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LG09 - The George Thomas collection BALL Douglas B.

The George Thomas collection BALL Douglas B.
Non disponible.
Article vendu sur notre boutique internet.
Prix : 34.00 €
Auteur : BALL Douglas B. 
Langue : anglais 
Caractéristiques : New York, 1980, (21 x 28cm), 104p., nombreuses illustrations. 
Poids : 303  g.
Commentaire
Article
Le catalogue de vente de la prestigieuse collection de George Thomas..
Catalogue de la collection de billets de banque du monde de George Thomas, vente publique du 28 mai 1980, NASCA, New York. 103 pages format A4 américain, nombreuses illustrations noir et blanc de qualité, descriptions de lots par numéros de Pick (attention, les numéros ont changé pour de nombreux pays depuis l'époque), avec liste des prix réalisés. Dix-neuf exemplaires neufs disponibles à la librairie de CGF, 36, rue Vivienne, 75002 Paris, 34 € plus 3€ de port ou sur internet à http://www.cgb.fr/librairie/index.html .

Le dicton assure que c'est dans les vieux pots que l'on fait les meilleures soupes, ce que confirme indiscutablement la consultation de la Collection George Thomas. Une collection fabuleuse et mondiale…
Ce collectionneur de légende qui est, à ma connaissance, toujours parmi nous, décida à la fin des années 1970 de vendre sa collection de papier-monnaie. L'attrait du dollar, la conviction que les collectionneurs étaient là-bas plutôt qu'ici, des considérations personnelles… la collection fut vendue en bloc à un professionnel américain pour une somme très très importante, que l'on m'a dit se chiffrer en millions de dollars. A tel point que l'acheteur, pris à la gorge par sa trésorerie exsangue, se trouva obligé d'organiser d'urgence une vente pour rembourser sa banque…
Au lieu de " distiller ", pays par pays, après avoir soigneusement étudié chaque billet, il dut vendre en lots, ne distinguant que quelques centaines de billets rarissimes.
L'histoire confirme que les acheteurs imprudents qui comptent sur leur banque sont toujours punis : une vente aussi importante sur un marché qui est encore aujourd'hui minuscule, fit le bonheur des quelques collectionneurs présents et de quelques confrères… mais ne permit pas à l'acheteur de rembourser et il disparu du paysage professionnel… Les prix réalisés doivent donc être relativisés pour tenir compte des conditions catastrophiques - pour le vendeur - dans lesquelles s'est déroulée la vente.
Mais il nous reste le catalogue de cette vente. Qui est le reflet de cette incroyable collection.

Ce catalogue a sa place dans une vraie bibliothèque de collectionneur de billet pour au moins trois excellentes raisons.
Tout d'abord, c'est la dernière collection " mondiale " pour laquelle il nous reste un document et il est inimaginable que l'on puisse un jour reconstituer une collection mondiale d'une tel niveau. La collection Amon Carter (rappelons qu'il était un actionnaire important de la Trans World Airways, dite TWA, du temps de sa splendeur) était probablement plus importante en volume mais elle fut dépecée sans laisser de traces (à croire que les photocopies coûtent trop cher !!) par la famille après le décès prématuré du collectionneur. La vente Thomas marque la fin d'une époque, celle où l'on pouvait encore imaginer de collectionner le monde entier… en cherchant effectivement à tout avoir y compris les billets rarissimes.
Ensuite pour le plaisir : c'est une collection de conte de fée : on rêve, page après page, devant des billets invraisemblables, quelque soit le pays concerné, à tel point que de nombreux numéros du Pick ont été rajoutés suite à la publication de cette vente : les billets en question étaient simplement inconnus avant….
Dernier motif : la recherche de pedigree. On voit parfois réapparaître, souvent chez des collectionneurs qui en ignorent la provenance prestigieuse, des billets qui sont en réalité ceux de George Thomas. Il faut toujours vérifier si, par hasard, l'exemplaire proposé ne serait pas " le bon " ! Autant la numismatique métallique peut aligner des pedigree très anciens ( nous sommes une fois remontés à la collection Barthélemy, 1848, ou Hoffman 1878 ) et très prestigieux, autant la numismatique papier en manque cruellement. Raison de plus pour en tenir compte.

Quelques exemples de ce que l'on trouve illustré dans la collection George Thomas ?
Prenons la France. 20 francs 1872, 25 et 50 francs Clermont-Ferrand, 100 francs 1868, 1872, 1880, 200 francs épreuve d'impression du type 1848, 500 francs épreuve d'impression datée du 22 février 1844, billet émis de 1873, 1000 francs épreuve d'impression du 25 juin 1842, billets émis de 1872 et 1885. Dans les banques privées, une épreuve du 250 francs 1839 de la Banque de Lyon, les épreuves d'un cinquante francs 1848 et d'un mille francs 1842 de la Banque de Rouen. Le reste des billets ne sont pas illustrés, relativement trop communs, sauf deux 100 francs bleu et rose émis, 6 décembre 1888 et 18 février 1892… L'énumération se passe de commentaires et la France ne représente que quatre pages sur cent.

Les colonies françaises sont chez Thomas un déluge de billets uniques ou rarissimes, impossibles à énumérer tant ils sont nombreux, l'Indochine et la Banque de l'Afrique Occidentale étant particulièrement incroyables avec, par exemple, six 1000 francs de villes différentes, onze 500 francs, dix 100 francs….

En revanche la lecture des prix réalisés est à déconseiller aux amateurs sensibles. Les enchères commençaient manifestement à la moitié des estimations et on voit par exemple le 50 francs Clermont Ferrand partir à 726$, le 100 francs 1888 à 250$,….

Il est le plus souvent impossible de se procurer, plus de vingt ans après, le catalogue d'une vente de légende, surtout en papier-monnaie où celles-ci sont déjà très rares. Une occsion à ne pas rater.

Michel Prieur
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