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fme_442022 - TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille du cardinal Bonnechose

TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille du cardinal Bonnechose TTB+
120.00 €
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Type : Médaille du cardinal Bonnechose
Date : 1893
Nom de l'atelier/ville : 76 - Rouen
Métal : bronze
Diamètre : 70,5 mm
Graveur : DUPUIS Daniel (1849-1899)
Poids : 164,7 g.
Tranche : lisse + corne BRONZE
Commentaires sur l'état de conservation :
Superbe médaille avec une patine brune

Avers


Titulature avers : EMINENTISS. .H M. G. DE BONNECHOSE. S. R. G. CARDINALI..
Description avers : Buste à gauche du cardinal Bonnechose.

Revers


Titulature revers : ROTOMACI / IN / ECCLESIA / METROPOL - CLERUS/ POPULUSQ / MEMORES / POSUERE // XXIII MARTII MDCCCXCIII.
Description revers : Monument funéraire du cardinal de Bonnechose avec une représentation de la France chrétienne sur les marches.

Commentaire


Henri-Marie-Gaston Boisnormand de Bonnechose, né à Paris le 30 mai 1800, mort à Rouen le 28 octobre 1883, est un homme d'Église français, archevêque de Rouen et cardinal.
Dès 1883, ce droit de Daniel Dupuis est utilisé pour une médaille du cardinal Bonnechose, associé à un revers avec ses armoiries.

En 1883, il se rend une dernière fois à Rome, mais, pris d'un malaise le 16 octobre à la gare Saint-Lazare, il meurt le 28 octobre suivant. Ses obsèques sont célébrées le 6 novembre ; c'était la dernière fois qu'un cardinal français recevait l'hommage des pouvoirs publics. Mgr Besson, évêque de Nîmes, prononce une oraison funèbre à Rouen le 13 décembre.
Mgr de Bonnechose avait demandé à être représenté à genoux, tourné vers le maître-autel de la chapelle Saint-Pierre-Saint-Paul où sa sépulture devait se trouver. L'œuvre est celle du sculpteur Henri Chapu. Il réalise une maquette à la fin 1889 qu'il expédie à Carrare. Il meurt sans pouvoir achever la traîne de la cappa magna. La statue est exposée au Salon de 1891 puis est mise en place. Le monument, dont le piédestal est l'œuvre d'Edmond Bonet, est inauguré le 23 mars 1893. Assise sur le socle, une grande statue de bronze, réalisation de Carlus, représentait la «France chrétienne». Après guerre, seul l’orant de marbre blanc a été conservé et placé à l'entrée de la chapelle de la Vierge..

Historique


TROISIÈME RÉPUBLIQUE

(4/09/1870-10/07/1940)

La nouvelle de la capitulation de Sedan provoque la révolution du 4 septembre 1870 à Paris. Proclamée à l'Hôtel de Ville, la République est dotée d'un gouvernement provisoire appelé gouvernement de la Défense nationale. Menacé à gauche par l'insurrection de la Commune et à droite par les monarchistes, le nouveau régime connaît des débuts difficiles. Chef du pouvoir exécutif dans un premier temps (février 1871), Thiers est chargé de réorganiser le pays avant de choisir sa forme de gouvernement. Il devient président de la République en août 1871 et, malgré son action de libération du territoire, doit quitter son poste en mars 1873 face à l'opposition royaliste. Il est alors remplacé par Mac-Mahon favorable au rétablissement de la monarchie mais celle-ci n'est pas restaurée à la suite de la question du drapeau. La loi du septennat est alors mise en place en novembre 1873 puis, en 1875, sont votées les lois fondamentales qui servent de Constitution à la Troisième République. Régime parlementaire, elle se caractérise notamment par la nette prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif. Anticléricale, la Troisième République rend l'école gratuite, laïque et obligatoire mais continue la politique coloniale pour ses ambitions économiques, stratégiques et morales. La séparation des Églises et de l'État est votée en 1905. L'idée d'une revanche sur l'Allemagne et un nationalisme important sont au cœur de la crise boulangiste, du scandale de Panama ou de l'affaire Dreyfus des années 1886-1899 tandis que la politique étrangère est très active notamment au Maroc et que la course aux armements se développe. La Première Guerre mondiale coûte cher à la France qui ne se relève qu'à partir de 1920 voire 1928 pour la monnaie avec le franc "Poincaré". La crise de 1929 ne se fait sentir qu'à partir de 1932 mais dure jusqu'en 1939, période durant laquelle l'instabilité ministérielle est très importante. Vacillant en 1934, la Troisième République trouve un nouveau ciment unitaire avec l'antifascisme qui permet l'arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936. Mais, paralysée face à l'Allemagne, la France va alors s'enliser dans une "drôle de guerre" puis connaître l'une des plus grandes défaites de son histoire en juin 1940. Réunies en Assemblée nationale à Vichy le 10 juillet 1940, les Chambres, pourtant élues en 1936, votent les pleins pouvoirs à Pétain dans une sorte de suicide collectif par 569 voix pour, 80 voix contre et 18 abstentions.

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