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fme_587173 - TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille parlementaire, XVIe législature, Albert Hauet

TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille parlementaire, XVIe législature, Albert Hauet SUP
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Type : Médaille parlementaire, XVIe législature, Albert Hauet
Date : 1936
Nom de l'atelier/ville : 02 - Aisne
Métal : argent
Titre en millième : 850 ‰
Diamètre : 49,5 mm
Graveur : Émile MONNIER
Poids : 66,95 g.
Tranche : stries horizontales + corne d’abondance 2ARGENT
Poinçon : Corne 2 ARGENT
Degré de rareté : R3
Commentaires sur l'état de conservation :
Cette médaille présente de hauts reliefs et est recouverte d’une jolie patine grise. Deux petits coups à 3 heures sur la tranche et infime rayure derrière la bouche de la République

Avers


Titulature avers : REPUBLIQVE - FRANÇAISE.
Description avers : Tête de la République à droite portant un bonnet ; au-dessous .EMILE MONIER. 1936..

Revers


Titulature revers : .CHAMBRE - DES DEPVTES. - LIBERTE. EGALITE. FRATERNITE // A. HAUET / AISNE // 1936.
Description revers : Lion couché à droite reposant sur un cartouche ; au-dessous 1936, en arrière-plan la façade de l’Assemblée nationale (Palais Bourbon) et la signature E.M. Sur le cartouche est inscrit en reliefs en deux lignes A. HAUET / AISNE.

Commentaire


Médaille attribuée en 1936 à Albert Hauet, député de l’Aisne. Il naquit le 5 août 1867 et est le fils d’un industriel du textile dont l’entreprise familiale était située en Thiérache. En 1904 il fut élu maire de Boué et au Conseil général de l’Aisne pour le canton du Nouvion-en-Thiérache. En 1906, représentant de la gauche républicaine, il remporta les élections législatives. Il fut réélu député à plusieurs reprises sous différentes étiquettes de la gauche. Il décéda le 18 décembre 1941 à Pougues-les-Eaux (Nièvre).

Historique


TROISIÈME RÉPUBLIQUE

(4/09/1870-10/07/1940)

La nouvelle de la capitulation de Sedan provoque la révolution du 4 septembre 1870 à Paris. Proclamée à l'Hôtel de Ville, la République est dotée d'un gouvernement provisoire appelé gouvernement de la Défense nationale. Menacé à gauche par l'insurrection de la Commune et à droite par les monarchistes, le nouveau régime connaît des débuts difficiles. Chef du pouvoir exécutif dans un premier temps (février 1871), Thiers est chargé de réorganiser le pays avant de choisir sa forme de gouvernement. Il devient président de la République en août 1871 et, malgré son action de libération du territoire, doit quitter son poste en mars 1873 face à l'opposition royaliste. Il est alors remplacé par Mac-Mahon favorable au rétablissement de la monarchie mais celle-ci n'est pas restaurée à la suite de la question du drapeau. La loi du septennat est alors mise en place en novembre 1873 puis, en 1875, sont votées les lois fondamentales qui servent de Constitution à la Troisième République. Régime parlementaire, elle se caractérise notamment par la nette prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif. Anticléricale, la Troisième République rend l'école gratuite, laïque et obligatoire mais continue la politique coloniale pour ses ambitions économiques, stratégiques et morales. La séparation des Églises et de l'État est votée en 1905. L'idée d'une revanche sur l'Allemagne et un nationalisme important sont au cœur de la crise boulangiste, du scandale de Panama ou de l'affaire Dreyfus des années 1886-1899 tandis que la politique étrangère est très active notamment au Maroc et que la course aux armements se développe. La Première Guerre mondiale coûte cher à la France qui ne se relève qu'à partir de 1920 voire 1928 pour la monnaie avec le franc "Poincaré". La crise de 1929 ne se fait sentir qu'à partir de 1932 mais dure jusqu'en 1939, période durant laquelle l'instabilité ministérielle est très importante. Vacillant en 1934, la Troisième République trouve un nouveau ciment unitaire avec l'antifascisme qui permet l'arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936. Mais, paralysée face à l'Allemagne, la France va alors s'enliser dans une "drôle de guerre" puis connaître l'une des plus grandes défaites de son histoire en juin 1940. Réunies en Assemblée nationale à Vichy le 10 juillet 1940, les Chambres, pourtant élues en 1936, votent les pleins pouvoirs à Pétain dans une sorte de suicide collectif par 569 voix pour, 80 voix contre et 18 abstentions.

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