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fme_584543 - TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille, Cour des comptes, Conseiller référendaire

TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille, Cour des comptes, Conseiller référendaire SUP
250.00 €
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Type : Médaille, Cour des comptes, Conseiller référendaire
Date : (1882)
Nom de l'atelier/ville : 75 - Paris
Métal : argent
Diamètre : 51 mm
Poids : 64,58 g.
Tranche : lisse + corne d’abondance ARGENT
Poinçon : corne d’abondance ARGENT
Commentaires sur l'état de conservation :
Cette médaille est frappée sur un flan régulier et présente de hauts reliefs. Exemplaire ayant conservé du brillant de frappe. Des traces de manipulation dans les champs et coup sous le A de L’ESTANG. Présence de quelques fines rayures

Avers


Titulature avers : COUR / DES COMPTES / 1807.
Description avers : en 3 lignes dans une couronne végétale composée de blé, raisin, chêne, laurier.

Revers


Titulature revers : DUBOIS / DE L’ESTANG / CONSEILLER / RÉFÉRENDAIRE.
Description revers : Légende en 4 lignes dans un médaillon entouré d’une couronne végétale composée de blé, feuille de vigne, chêne et laurier.

Commentaire


Médaille attribuée à Louis George Pierre Dubois de l’Estang (1854-1926), fils de Jean Joseph Gustave Dubois de l’Estang qui fut également conseiller général et conseiller maître à la cour des comptes. Licencié en droit à Paris, il fut militaire engagé en 1873-1874, surnuméraire au Mouvement Général des Fonds le 15 juin 1876 et eut divers postes au cabinet du ministre des Finances. Conseiller référendaire de 2ème classe le 13 mai 1882, Conseiller référendaire de 1ère classe le 14 janvier 1902, membre de la commission de vérification des comptes ministériels pour 1901, 1902 et 1903, Conseiller maître le 3 juin 1909, il eut d’autres fonctions par la suite. Officier de la Légion d’honneur en 1919.
(cf. détails : https://www.ccomptes.fr/fr/biographies/dubois-de-lestang-louis-george-pierre).

Historique


TROISIÈME RÉPUBLIQUE

(4/09/1870-10/07/1940)

La nouvelle de la capitulation de Sedan provoque la révolution du 4 septembre 1870 à Paris. Proclamée à l'Hôtel de Ville, la République est dotée d'un gouvernement provisoire appelé gouvernement de la Défense nationale. Menacé à gauche par l'insurrection de la Commune et à droite par les monarchistes, le nouveau régime connaît des débuts difficiles. Chef du pouvoir exécutif dans un premier temps (février 1871), Thiers est chargé de réorganiser le pays avant de choisir sa forme de gouvernement. Il devient président de la République en août 1871 et, malgré son action de libération du territoire, doit quitter son poste en mars 1873 face à l'opposition royaliste. Il est alors remplacé par Mac-Mahon favorable au rétablissement de la monarchie mais celle-ci n'est pas restaurée à la suite de la question du drapeau. La loi du septennat est alors mise en place en novembre 1873 puis, en 1875, sont votées les lois fondamentales qui servent de Constitution à la Troisième République. Régime parlementaire, elle se caractérise notamment par la nette prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif. Anticléricale, la Troisième République rend l'école gratuite, laïque et obligatoire mais continue la politique coloniale pour ses ambitions économiques, stratégiques et morales. La séparation des Églises et de l'État est votée en 1905. L'idée d'une revanche sur l'Allemagne et un nationalisme important sont au cœur de la crise boulangiste, du scandale de Panama ou de l'affaire Dreyfus des années 1886-1899 tandis que la politique étrangère est très active notamment au Maroc et que la course aux armements se développe. La Première Guerre mondiale coûte cher à la France qui ne se relève qu'à partir de 1920 voire 1928 pour la monnaie avec le franc "Poincaré". La crise de 1929 ne se fait sentir qu'à partir de 1932 mais dure jusqu'en 1939, période durant laquelle l'instabilité ministérielle est très importante. Vacillant en 1934, la Troisième République trouve un nouveau ciment unitaire avec l'antifascisme qui permet l'arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936. Mais, paralysée face à l'Allemagne, la France va alors s'enliser dans une "drôle de guerre" puis connaître l'une des plus grandes défaites de son histoire en juin 1940. Réunies en Assemblée nationale à Vichy le 10 juillet 1940, les Chambres, pourtant élues en 1936, votent les pleins pouvoirs à Pétain dans une sorte de suicide collectif par 569 voix pour, 80 voix contre et 18 abstentions.

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