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fme_369931 - TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille de la ville de Nancy

TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille de la ville de Nancy TTB+
120.00 €
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Type : Médaille de la ville de Nancy
Date : 1908
Nom de l'atelier/ville : 54 - Nancy
Métal : argent
Diamètre : 50,5 mm
Poids : 62 g.
Tranche : lisse + corne ARGENT
Commentaires sur l'état de conservation :
Belle médaille avec une patine un peu hétérogène et des petits coups au revers

Avers


Titulature avers : VILLE DE NANCY.
Description avers : Écu couronné de la ville de Nancy, dans une couronne de chêne et de lauriers.

Revers


Titulature revers : GRANDE SEMAINE LORRAINE À LONDRES // À / M. MARCEL KNECHT / LA VILLE DE NANCY. / SEPTEMBRE / 1908.
Description revers : Légende en cinq lignes dans une couronne de lauriers ; légende circulaire autour.

Commentaire


Marcel Knecht était professeur d’anglais au lycée de Nancy.

Nous lisons dans le « Bulletin » de la Chambre de Commerce et de l'Office Économique de Meurthe-et-Moselle, de septembre octobre 1908, l'article suivant : « Nous avons dit que le Comité Franco-Britannique de Lorraine avait organisé une série d'excursions à l'Exposition franco-britannique de Londres. Sur son initiative, une première excursion de quatre cents Nancéiens et Lorrains eut lieu au début d'août. Une deuxième et une troisième excursions ont suivi, à l'occasion desquelles on a préparé, de l'autre côté du détroit, une série de manifestations. Ce fut la « Grande Semaine Lorraine », dont M. Marcel Knecht, secrétaire général et fondateur du Comité, a bien voulu rappeler les principaux épisodes. On verra plus loin quelle influence cette affirmation nouvelle de l'Entente Cordiale peut exercer sur les relations franco-anglaises....

Historique


TROISIÈME RÉPUBLIQUE

(4/09/1870-10/07/1940)

La nouvelle de la capitulation de Sedan provoque la révolution du 4 septembre 1870 à Paris. Proclamée à l'Hôtel de Ville, la République est dotée d'un gouvernement provisoire appelé gouvernement de la Défense nationale. Menacé à gauche par l'insurrection de la Commune et à droite par les monarchistes, le nouveau régime connaît des débuts difficiles. Chef du pouvoir exécutif dans un premier temps (février 1871), Thiers est chargé de réorganiser le pays avant de choisir sa forme de gouvernement. Il devient président de la République en août 1871 et, malgré son action de libération du territoire, doit quitter son poste en mars 1873 face à l'opposition royaliste. Il est alors remplacé par Mac-Mahon favorable au rétablissement de la monarchie mais celle-ci n'est pas restaurée à la suite de la question du drapeau. La loi du septennat est alors mise en place en novembre 1873 puis, en 1875, sont votées les lois fondamentales qui servent de Constitution à la Troisième République. Régime parlementaire, elle se caractérise notamment par la nette prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif. Anticléricale, la Troisième République rend l'école gratuite, laïque et obligatoire mais continue la politique coloniale pour ses ambitions économiques, stratégiques et morales. La séparation des Églises et de l'État est votée en 1905. L'idée d'une revanche sur l'Allemagne et un nationalisme important sont au cœur de la crise boulangiste, du scandale de Panama ou de l'affaire Dreyfus des années 1886-1899 tandis que la politique étrangère est très active notamment au Maroc et que la course aux armements se développe. La Première Guerre mondiale coûte cher à la France qui ne se relève qu'à partir de 1920 voire 1928 pour la monnaie avec le franc "Poincaré". La crise de 1929 ne se fait sentir qu'à partir de 1932 mais dure jusqu'en 1939, période durant laquelle l'instabilité ministérielle est très importante. Vacillant en 1934, la Troisième République trouve un nouveau ciment unitaire avec l'antifascisme qui permet l'arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936. Mais, paralysée face à l'Allemagne, la France va alors s'enliser dans une "drôle de guerre" puis connaître l'une des plus grandes défaites de son histoire en juin 1940. Réunies en Assemblée nationale à Vichy le 10 juillet 1940, les Chambres, pourtant élues en 1936, votent les pleins pouvoirs à Pétain dans une sorte de suicide collectif par 569 voix pour, 80 voix contre et 18 abstentions.

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