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fme_504185 - TROISIÈME RÉPUBLIQUE Lot de 2 médailles : Orfèvrerie et Céramique - Exposition Art et Techniques

TROISIÈME RÉPUBLIQUE Lot de 2 médailles : Orfèvrerie et Céramique - Exposition Art et Techniques SUP
65.00 €
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Type : Lot de 2 médailles : Orfèvrerie et Céramique - Exposition Art et Techniques
Date : 1937
Nom de l'atelier/ville : 75 - Paris
Métal : laiton
Diamètre : 32 mm
Graveur : BECKER Edmond Henri (1871-1971)
Poids : 40,27 g.
Tranche : lisse
Poinçon : Corne (1880 -)
Commentaires sur l'état de conservation :
Bel aspect. Peu d’usure. Traces de manipulation

Avers


Titulature avers : L’ORFEVRERIE OU LA CERAMIQUE.
Description avers : Artisan.

Revers


Titulature revers : EXPOSITION INTERNATIONALE / “ARTS ET TECHNIQUES” / PARIS / 1937.
Description revers : Façade du Hall d’exposition.

Commentaire


Ce lot, vendu avec son petit sachet d’origine de la Monnaie de Paris (ou Administration des Monnaies et Médailles), propose deux médailles, soit l’Orfèvrerie par Becker (20,16g) et la Céramique par Delannoy (20,11g). Dans l’Orfèvrerie on retrouve à l’avers l’orfèvre ou dinandier dans son atelier, en train de mettre en forme une pièce de métal. Sur la Céramique on retrouve un ouvrier potier travaillant sur un tour.
Il en existe deux autres commercialisées au cours de l’exposition de 1937 : la Tapisserie par Thénot et le Travail du verre par Monier.

L’Exposition universelle de 1937, officiellement Exposition internationale des « Arts et des Techniques appliqués à la Vie moderne », qui se tient à Paris du 25 mai au 25 novembre 1937, est la première Exposition organisée en France selon les règles de la Convention de Paris de 1928 sur les Expositions internationales. C'est également le dernier événement de ce genre à avoir eu lieu à Paris.

Historique


TROISIÈME RÉPUBLIQUE

(4/09/1870-10/07/1940)

La nouvelle de la capitulation de Sedan provoque la révolution du 4 septembre 1870 à Paris. Proclamée à l'Hôtel de Ville, la République est dotée d'un gouvernement provisoire appelé gouvernement de la Défense nationale. Menacé à gauche par l'insurrection de la Commune et à droite par les monarchistes, le nouveau régime connaît des débuts difficiles. Chef du pouvoir exécutif dans un premier temps (février 1871), Thiers est chargé de réorganiser le pays avant de choisir sa forme de gouvernement. Il devient président de la République en août 1871 et, malgré son action de libération du territoire, doit quitter son poste en mars 1873 face à l'opposition royaliste. Il est alors remplacé par Mac-Mahon favorable au rétablissement de la monarchie mais celle-ci n'est pas restaurée à la suite de la question du drapeau. La loi du septennat est alors mise en place en novembre 1873 puis, en 1875, sont votées les lois fondamentales qui servent de Constitution à la Troisième République. Régime parlementaire, elle se caractérise notamment par la nette prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif. Anticléricale, la Troisième République rend l'école gratuite, laïque et obligatoire mais continue la politique coloniale pour ses ambitions économiques, stratégiques et morales. La séparation des Églises et de l'État est votée en 1905. L'idée d'une revanche sur l'Allemagne et un nationalisme important sont au cœur de la crise boulangiste, du scandale de Panama ou de l'affaire Dreyfus des années 1886-1899 tandis que la politique étrangère est très active notamment au Maroc et que la course aux armements se développe. La Première Guerre mondiale coûte cher à la France qui ne se relève qu'à partir de 1920 voire 1928 pour la monnaie avec le franc "Poincaré". La crise de 1929 ne se fait sentir qu'à partir de 1932 mais dure jusqu'en 1939, période durant laquelle l'instabilité ministérielle est très importante. Vacillant en 1934, la Troisième République trouve un nouveau ciment unitaire avec l'antifascisme qui permet l'arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936. Mais, paralysée face à l'Allemagne, la France va alors s'enliser dans une "drôle de guerre" puis connaître l'une des plus grandes défaites de son histoire en juin 1940. Réunies en Assemblée nationale à Vichy le 10 juillet 1940, les Chambres, pourtant élues en 1936, votent les pleins pouvoirs à Pétain dans une sorte de suicide collectif par 569 voix pour, 80 voix contre et 18 abstentions.

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