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fme_615682 - TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille de l’ascension de la Tour Eiffel (2e étage)

TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille de l’ascension de la Tour Eiffel (2e étage) TTB+
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Type : Médaille de l’ascension de la Tour Eiffel (2e étage)
Date : 1889
Nom de l'atelier/ville : 75 - Paris
Métal : cuivre argenté
Diamètre : 42 mm
Graveur : C. TROTIN / USINE MÉTALLURGIQUE PARISIENNE
Poids : 41,67 g.
Tranche : lisse
Poinçon : (corne) CUIVRE
Commentaires sur l'état de conservation :
Patine hétérogène. Légères traces de manipulation dans les champs. Présence de quelques coups et rayures

Avers


Titulature avers : LES TRAVAUX ONT COMMENCÉ LE 27 JANV. 1887 / LE MONUMENT A ÉTÉ INAUGURÉ LE 6 MAI 1889 / INVALIDES 105 ; NOT. DAME 66 ; COLOGNE 159 ; OPERA 56 ; GD PYRAMIDE 146 ; PANTHEON 83 ; ST PIERRE 132 ; ARC DE TRIOMPHE 45 ; ROUEN 150 ; OBELISQUE WASHINGTON 169 ; TOUR EIFFEL 300.
Description avers : La Tour Eiffel à l’échelle devant les différents monuments cités dans le texte. Signé : C. TROTIN.

Revers


Titulature revers : SOUVENIR / DE MON ASCENSION / AU 2ME ÉTAGE DE / LA TOUR EIFFEL / 1889.
Description revers : Texte et cartouche pour le nom à graver. Signé USINE METALLURGIQUE PARISIENNE.

Commentaire


Médaille signée C. TROTIN / USINE MÉTALLURGIQUE PARISIENNE.
Charles Trotin, est un graveur sur métaux et de timbres et médailleur français né le 23 septembre 1833 à Paris, mort à une date et un lieu inconnus.

Intéressant témoignage de l’inauguration de la Tour Eiffel et de l’effervescence autour du pavillon français de cette exposition universelle de 1889.
La vue des différents monuments dont l’altitude est mentionnées est intéressante pour l’époque ; nous aurions désormais la Burj Khalifa de Dubaï (828 m), la Shanghai Tower (632 m) ou encore la Makkah Clock Royal Tower de la Mecque (601 m) etc....

Historique


TROISIÈME RÉPUBLIQUE

(4/09/1870-10/07/1940)

La nouvelle de la capitulation de Sedan provoque la révolution du 4 septembre 1870 à Paris. Proclamée à l'Hôtel de Ville, la République est dotée d'un gouvernement provisoire appelé gouvernement de la Défense nationale. Menacé à gauche par l'insurrection de la Commune et à droite par les monarchistes, le nouveau régime connaît des débuts difficiles. Chef du pouvoir exécutif dans un premier temps (février 1871), Thiers est chargé de réorganiser le pays avant de choisir sa forme de gouvernement. Il devient président de la République en août 1871 et, malgré son action de libération du territoire, doit quitter son poste en mars 1873 face à l'opposition royaliste. Il est alors remplacé par Mac-Mahon favorable au rétablissement de la monarchie mais celle-ci n'est pas restaurée à la suite de la question du drapeau. La loi du septennat est alors mise en place en novembre 1873 puis, en 1875, sont votées les lois fondamentales qui servent de Constitution à la Troisième République. Régime parlementaire, elle se caractérise notamment par la nette prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif. Anticléricale, la Troisième République rend l'école gratuite, laïque et obligatoire mais continue la politique coloniale pour ses ambitions économiques, stratégiques et morales. La séparation des Églises et de l'État est votée en 1905. L'idée d'une revanche sur l'Allemagne et un nationalisme important sont au cœur de la crise boulangiste, du scandale de Panama ou de l'affaire Dreyfus des années 1886-1899 tandis que la politique étrangère est très active notamment au Maroc et que la course aux armements se développe. La Première Guerre mondiale coûte cher à la France qui ne se relève qu'à partir de 1920 voire 1928 pour la monnaie avec le franc "Poincaré". La crise de 1929 ne se fait sentir qu'à partir de 1932 mais dure jusqu'en 1939, période durant laquelle l'instabilité ministérielle est très importante. Vacillant en 1934, la Troisième République trouve un nouveau ciment unitaire avec l'antifascisme qui permet l'arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936. Mais, paralysée face à l'Allemagne, la France va alors s'enliser dans une "drôle de guerre" puis connaître l'une des plus grandes défaites de son histoire en juin 1940. Réunies en Assemblée nationale à Vichy le 10 juillet 1940, les Chambres, pourtant élues en 1936, votent les pleins pouvoirs à Pétain dans une sorte de suicide collectif par 569 voix pour, 80 voix contre et 18 abstentions.

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