aurèle Antonin auguste) .
Description revers : Aigle debout de face sur une ligne de terre, les ailes déployées, la tête et queue à droite, tenant dans son bec une couronne perlée, les trois lettres initiales du nom de la ville dans le champ, le Z au-dessus de l’épaule gauche, le E au-dessus de l’épaule droite et le V entre les pattes .
Légende revers : DHMARC. E.X. UPATO. D., (Dhmarcikhs Ex Ousias Upatos D)/ Z-E/u .
Traduction revers : (Revêtu de la puissance tribunitienne consul pour la quatrième fois - Zeugma) .
Les deux différents coins de droit utilisés pour cette émission sont d’un excellent style, avec un beau relief et présentent l’empereur (il a alors 27 ans !) avec un visage dur, les sourcils froncés, la lippe méprisante, plus celui d’un homme dans une quarantaine avancée... le contraire même de la courtoisie à l’égard du souverain mais certainement très proche de la réalité. L’empereur était en guerre contre les Parthes, présent sur le terrain et des portraits monétaires d’une telle intensité n’ont pu être réalisés que par des graveurs qui avaient effectivement vu l’empereur et pas seulement une imago adoucie par les courtisans.
Les émissions de Zeugma sont les seules qui ne posent aucune difficulté d’attribution puisque ce sont les seules qui portent, même si ce ne sont que par les trois lettres initiales, le nom de la ville. Il n’est pas connu de frappe inaugurale pour cette série, avec un motif propre à la ville occupant tout le revers à la place de l’aigle et nous restons donc sans information sur la divinité tutélaire qu’auraient pu invoquer les habitants de Zeugma.
Le problème que posent ces émissions est plutôt à chercher dans l’absence de frappes attribuées à la ville d’Apamée, bien plus riche et puissante, de l’autre côté du fleuve Euphrate par rapport à Zeugma. Quelque soit le motif que nous décidions de choisir pour expliquer l’ouverture d’une trentaine d’ateliers pendant la grande guerre parthique de Caracalla, tous auraient dû mener à des frappes d’Apamée si Zeugma a frappé.
Taxe pour le trésor militaire, exaltation politique des fiertés municipales et religieuses locales, aucune raison de ne pas voir de frappes à Apamée (comme d’ailleurs à Samosate, autre grande voisine).
Mauvaise attribution d’une série connue qu’il faudrait rendre à cette ville ou règlement de la taxe pour le Trésor militaire en lingots et non en monnaies frappées localement, les deux hypothèses sont valables.
On note que les sigma sont gravés en C.
Dans la base TSP maintenue par Michel Prieur, huit exemplaires sont maintenant répertoriés, dont un seul en musée, à l’ANS, http://www.amnumsoc.org/lookup.cgi?string=1944.100.65244. provenant de la collection Mayer, n° 388. Notre exemplaire est le 0818_008.

CARACALLA

(27/05/196-8/04/217) Marcus Aurelius Antoninus

Auguste (4/02/211-8/04/217)

Après l'assassinat de Géta, Caracalla fit décréter la "damnatio memoriæ" de son frère. La "Constitution Antoniniana" fut promulguée en 212. Tous les habitants de l'Empire devenaient des citoyens romains. L'année suivante, il entreprit une campagne en Germanie et remporta de nombreuses victoires sur les Germains, les Iapyges et les Goths. Il reçut le titre de "Germanicus". La fin du règne fut marquée en 215 par la Réforme monétaire et la création de l'antoninien. Caracalla entame une ultime campagne contre les Parthes. Il est assassiné après avoir célébré ses vicennalia.