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bpv_296490 - AUGUSTE Tétradrachme syro-phénicien

AUGUSTE Tétradrachme syro-phénicien
Non disponible.
Article vendu sur notre boutique internet.
Prix : 950.00 €
Type : Tétradrachme syro-phénicien 
Date: An 42 et 13e consulat 
Nom de l'atelier/ville : Antioche, Syrie, Séleucie et Piérie 
Métal : argent 
Diamètre : 25  mm
Axe des coins : 12  h.
Poids : 15,32  g.
Degré de rareté : R3 
Référence ouvrage: Prieur 59 (3 ex)  - RPC.4160 (1 ex)  - McAlee 189 
Pedigree : Cet exemplaire est le 0059_003. Il provient de la collection Richard McAlee. C’est cet exemplaire qui illustre le type dans l’ouvrage de Richard McAlee The coins of Roman Antioch, page 115, n°189 
Avers
Revers
Commentaire
Historique
Description avers : Tête laurée d’Auguste à droite entouré de la stemma (O*) .
Légende avers : KAISAROS SE-BASTOU (Kaisaros Sebastou) .
Traduction avers : (César Auguste) .
Description revers : Tyché (Ville d’Antioche) tourelée, voilée et drapée assise à droite sur un rocher, tenant une palme de la main droite ; à ses pieds à droite, l’Oronte nageant à droite .
Légende revers : ANTIOCEWN MHTROPOLEWS - DM - GX .
Traduction revers : Antioche métropole / monogramme d’Antioche 44 - 63 .
Cette frappe est celle de l’année de la mort de l’empereur. Si la série, qui s’étend quand même sur une vingtaine d’années, présente imperturbablement le même portrait de l’empereur, dans la tradition du portrait monétaire de l’atelier de Rome, il y a une légère adaptation pour cet ultime portrait.
Les traits sont fatigués, presque émaciés, l’empereur a maigri mais la représentation est toujours hiératique.
Cette émission, qui s’étend de l’an 36 (6 AD) à la mort de l’Empereur, en l’an 44 du règne (14 AD) présente aussi un type religieux plus oecuménique que ceux qu’utilisèrent les Séleucides : la Tyché de la ville d’Antioche. On peut penser que l’Antioche de l’époque, probablement une ville de 150 à 200.000 habitants, était un creuset de cultes différents et que les Romains, plutôt que d’imposer un dieu particulier, choisirent une image dans laquelle tous les Antiochéens, voire tous les habitants de la région, pouvaient se reconnaître. La statue de la Tyché représentée au revers, était la statue cultuelle de l’artiste Eutychides, si célèbre que des copies d’époque nous en sont parvenues.
En revanche, cette variante se caractérise par une légende qui fait directement référence à la ville d’Antioche, appelée ici Métropole, titre essentiel dans la hiérarchie des villes grecques, et par une datation simultanée en années régnales, ici la quarante-deuxième année du règne et par l’année de l’ère césarienne (qui débute à sa première visite dans la région), ici soixantième année.
Dans la base TSP maintenue par Michel Prieur, quatre exemplaires, aucun en musées ou en collections publiques, sont maintenant répertoriés.

AUGUSTE

(16/01/27 avant J.-C. - 19/08/14 après J.-C.) Caius Julius Cæsar Augustus

Auguste, après Actium et la prise d'Alexandrie, reste le seul maître de l'Empire romain. Il remet ses pouvoirs au Sénat en 27 et se voit honorer du titre d'Auguste donnant naissance à un nouveau régime politique : le Principat. Les quarante années suivantes seront consacrées à structurer et à consolider le système mis en place par Auguste sur le plan politique, économique et culturel. Il est secondé par Agrippa qui devient son gendre en épousant sa fille Julia en 21 avant J.-C. et qui lui donne deux petits-fils, Caius et Lucius. Malheureusement, Agrippa, l'ami et le double, meurt en 12 avant J.-C. Sur le plan militaire, il est secondé par Drusus, d'abord, puis par Tibère, les deux fils de Livie, sa troisième épouse. Sur le plan culturel, l'arbitre des modes est Mécène tandis que Virgile rappelle grâce à son épopée l'Énéide, nouvelle Iliade et Odyssée, la naissance mythique de Rome et exalte les vertus romaines. Auguste, grâce à une habile activité diplomatique et militaire, fixe le limes sur le front rhéno-danubien, malgré le désastre de Varus en 9 de notre ère, grâce aux campagnes répétées de Drusus, puis de Tibère, et à la fin du règne de Germanicus, du fils de Drusus. La paix relative avec les Parthes est concrétisée par le retour des enseignes et des prisonniers de Carrhæ (53 avant J.-C.) en 20 avant J.-C. Cet événement a un retentissement considérable. Auguste réorganise aussi les provinces, sénatoriales et impériales. Il se réserve l'administration de l'Égypte. Les vingt dernières années de son règne sont dédiées à la préparation de sa succession. Successivement, Agrippa meurt en 12 avant J.-C., Drusus en 9 avant J.-C., puis ses deux petit-fils, Lucius en 2 et Caius en 4. Âgé de 77 ans, Auguste meurt à Nola le 19 août 14, laissant le trône à Tibère, nouvel époux de Julie, déjà deux fois veuve. Ses espoirs reposent aussi sur Germanicus tandis qu'Agrippa Posthumus a été écarté. Après sa mort, Auguste est divinisé et les Romains donnent son nom au huitième mois de l'année, août (augustus).