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Ll26 - London Mint of Constantius & Constantine CLOKE Hubert J., TOONE Lee

London Mint of Constantius & Constantine CLOKE Hubert J., TOONE Lee
Prix : 75.00 €
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Auteur : CLOKE Hubert J., TOONE Lee 
Editeur : Spink and Son Ltd 
Langue : Anglais 
Caractéristiques : Londres 2015, relié toile sous jaquette, xvi + 310 pages, 1.037 types répertoriés et majoritairement illustrés sur des planches, indexes, tables de concordance 
Poids : 1560  g.
Commentaire
Article
Ce livre est un catalogue raisonné et une étude sur la production de l'atelier à partir de 296 quand Constance Ier envahit la Bretagne (actuelle Grande-Bretagne) pour renverser l'"Empire Britannique" d'Allectus jusqu'à sa fermeture en 325 quand son successeur Constantin Ier commença à déplacer le centre du pouvoir en Orient. A cette époque, l'atelier de Londres est responsable d'une vaste production.
Les auteurs de cet ouvrage ont augmenté le nombre de types trouvés passant des 617 types répertoriés dans les volumes VI et VII du Roman Imperial Coinage (RIC) à 1.037 types, dont 90 % sont illustrés sur des planches.
Accompagné d'un historique et d'une table de concordance avec le RIC, le catalogue comporte aussi un recensement de trésors trouvés, avec une liste des numéros trouvés dans quatre trésors d'importance majeure. Cela permet d'évaluer de manière objective la rareté des différents types.
Ce livre prétend devenir l'ouvrage de référence sur l'atelier de Londres et invite le lecteur à en devenir acteur lorsque de nouveaux types seront trouvés et répertoriés..
Cet ouvrage était attendu depuis longtemps. Lyon possède son corpus avec le Bastien en dix volumes. Exceptés les deux volumes du Roman Imperial Coinage (RIC) publiés il y a maintenant près de cinquante ans et généralistes, personne ne s’était attaqué à la rédaction d’un catalogue détaillé des émissions de Londres après l’éphémère épisode de l’empire britannique de Carausius (286-293) et d’Allectus (293-296). L’atelier de Londres, après la reprise de Londres en 296 par les Tétrarques, a connu une existence brève d’une trentaine d’années avant sa fermeture en 325. Cet ouvrage était donc espéré et attendu avec impatience. L’apport de ce nouvel ouvrage est fondamental, le catalogue comporte près de 40% de nouvelles entrées et le catalogue repose sur un inventaire composé de plus de 10.000 monnaies de l’atelier ce qui en fait une importante base de données.
L’ouvrage est dédié à la mémoire de Richard Doty (1942- 2013) spécialiste de monnaies modernes ancien conservateur à l’ANS de New York puis au musée national de l’histoire américaine du Smithonian Institution.
La préface (p. VII-VIII), signée des deux auteurs, est suivie par les remerciements (p. IX). La table des matières (p. XI-XII) sera très utile au lecteur pour se retrouver dans les dix parties du catalogue. Une table d’abréviation (p. XIII-XIV) est complétée par une carte des ateliers et des trésors français (P. XV).
La première partie de l’ouvrage est consacrée à une introduction générale (p. 1-20) avec le contexte historique de la période (p 3—12) suivi d’une introduction numismatique sur l’atelier de Londres (p. 13-16), complété par une partie sur les trésors (p. 17-20).
La deuxième partie est une introduction au catalogue qui est divisé en dix parties qui se répartissent entre les cinq réductions du poids du nummus entre 294 et 313 et les douze phases chronologiques déterminées entre 296 et 325 pour l’atelier de Londres. Le prologue de ce chapitre est consacré à l’épisode romano-britannique de Carausius et d’Allectus (p. 23-26) avec l’invasion de l’Angleterre par les troupes de Constance Ier Chlore. La première partie est consacrée à la réouverture de l’atelier de Londres et aux premières émissions de l’atelier au nom des Tétrarques en 296-297 (p. 27-32).
La deuxième partie concerne les émissions des années 296-303 (p 33-37). Nous remarquons immédiatement le chevauchement entre ces deux parties. En effet malgré les efforts des différents chercheurs depuis le XIXe siècle, en l’absence de marque d’atelier à l’exergue, le classement des émissions repose uniquement sur des différences stylistiques, pas toujours évidentes à mettre en place. Cependant le catalogue semble avoir résolu les problèmes de flottement de l’introduction.
