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fme_585063 - TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille parlementaire, VIIe législature, Jules-Ferdinand Baulard

TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille parlementaire, VIIe législature, Jules-Ferdinand Baulard SUP
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Type : Médaille parlementaire, VIIe législature, Jules-Ferdinand Baulard
Date : 1898
Nom de l'atelier/ville : 75 - Seine
Métal : argent
Diamètre : 50 mm
Axe des coins : 12 h.
Graveur : BOURGEOIS Léon Max (1839-1901)
Poids : 66,26 g.
Tranche : lisse + corne d’abondance ARGENT
Poinçon : corne d’abondance ARGENT
Degré de rareté : R3
Commentaires sur l'état de conservation :
Patine grise hétérogène avec quelques coups et rayures. Petite usure sur certains reliefs

Avers


Titulature avers : REPUBLIQUE - FRANÇAISE.
Description avers : Buste cuirassé et drapé de la République à droite, portant une couronne de laurier sur un bonnet de la liberté ; en bas à droite MAX BOURGEOIS.

Revers


Titulature revers : CHAMBRE DES DEPUTES - .1898. // SUFFRAGE UNIVERSEL // BAULARD / SEINE.
Description revers : Urne électorale timbré de l’inscription SUFFRAGE UNIVERSEL, reposant sur un drapeau de la République française et entouré de deux branches de chêne ; Cartouche timbré du nom et du département du récipiendaire ; signé : MB.

Commentaire


Médaille attribuée en 1898 à Jules-Ferdinand Baulard député de la Seine à l’occasion de la VIIe législature. Il naquit à le 11 février 1827 à Meaux et décéda le 7 février 1910 à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne). Il fut élu député lors de la Ve législature (22 septembre 1889), et fut réélu le 3 septembre 1893 et le 8 mai 1898. Son dernier mandat de député sous la VIIe législature s’acheva le 31 mai 1902. Ouvrier en verrerie comme son père, il fut un opposant à Louis-Philippe et Napoléon III, participant notamment aux journées ce 1848 et un temps à la Commune. Sa tombe est toujours visible au Père-Lachaise (73e division).

Historique


TROISIÈME RÉPUBLIQUE

(4/09/1870-10/07/1940)

La nouvelle de la capitulation de Sedan provoque la révolution du 4 septembre 1870 à Paris. Proclamée à l'Hôtel de Ville, la République est dotée d'un gouvernement provisoire appelé gouvernement de la Défense nationale. Menacé à gauche par l'insurrection de la Commune et à droite par les monarchistes, le nouveau régime connaît des débuts difficiles. Chef du pouvoir exécutif dans un premier temps (février 1871), Thiers est chargé de réorganiser le pays avant de choisir sa forme de gouvernement. Il devient président de la République en août 1871 et, malgré son action de libération du territoire, doit quitter son poste en mars 1873 face à l'opposition royaliste. Il est alors remplacé par Mac-Mahon favorable au rétablissement de la monarchie mais celle-ci n'est pas restaurée à la suite de la question du drapeau. La loi du septennat est alors mise en place en novembre 1873 puis, en 1875, sont votées les lois fondamentales qui servent de Constitution à la Troisième République. Régime parlementaire, elle se caractérise notamment par la nette prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif. Anticléricale, la Troisième République rend l'école gratuite, laïque et obligatoire mais continue la politique coloniale pour ses ambitions économiques, stratégiques et morales. La séparation des Églises et de l'État est votée en 1905. L'idée d'une revanche sur l'Allemagne et un nationalisme important sont au cœur de la crise boulangiste, du scandale de Panama ou de l'affaire Dreyfus des années 1886-1899 tandis que la politique étrangère est très active notamment au Maroc et que la course aux armements se développe. La Première Guerre mondiale coûte cher à la France qui ne se relève qu'à partir de 1920 voire 1928 pour la monnaie avec le franc "Poincaré". La crise de 1929 ne se fait sentir qu'à partir de 1932 mais dure jusqu'en 1939, période durant laquelle l'instabilité ministérielle est très importante. Vacillant en 1934, la Troisième République trouve un nouveau ciment unitaire avec l'antifascisme qui permet l'arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936. Mais, paralysée face à l'Allemagne, la France va alors s'enliser dans une "drôle de guerre" puis connaître l'une des plus grandes défaites de son histoire en juin 1940. Réunies en Assemblée nationale à Vichy le 10 juillet 1940, les Chambres, pourtant élues en 1936, votent les pleins pouvoirs à Pétain dans une sorte de suicide collectif par 569 voix pour, 80 voix contre et 18 abstentions.

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