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fme_446795 - TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille de la ville de Péronne

TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille de la ville de Péronne SUP
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Type : Médaille de la ville de Péronne
Date : n.d.
Nom de l'atelier/ville : 80 - Péronne
Métal : argent
Diamètre : 40,45 mm
Graveur : STERN Graveur
Poids : 81,41 g.
Tranche : lisse + Corne ARGENT
Commentaires sur l'état de conservation :
Superbe et intéressante médaille. Patine grise avec une petite tache sombre au revers

Avers


Titulature avers : URBS NESCIA VINCI.
Description avers : Armes de Péronne couronnées, entre deux chiens.

Revers


Titulature revers : 1190/ REUNION DE PERONNE A LA COURONNE DE FRANCE// 1209/ PERONNE ERIGEE EN COMMUNE// 1245/ PARLEMENT PAR SAINT LOUIS// 1320/ ETATS GENERAUX PAR PHILIPPE V// 1376/ CONCESSION D’UN BEFFROI// 1536/ SIEGE PAR LE DUC/ DE NASSAU.
Description revers : Légendes en 14 lignes horizontates.

Commentaire


Les armoiries de Péronne datent du rattachement définitif de la ville à la France sous Louis XI au XVe siècle. Cependant elles ont été modifiées en février 1537 par François Ier, qui, par lettres patentes (conservées aux archives municipales de Péronne), a permis à la ville d'ajouter à son blason une couronne fleurdelisée au-dessus du "P", en souvenir du siège soutenu victorieusement par les Péronnais contre les Impériaux.

Le Graveur Stern ou Stern Graveur est une société française d’imprimerie et de gravure fondée à Paris en 1834 dans le passage des Panoramas, bien connu pour ses gravures de haute qualité dont : les menus de repas de la haute société, les titres de bourse, les boutons de manchettes, les médailles, les billets de Banque, les cartes de visites et autres passeports diplomatiques. L’activité se poursuit toujours à Paris..

Historique


TROISIÈME RÉPUBLIQUE

(4/09/1870-10/07/1940)

La nouvelle de la capitulation de Sedan provoque la révolution du 4 septembre 1870 à Paris. Proclamée à l'Hôtel de Ville, la République est dotée d'un gouvernement provisoire appelé gouvernement de la Défense nationale. Menacé à gauche par l'insurrection de la Commune et à droite par les monarchistes, le nouveau régime connaît des débuts difficiles. Chef du pouvoir exécutif dans un premier temps (février 1871), Thiers est chargé de réorganiser le pays avant de choisir sa forme de gouvernement. Il devient président de la République en août 1871 et, malgré son action de libération du territoire, doit quitter son poste en mars 1873 face à l'opposition royaliste. Il est alors remplacé par Mac-Mahon favorable au rétablissement de la monarchie mais celle-ci n'est pas restaurée à la suite de la question du drapeau. La loi du septennat est alors mise en place en novembre 1873 puis, en 1875, sont votées les lois fondamentales qui servent de Constitution à la Troisième République. Régime parlementaire, elle se caractérise notamment par la nette prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif. Anticléricale, la Troisième République rend l'école gratuite, laïque et obligatoire mais continue la politique coloniale pour ses ambitions économiques, stratégiques et morales. La séparation des Églises et de l'État est votée en 1905. L'idée d'une revanche sur l'Allemagne et un nationalisme important sont au cœur de la crise boulangiste, du scandale de Panama ou de l'affaire Dreyfus des années 1886-1899 tandis que la politique étrangère est très active notamment au Maroc et que la course aux armements se développe. La Première Guerre mondiale coûte cher à la France qui ne se relève qu'à partir de 1920 voire 1928 pour la monnaie avec le franc "Poincaré". La crise de 1929 ne se fait sentir qu'à partir de 1932 mais dure jusqu'en 1939, période durant laquelle l'instabilité ministérielle est très importante. Vacillant en 1934, la Troisième République trouve un nouveau ciment unitaire avec l'antifascisme qui permet l'arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936. Mais, paralysée face à l'Allemagne, la France va alors s'enliser dans une "drôle de guerre" puis connaître l'une des plus grandes défaites de son histoire en juin 1940. Réunies en Assemblée nationale à Vichy le 10 juillet 1940, les Chambres, pourtant élues en 1936, votent les pleins pouvoirs à Pétain dans une sorte de suicide collectif par 569 voix pour, 80 voix contre et 18 abstentions.

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