La troisième partie (p. 41-43) traite des dernières émissions non marquées de la première Tétrarchie entre 303 et 305 (p. 38-40). La quatrième partie s’attaque aux nummi non marqués des deuxième et troisième Tétrarchies entre mai 305 et le printemps 307 et la première réduction pondérale du nummus ou follis qui semble plutôt au 1/42 L. (poids , 7,73 g) qu’au 1/40 L. (8,12 g).
La cinquième partie est réservée aux émissions londoniennes entre les première et deuxième réductions pondérales qui abaisse cette fois ci le poids de la monnaie au 1/48 L. (p. 44-50). La sixième partie débute avec le troisième réduction pondérale au 1/72 L. (poids 4,51 g) en 309 et dure jusqu’en 311 (p. 51-53). La septième partie concerne les émissions avec les étoiles dans le champ à droite et à gauche entre 311 et 313 (p. 54-61). La huitième partie est réservée aux émissions après la réduction pondérale au 1/96 L. (poids, 3,38 g) en 313 jusqu’à la réforme monétaire de 318 et la disparition de Sol du monnayage (p. 62-65). Les neuvième et dixième parties sont consacrées aux monnayage londonien de la réforme monétaire en 318 à la fermeture de l’atelier en 325 (p. 66-75à.
Le catalogue occupe la plus grande partie de l’ouvrage et se présente comme une sylloge avec le texte et les notes sur la page de gauche et les illustrations sur la page de droite (p. 77-279). Il est précédé d’une note sur le catalogue (p. 79), de tableaux pour les différents bustes et les variétés des bustes cuirassés des premières émissions (p. 80-84), des différents types de représentation du Génie avec les les couronnes multiples (p. 86-87). Enfin une table de rareté des exemplaires vient clore cette introduction au catalogue (p. 88). Le catalogue débute à la page 89. Le système de numérotation est particulier et permettra d’intercaler facilement de nouvelles monnaies. Chacune des entrées principales est illustrée par une photo, voir plusieurs afin de différencier des variantes de bustes par exemple. Le classement se fait par émission en débutant par les augustes, Dioclétien et Maximien puis les césars, Constance et Galère. Si les auteurs ont retenu les différents types de légendes ou de bustes, ils n’ont pas tenu compte des césures de légendes aussi bien de droit que de revers dans la numérotation et ont préféré les illustrer si nécessaire. Un renvoi au code des bustes permet de simplifier la lecture. Il est dommage que les auteurs n’aient pas retenu le code Bastien pour les bustes. Nous trouvons ensuite un renvoi vers le RIC (volume VI pour la période 296-313 et volume VII pour la période 313-325). Ensuite nous trouvons un indice référentiel de provenance complété parfois par un impressionnant appareil de notes, suivi d’un indice de rareté et de la présence d’exemplaires dans les principaux trésors. Au texte répond un impressionnant ensemble d’illustrations, près de 900 pour l’ensemble du catalogue. Le catalogue est donc partagé en dix parties évoquées ci-dessus, classées ensuite en émission puis ensuite en numéro par ordre d’apparition.
Ainsi le LM 1.01.001 est le premier nummus du Catalogue. Il correspond à un follis de l’atelier de Londres de la première émission avec LON à l’exergue du revers pour Dioclétien, complété par une note richement dotée, citant plus d’une dizaine d’exemplaires avec leur lieu de provenance et parfois des liaisons de coins ou des césures si elles sont différentes.
Le catalogue est complété par une série d’index (p. 281-306) : concordance avec les RIC VI et VII (p. 283-286), une imposante bibliographie (p. 287-291), un index des firmes de vente (p. 292-293), des marques d’émission (p. 294), des légendes de droit (p. 295-299), des légendes de revers (p. 300-303), des fastes consulaires des différents personnages qui se retrouvent sur les monnaies (p. 304). Enfin un index général vient clore cette partie (p. 305-307). Un addenda théorique explique comment enrichir le catalogue (p. 309) et nous trouvons à la page 310 six nouvelles entrées pour le catalogue qui sont venues enrichir le catalogue.
Le « London Mint » (LM pour son abréviation) est désormais la nouvelle référence indiscutable pour classer les monnaies de cet atelier. Le seul bémol que je placerai ici est la qualité de certaines images et plus particulièrement de la photogravure qui est un peu sombre. En dehors de ce point de détail, cet ouvrage est un réel bijoux !
Laurent Schmitt - Bulletin Numismatique n°147 - Novembre 2015.
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