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fme_478680 - TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille religieuse, la Rédemption

TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille religieuse, la Rédemption TTB+
Non disponible.
Article vendu sur notre boutique internet (2020)
Prix : 140.00 €
Type : Médaille religieuse, la Rédemption
Date : 1901
Nom de l'atelier/ville : France
Métal : bronze
Diamètre : 73,4 mm
Axe des coins : 12 h.
Graveur : DUPRÉ Georges (1869-1909)
Poids : 141 g.
Tranche : lisse + Corne BRONZE
Poinçon : corne BRONZE
Commentaires sur l'état de conservation :
Belle médaille avec une agréable patine brune et une petite tache plus sombre au revers. Vendue dans son coffret d’origine
Pedigree :
Cette médaille provient de la collection Isaac Tual (né en 1884)

Avers


Titulature avers : ANÉPIGRAPHE.
Description avers : Saint Joseph agenouillé à droite embrassant les pieds de l’enfant Jésus tenu à bout de bras par la Vierge Marie, tous deux auréolés ; à gauche un autel sur lequel brûle un feu, à droite des moutons; signé : G. DUPRE.

Revers


Titulature revers : O CRVX AVE / SPES VNICA.
Description revers : Saint Jean, vêtu d'une peau de bête en lambeaux, à demi agenouillé à droite devant un autel, tenant un crucifix au-dessus d'une Bible ; du lierre court sur l’autel avec l'inscription en deux lignes ; paysage agricole à l'arrière-plan; signé : G. DUPRE.

Commentaire


Médaille non datée, frappée en 1901.
Georges Dupré, né à Saint-Étienne le 24 octobre 1869 et mort à Paris en juin 1909, est sculpteur et graveur-médailleur français. Il a été l'élève d'Oscar Roty et de Gabriel-Jules Thomas. Il est membre de la Société des artistes français depuis 1902 ou il obtint une mention honorable au Salon des artistes français en 1893. Il décroche le Premier Grand Prix de Rome de gravure en médailles et pierres fines en 1896.
Au Salon de peinture et de sculpture, il obtient la médaille de troisième classe en 1899, la médaille de deuxième classe en 1901, puis la médaille de première classe en 1904..

Historique


TROISIÈME RÉPUBLIQUE

(4/09/1870-10/07/1940)

La nouvelle de la capitulation de Sedan provoque la révolution du 4 septembre 1870 à Paris. Proclamée à l'Hôtel de Ville, la République est dotée d'un gouvernement provisoire appelé gouvernement de la Défense nationale. Menacé à gauche par l'insurrection de la Commune et à droite par les monarchistes, le nouveau régime connaît des débuts difficiles. Chef du pouvoir exécutif dans un premier temps (février 1871), Thiers est chargé de réorganiser le pays avant de choisir sa forme de gouvernement. Il devient président de la République en août 1871 et, malgré son action de libération du territoire, doit quitter son poste en mars 1873 face à l'opposition royaliste. Il est alors remplacé par Mac-Mahon favorable au rétablissement de la monarchie mais celle-ci n'est pas restaurée à la suite de la question du drapeau. La loi du septennat est alors mise en place en novembre 1873 puis, en 1875, sont votées les lois fondamentales qui servent de Constitution à la Troisième République. Régime parlementaire, elle se caractérise notamment par la nette prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif. Anticléricale, la Troisième République rend l'école gratuite, laïque et obligatoire mais continue la politique coloniale pour ses ambitions économiques, stratégiques et morales. La séparation des Églises et de l'État est votée en 1905. L'idée d'une revanche sur l'Allemagne et un nationalisme important sont au cœur de la crise boulangiste, du scandale de Panama ou de l'affaire Dreyfus des années 1886-1899 tandis que la politique étrangère est très active notamment au Maroc et que la course aux armements se développe. La Première Guerre mondiale coûte cher à la France qui ne se relève qu'à partir de 1920 voire 1928 pour la monnaie avec le franc "Poincaré". La crise de 1929 ne se fait sentir qu'à partir de 1932 mais dure jusqu'en 1939, période durant laquelle l'instabilité ministérielle est très importante. Vacillant en 1934, la Troisième République trouve un nouveau ciment unitaire avec l'antifascisme qui permet l'arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936. Mais, paralysée face à l'Allemagne, la France va alors s'enliser dans une "drôle de guerre" puis connaître l'une des plus grandes défaites de son histoire en juin 1940. Réunies en Assemblée nationale à Vichy le 10 juillet 1940, les Chambres, pourtant élues en 1936, votent les pleins pouvoirs à Pétain dans une sorte de suicide collectif par 569 voix pour, 80 voix contre et 18 abstentions.

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