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Ld022 - Les doubles et deniers tournois en cuivre royaux et féodaux (1577-1684), "CGKL" CRÉPIN Gérard

Les doubles et deniers tournois en cuivre royaux et féodaux (1577-1684),  CGKL  CRÉPIN Gérard
Prix : 39.00  €
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Auteur : CRÉPIN Gérard 
Editeur : Les Chevau-légers - CGF 
Langue : français 
Caractéristiques : Paris, 2002, broché, (14,5 x 21cm), 496 p., nombreuses illustrations. 
Poids : 976  g.
Lisibilité :
Illustrations :
Technicité :
Importance :
Commentaire
Article
Le double tournois est à la fois la pièce la plus commune et la plus attachante de la période royale. Commune ? Ce sont les monnaies du peuple, des millions d’exemplaires ont été frappés. Attachante ? Ce sont celles dont nous pouvons être certains que nos ancêtres les ont effectivement tenues en main, ce qui n’est pas le cas de bien des pièces d’or, sans parler des doubles, quadruples ou décuples louis...
Monnaies de cuivre, les deniers et doubles tournois ont longtemps été négligés par les numismates officiels.
Gérard Crépin a eu, le premier, le courage de s’attaquer à ce travail : on découvre maintenant que les deniers et doubles tournois peuvent être très rares, très beaux, qu’ils sont liés directement, comme l’or et l’argent, aux péripéties de l’histoire de France, que les plus grands graveurs se sont « penchés sur leurs berceaux ».
Des portraits extraordinaires apparaissent, par le style ou le personnage : il existe des doubles tournois au portrait de Charles X, le roi de la Ligue ! On découvre des pans entiers de l’histoire monétaire de la France royale récente, pratiquement inexistants en or ou en argent, avec les frappes des derniers féodaux qui, de Dombes à Sedan en passant par les États du Pape et Orange, vont frapper leurs ultimes pièces en deniers et doubles tournois.
Avec les doubles et deniers tournois, nous avons une numismatique passionnante très facilement accessible ; avec l’apport du CGKL, chaque collection royale va enfin pouvoir inclure, rigoureusement classées et appréciées, toutes les monnaies du royaume de France..
Beau livre à couverture cartonnée blanche comme celle du " Franc " et des autres ouvrages de numismatique publiés chez cet éditeur, qui traite de ces passionnantes petites pièces de cuivre frappées pour le royaume de 1577 à 1649. (la frappe se poursuivra un peu plus tard dans certaines provinces)

D'emblée, les auteurs nous avertissent : le mercantilisme n'est pas leur fort et on ne trouvera pas de cotes en divers états de conservation. Position courageuse quand on sait que ce qui fait vendre un livre de numismatique, c'est d'abord les cotes ! Dans un sursaut de réalisme et de pragmatisme, les auteurs indiquent quand même en fin d'ouvrage des estimations selon la rareté dans quatre états de conservation.

L'ouvrage débute sur le classement adopté : les auteurs ont répertorié les monnaies par règne, puis par ordre alphabétique des noms d'ateliers (nous aurions préféré l'ordre alphabétique des lettres d'ateliers),
et enfin par ordre chronologique des types. Classement logique, puisque chaque atelier possède ses propres types et variétés.
Pour chaque type, les auteurs mentionnent les diverses variantes de légendes d'avers (a, b, c, etc..) et de revers (1,2,3, etc..), ce qui permet ensuite de décrire facilement les diverses combinaisons d'avers et de revers (a2, b3, etc…)

Les descriptions reposent sur l'examen de grandes collections privées et publiques, de catalogues et d'examens dans les bourses numismatiques.
Pour chaque type décrit, les auteurs indiquent le nombre d'exemplaires retrouvés (N.E.R.), et définissent un indice de rareté.
Le Dauphiné est classé à la fin de chaque règne.
Pour Louis XIII, les monnaies de Stenay sont classées à part, ce qui se comprend bien, mais aussi celles au type de Warin, ce qui paraît un peu plus surprenant. Il y a aussi un chapitre consacré aux monnaies ne possédant pas de lettre d'atelier, avec un chapitre spécial pour les monnaies de l'axe Loire-Rhône .
Après les monnaies royales, suivent les monnaies féodales : Ardennes, Phalsbourg et Lixhem, Berri, Dombes, Comtat-Venaissin, Orange, et enfin Monaco.
Ajoutons que la couverture est illustrée d'un curieux denier tournois d'Henri IV frappé à Châlons sur Marne, comportant deux C entrelacés, différent du maître ou du graveur local, différent qui sera adopté un siècle plus tard pour l'atelier de Besançon.

L'ensemble est très complet et représente un travail considérable, tant il existe de types et de variétés pour ces monnaies. On y trouve les rares monnaies à deux avers ou deux revers et l'unique double tournois d' Honoré II Grimaldi de Monaco.

Malgré ce travail gigantesque, le collectionneur trouvera probablement dans ses plateaux quelques variantes non répertoriées, tant il en existe. Pour ne citer que deux exemples de ma propre collection, mon double lorrain de Stenay de type 9 (C540) frappé en 1636, de variété a4, est en frappe médaille, de même que mon double tournois de François de Bourbon-Conti, de type 16(C670) de variété c1.C'est ce qui fait tout l'intérêt d'un tel ouvrage, de permettre de classer ses propres monnaies et de trouver de nouvelles variantes.

Les quelques réserves ou recommandations qu'on peut émettre n'enlèvent rien à la qualité de l'ouvrage.
Les monnaies sont classées CGKL2, 4, 6, etc jusqu'à 812. Je présume que l'emploi systématique de nombres pairs permettra d'insérer les éventuels types découverts ultérieurement, ce qui me paraît une excellente idée. Mais pourquoi chaque numéro est-il précédé de CGLK ? Heureusement que l'auteur n'a pas conservé les initiales de tous les contributeurs, on aurait trois lignes de lettres avant chaque numéro ! C'est un peu comme si les numéros du " Franc " étaient précédé de DPSS ! Pourquoi ne pas avoir gardé qu'une seule lettre, C ou mieux D (évoquant les doubles et deniers)

La description des types devrait être plus systématique : on aurait ainsi, pour chaque atelier :
- Le type(1,2,3,etc…) avec une description sommaire
- Les légendes d'avers et de revers
- Les millésimes concernés, avec les combinaisons avers-revers (a2, b4, etc…)
Au lieu de cela,, on a tantôt pas de description, tantôt des descriptions de bustes (A,B,C, etc..) Parfois les combinaisons avers-revers ne sont pas mentionnées, parfois les millésimes sont regroupés.
Un peu plus d'esprit de système aurait amélioré la clarté de l'ensemble.
Enfin, j'ai trouvé des double tournois datés de 1576, mais cherché vainement des monnaies de 1682, 1683 et 1684.

Ces quelques remarques ne devraient pas dissuader les amateurs de ces passionnantes monnaies de cuivre de se précipiter sur ce beau livre.
A quand un livre sur les liards de France ? Edouard Alhéritière





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