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fme_423853 - TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille, Palais du Trocadéro

TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille, Palais du Trocadéro TTB+
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Type : Médaille, Palais du Trocadéro
Date : 1878
Nom de l'atelier/ville : 75 - Paris
Métal : bronze
Diamètre : 51 mm
Graveur : OUDINÉ Eugène-André (1810-1887) / DUBOIS Alphée (1831-1905)
Poids : 61 g.
Tranche : lisse + abeille BRONZE
Commentaires sur l'état de conservation :
Belle et intéressante médaille, nettoyée anciennement

Avers


Titulature avers : RÉPUBLIQUE - FRANÇAISE.
Description avers : Tête de Céres à gauche, les cheveux retenus pas un ruban et tressés avec une couronne de lauriers et de chêne.

Revers


Titulature revers : EXPOSITION UNIVERSELLE / PARIS 1878 // MINISTÈRE DES FINANCES // ADMINISTRATION / DES / MONNAIES ET MÉDAILLES.
Description revers : Vue du palais du Trocadéro, avec ses escaliers monumentaux et ses jardins.

Commentaire


Médaille signée Oudiné au droit et Dubois au revers.

Le palais du Trocadéro était une construction de la seconde moitié du XIXe siècle de tendance éclectique, d'inspirations mauresque et néo-byzantine situé dans le 16e arrondissement de Paris, sur la colline de Chaillot, entre la place du Trocadéro et les jardins du même nom. Il était composé d'une salle de spectacle de 4 600 places prolongée de chaque côté par deux ailes courbées, accueillant chacune un musée (le musée des Monuments français et le musée d'ethnographie) et des salles de conférences.
Construit à l'occasion de l'exposition universelle de 1878, il n'était pas destiné à survivre à l'événement ; si le bâtiment est finalement conservé pendant une soixantaine d'années, il est l'objet de nombreuses critiques concernant son style architectural, son progressif délabrement et la mauvaise acoustique de la grande salle, rapidement désertée par les orchestres. Il est démantelé en 1935 pour l'exposition spécialisée de 1937, afin de laisser la place à une nouvelle construction, le palais de Chaillot.

Eugène-André Oudiné, né à Paris le 1er janvier 1810, mort à Paris le 12 avril 1887, est un sculpteur, graveur et médailleur français. Eugène-André Oudiné a été l'élève de André Galle (1761 - 1844), de Louis Petitot (1794 - 1862) et de Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780 - 1867). Il reçoit le premier grand prix de Rome de gravure en médailles en 18311. Il est l'auteur de plusieurs monnaies dont la pièce de 5 francs 1849 et 1850 en argent à la tête de Cérès de la Seconde République qui remplace l'écu au type Dupré de 1848. De 1837 à 1887 il fut le graveur officiel du Ministère des Finances. Il a également dessiné et gravé les timbres-télégraphe ainsi que les timbres pour journaux émis en 1868. Ses créations concernent également les timbres fiscaux : " Aigle de face " des timbres de dimension, " Aigle de trois-quart " des articles d'argent et des récépissés de chemins de fer, type " Chiffres " des timbres d'affiches, de connaissements, de copies, de quittances et type " Groupe allégorique " qui va servir pour les timbres fiscaux d'effets de commerce entre 1874 et 1885.

Alphée Dubois est un artiste peintre, dessinateur de timbres et graveur médailleur, né le 17 janvier 1831 à Paris et mort en septembre 1905 à Clamart.

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Historique


TROISIÈME RÉPUBLIQUE

(4/09/1870-10/07/1940)

La nouvelle de la capitulation de Sedan provoque la révolution du 4 septembre 1870 à Paris. Proclamée à l'Hôtel de Ville, la République est dotée d'un gouvernement provisoire appelé gouvernement de la Défense nationale. Menacé à gauche par l'insurrection de la Commune et à droite par les monarchistes, le nouveau régime connaît des débuts difficiles. Chef du pouvoir exécutif dans un premier temps (février 1871), Thiers est chargé de réorganiser le pays avant de choisir sa forme de gouvernement. Il devient président de la République en août 1871 et, malgré son action de libération du territoire, doit quitter son poste en mars 1873 face à l'opposition royaliste. Il est alors remplacé par Mac-Mahon favorable au rétablissement de la monarchie mais celle-ci n'est pas restaurée à la suite de la question du drapeau. La loi du septennat est alors mise en place en novembre 1873 puis, en 1875, sont votées les lois fondamentales qui servent de Constitution à la Troisième République. Régime parlementaire, elle se caractérise notamment par la nette prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif. Anticléricale, la Troisième République rend l'école gratuite, laïque et obligatoire mais continue la politique coloniale pour ses ambitions économiques, stratégiques et morales. La séparation des Églises et de l'État est votée en 1905. L'idée d'une revanche sur l'Allemagne et un nationalisme important sont au cœur de la crise boulangiste, du scandale de Panama ou de l'affaire Dreyfus des années 1886-1899 tandis que la politique étrangère est très active notamment au Maroc et que la course aux armements se développe. La Première Guerre mondiale coûte cher à la France qui ne se relève qu'à partir de 1920 voire 1928 pour la monnaie avec le franc "Poincaré". La crise de 1929 ne se fait sentir qu'à partir de 1932 mais dure jusqu'en 1939, période durant laquelle l'instabilité ministérielle est très importante. Vacillant en 1934, la Troisième République trouve un nouveau ciment unitaire avec l'antifascisme qui permet l'arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936. Mais, paralysée face à l'Allemagne, la France va alors s'enliser dans une "drôle de guerre" puis connaître l'une des plus grandes défaites de son histoire en juin 1940. Réunies en Assemblée nationale à Vichy le 10 juillet 1940, les Chambres, pourtant élues en 1936, votent les pleins pouvoirs à Pétain dans une sorte de suicide collectif par 569 voix pour, 80 voix contre et 18 abstentions.

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