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v20_0144 - ARABO-BYZANTINES Fals

ARABO-BYZANTINES Fals
MONNAIES 20 (2004)
Prix de départ : 100.00 €
Estimation : 150.00 €
Prix réalisé : 126.00 €
Nombres d'offres : 4
Offre maximum : 210.00 €
Type : Fals 
Date c. 670-690 
Nom de l'atelier/ville : Syrie, Hims (Émèse) ? 
Métal : cuivre 
Diamètre : 21  mm
Axe des coins : 2  h.
Poids : 2,03  g.
Degré de rareté : R1 
Commentaires sur l'état de conservation : Flan très large, éclaté à 6 heures. Très beau portrait inhabituel 
N° dans les ouvrages de référence :  - 
Avers
Revers
Commentaire
Historique
Titulature avers : Légende dégénérée .
Description avers : Buste barbu, couronné et drapé de face, tenant un globe crucigère .
Titulature revers : O/III - A/N/N/O/ A et légende coufique .
Description revers : Grande M stylisée surmontée d’une croisette .
Flan très mince et très large
Ce type de bronze, une imitation servile du follis de Constans II (641-668), est encore de très bon style. Ce monnayage est antérieur à la mise en place d’un monnayage de cuivre homogène entre AH 74 et 78 (694-698).

ARABO-BYZANTINES

(VIIe-VIIIe siècles)

Après l'écrasement de la puissance sassanide, les musulmans déferlèrent sur l'empire byzantin moins de dix ans après la mort de Mahomet (+ 632). Héraclius vécut encore assez longtemps pour voir les troupes musulmanes envahir la Syrie, la Palestine et l'Égypte. À l'automne 642, l'Égypte est définitivement perdue pour Byzance. Il semble que les nouveaux envahisseurs aient d'abord conservé le système monétaire byzantin dont ils imitèrent les monnaies existantes, qu'ils nommèrent fals, déformation de folles. Ces imitations furent fabriquées pendant une cinquantaine d'années ainsi que des dinars d'or, imitation des solidi byzantins. Ali, quatrième et dernier calife de la lignée de Mahomet (il est à la fois son cousin, son frère de lait et son gendre) voit son pouvoir contesté par Mo’awiya, gouverneur de Syrie, qui dispose d’une armée bien entraînée qui a battu les Byzantins. Ali est vaincu et assassiné. Les Omeyyades, du nom d’Omayya, père de Mo’awiya) établissent leur capitale à Damas, et avec eux se perd le caractère électif de la fonction de calife. La majorité des croyants, les sunnites, acceptent ce changement. Mais les musulmans du « parti d’Ali » (« shi’at Ali ») ou shiites restent attachés à l’idée que seuls les descendants de Mahomet peuvent prétendre au titre de calife, ou plutôt d’imam, mot qui implique un pouvoir de droit divin.