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fme_613973 - TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille, Banque de Paris et des Pays-Bas, 50e anniversaire

TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille, Banque de Paris et des Pays-Bas, 50e anniversaire TTB+
180.00 €
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Type : Médaille, Banque de Paris et des Pays-Bas, 50e anniversaire
Date : (après 1880)
Date : 1922
Métal : cuivre
Diamètre : 71,5 mm
Graveur : Henry Nocq
Poids : 160,8 g.
Tranche : lisse + triangle CUIVRE
Poinçon : Triangle
Degré de rareté : R1
Commentaires sur l'état de conservation :
Patine hétérogène avec des traces de manipulation et une petite usure sur les hauts reliefs

Avers


Titulature avers : ANÉPIGRAPHE.
Description avers : Allégorie assise à gauche, à ses pieds les écus de Paris et du Royaume de Hollande au-devant de la ville de Paris (vue sur l’île de la Cité) ; au-dessous signature HENRY NOCQ.

Revers


Titulature revers : BANQUE / DE PARIS / ET DES / PAYS-BAS // À L’EXERGUE : 50E ANNIVERSAIRE / 1872-1922 // DANS LE BLASON À GAUCHE : PRESIDENTS / 1877 ERNEST DUTILLEUL / 1894 EDMOND JOUBERT / 1895 EUGENE GOUIN / 1909 LEOPOLD RENOUARD / 1910 CHARLES DEMACHY / 1911 EDOUARD NOETZLIN / 1915 GASTON GRIOLET / VICE-PRESIDENTS / STEPHANE DERVILLE / JULES CAMBON / DIRECTEUR GENERAL / HORACE FINALY.
Description revers : Légende sous un vaisseau voguant sur les flots. Divers éléments autour du cuir gravé en 13 lignes.

Commentaire


La médaille est conservée dans un écrin en cuir gaufré de liserés dorés, accompagnée de la photo d’un homme inconnu.
La Banque de Paris & des Pays-Bas est fondée à Paris en 1872 et fonctionne essentiellement comme banque d’affaires. Cette banque existe toujours sous le nom plus moderne de BNP-Paribas.

Historique


TROISIÈME RÉPUBLIQUE

(4/09/1870-10/07/1940)

La nouvelle de la capitulation de Sedan provoque la révolution du 4 septembre 1870 à Paris. Proclamée à l'Hôtel de Ville, la République est dotée d'un gouvernement provisoire appelé gouvernement de la Défense nationale. Menacé à gauche par l'insurrection de la Commune et à droite par les monarchistes, le nouveau régime connaît des débuts difficiles. Chef du pouvoir exécutif dans un premier temps (février 1871), Thiers est chargé de réorganiser le pays avant de choisir sa forme de gouvernement. Il devient président de la République en août 1871 et, malgré son action de libération du territoire, doit quitter son poste en mars 1873 face à l'opposition royaliste. Il est alors remplacé par Mac-Mahon favorable au rétablissement de la monarchie mais celle-ci n'est pas restaurée à la suite de la question du drapeau. La loi du septennat est alors mise en place en novembre 1873 puis, en 1875, sont votées les lois fondamentales qui servent de Constitution à la Troisième République. Régime parlementaire, elle se caractérise notamment par la nette prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif. Anticléricale, la Troisième République rend l'école gratuite, laïque et obligatoire mais continue la politique coloniale pour ses ambitions économiques, stratégiques et morales. La séparation des Églises et de l'État est votée en 1905. L'idée d'une revanche sur l'Allemagne et un nationalisme important sont au cœur de la crise boulangiste, du scandale de Panama ou de l'affaire Dreyfus des années 1886-1899 tandis que la politique étrangère est très active notamment au Maroc et que la course aux armements se développe. La Première Guerre mondiale coûte cher à la France qui ne se relève qu'à partir de 1920 voire 1928 pour la monnaie avec le franc "Poincaré". La crise de 1929 ne se fait sentir qu'à partir de 1932 mais dure jusqu'en 1939, période durant laquelle l'instabilité ministérielle est très importante. Vacillant en 1934, la Troisième République trouve un nouveau ciment unitaire avec l'antifascisme qui permet l'arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936. Mais, paralysée face à l'Allemagne, la France va alors s'enliser dans une "drôle de guerre" puis connaître l'une des plus grandes défaites de son histoire en juin 1940. Réunies en Assemblée nationale à Vichy le 10 juillet 1940, les Chambres, pourtant élues en 1936, votent les pleins pouvoirs à Pétain dans une sorte de suicide collectif par 569 voix pour, 80 voix contre et 18 abstentions.

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