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Ls09 - A type corpus of the syro-phoenician tetradrachms and their fractions from 57 BC to AD 253 PRIEUR Karin, PRIEUR Michel

A type corpus of the syro-phoenician tetradrachms and their fractions from 57 BC to AD 253 PRIEUR Karin, PRIEUR Michel
Prix : 88.00 €
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Auteur : PRIEUR Karin, PRIEUR Michel 
Editeur : CNG 
Langue : anglais 
Caractéristiques : Londres 2000, relié toile, (21,5 x 30,5 cm), XXXVI+218 p., 1743 types répertoriés, photographies avers et revers des types, carte, glossaire, en langue anglaise 
Poids : 1135  g.
Lisibilité :
Illustrations :
Technicité :
Importance :
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Article
Avec 1750 types différents dont 530 inédits, ce corpus dresse l'état des lieux des tétradrachmes émis de la Cilicie à la Palestine sous contrôle romain, en prolongement des monnayages hellénistiques (en langue anglaise)..
A type corpus of THE SYRO-PHOENICIAN TETRADRACHMS and their fractions from 57 BC to AD 253, by Michel and Karin PRIEUR. 2000 . Published by C. N. G. Inc. England. ISBN 0 9636738-5-8. Livre cartonné de 244 pages (XXVI + 218) au format A4. Prix 99 $.
La page des " remerciements ", la seule écrite en français, débute par ces trois phrases d'explication de Michel PRIEUR : " Nous prions nos lecteurs francophones de nous excuser d'avoir écrit ce livre en anglais. Louis XV ayant perdu à la France l'Amérique du Nord, le Canada et l'Inde, un souci d'efficacité nous a obligé à privilégier, dans un livre destiné à être lu dans le monde entier, la langue la plus utilisée. Nous déplorons profondément cette situation ". Tant pis pour Louis XV, pour nos lecteurs, et pour les nombreux étrangers qui, un peu partout sur le globe, se sont donnés la peine d'apprendre le français, par exemple au Liban (puisque le premier chapitre, " TO LEBANON ", lui est dédié) ... et au Canada.
L'ouvrage dresse l'état des lieux en l'an 2000 pour les tétradrachmes émis de la Cilicie à la Palestine sous le contrôle de Rome, donc en prolongement du monnayage hellénistique des Séleucides (sur les revers on retrouve d'ailleurs très souvent le motif de l'aigle de Zeus aux ailes éployées). L'étude s'étend sur une période qui commence lorsqu'Aulus Gabinius, gouverneur de Syrie avec les pleins pouvoirs, introduit ce monnayage avec des types imités de ceux des tétradrachmes de Philippe II de Macédoine, et se termine avec l'usurpateur Uranius Antoninus à qui, malgré son court règne d'un an, on attribue une soixantaine de types à Emèse.
Le sujet est ainsi parfaitement délimité, et homogène puisqu'il exclut au nord l'atelier de Césarée dont les types sont particuliers, et bien entendu, au sud, la production très abondante et variée d'Alexandrie.
Selon l'auteur, ce corpus est le résultat de vingt ans de recherches et de l'étude d'un fichier-photo de plus de 12 680 exemplaires, réalisé à partir de toutes les sources disponibles. En effet, le livre classe à peu près.1 750 types différents, dont 530 n'ont jamais été publiés.
Dans la première partie, l'on ne peut que souscrire, dans son principe, à l'appel lancé (page V) aux découvreurs de trésor pour qu'il signalent leurs trouvailles et facilitent leur étude scientifique.
Les pages XI à XXIII sont indispensables pour utiliser le corpus. La méthode est simple et pratique : pour déterminer une pièce donnée, on examine la légende de l'avers et l'on se réfère à la liste des inscriptions de la page XI pour connaître la puissance monétaire (gouverneur ou empereur). Puis on vérifie le symbole du revers sur les planches des pages XII à XXIII pour définir l'atelier.
La plus grande partie de l'ouvrage (pages 1 à 197) est ce que l'on attend d'un corpus. Très logiquement, on classe ici les monnaies d'abord par ateliers (alphabétiquement à l'intérieur des régions exposées du nord au sud), puis pour chacun d'eux en suivant l'ordre chronologique des monétaires.
Chaque atelier est introduit par une notice qui restitue l'essentiel de ce que les sources nous apprennent sur la vie de la cité, son histoire politique, économique et religieuse. Le premier, à tous points de vue, est Antioche-sur-Oronte. La plupart des monétaires y ont frappé des tétradrachmes, ce qui justifie que leurs biographies, justement limitées aux faits impliquant la région et aux caractéristiques de leurs émissions locales, soient généralement incluses dans ce chapitre qui occupe ainsi 84 pages. Les autres ateliers, une trentaine, parmi lesquels Tarsus, Emèse, Laodicée, Tyr, Chypre, Aelia Capitolina (Jérusalem), se partagent plus de cent pages.
Chaque type est numéroté, pour chaque avers et revers on donne la légende et une description minutieuse. De plus le nombre d'exemplaires connu est indiqué, ce qui fournit par conséquent un précieux guide de rareté. La plupart des numéros sont illustrés par la reproduction d'un exemplaire représentatif dont on précise la provenance : catalogue de vente, collection publique ou privée, ouvrage spécialisé (la liste est répertoriée aux pages 206 et 207). La description des monnaies n'oublie pas quelques atypiques, hybrides et faux.
A la suite du catalogue et d'une liste de trésors, la bibliographie se limite volontairement à une documentation générale, par exemple les travaux de Bellinger ou d'Henri Seyrig (directeur de l'Institut français d'archéologie de Beyrouth de 1946 à 1967) références classiques sur le monnayage syro-phénicien. Tous les ouvrages plus spécialisés sont indiqués dans le corps du catalogue. On pourra parfois regretter de ne pas trouver une liste décodant les abréviations utilisées.
Enfin, avant la table des matières, un glossaire de six pages explique 210 termes de toute sortes rencontrés dans le texte : quelques uns sont numismatiques, mais la plupart sont des noms de peuples (comme les Habiru, considérés ici comme des Hébreux, affirmation qui ne fait pas l'unanimité des historiens), ou régions, villes, dynasties, personnages, titres honorifiques, vêtements, ornements divers, coutumes, etc... Sans oublier des dieux ou déesses gréco-romains (d'Adonis à Zeus) mais aussi orientaux, donc souvent peu connus comme Aglibol, Atargatis ou Shamash. Et nous laissons aux lecteurs le soin de découvrir dans ce glossaire quel est le sens d'aliya et de maiestas, ou qui étaient Haddad et Triptolemus(-os).
En conclusion, THE SYRO-PHOENICIAN TETRADRACHMS est un ouvrage très complet, de présentation agréable, qui apporte un profit maximum si la barrière de la langue est rompue, et certainement indispensable aux collectionneurs de monnaies impériales romaines.
Paul DELORME.
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