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fmd_545785 - Module de 20 francs argent, 10e anniversaire de la Paix 1929 Paris GEM.254 1

Module de 20 francs argent, 10e anniversaire de la Paix 1929 Paris GEM.254 1 SUP62
Non disponible.
Article vendu sur notre boutique internet.
Prix : 140.00 €
Type : Module de 20 francs argent, 10e anniversaire de la Paix
Date : 1929
Nom de l'atelier/ville : Paris
Métal : argent
Titre en millième : 800 ‰
Diamètre : 35 mm
Axe des coins : 12 h.
Poids : 20,00 g.
Tranche : inscrite en relief à trois viroles : (corne) MONNAIE DE PARIS ARGENT TITRE 0,800
Référence ouvrage :
GEM.254 1 - Maz.2622 - G.851 - 399 100
Pedigree :
Cet exemplaire provient de la Collection S8

Avers


Titulature avers : G. CLEMENCEAU - R. POINCARE - A. BRIAND (BRANCHE DE LAURIER).
Description avers : Têtes accolées de Briand, Poincaré et Clémenceau à gauche.

Revers


Titulature revers : * SERVITEURS DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE // PAIX - 1919-1929.
Description revers : La Semeuse marchant à gauche et semant ; derrière le soleil levant.

Commentaire


D’après Mazard, cette pièce qui est au module de la 20 francs Turin a été frappée suite à une initiative privée ce qui explique qu'elle ne porte pas de valeur faciale. Sa commercialisation a été interdite, malgré son réel succès public, pour contrefaçon d'un type monétaire. Lorsque l'on se replace dans le contexte de l'époque et de la montée des périls, il est compréhensible que le public ait été très sensible à cette conjugaison des symboles de la Semeuse et des leaders politiques, symboles de la paix. Georges Clémenceau (1841-1929), le père de la Victoire, Raymond Poincaré (1860-1934), le restaurateur du Franc, Aristide Briand (1862-1932), plusieurs fois Président du Conseil, signataire avec Stresemann du Traité de désarmement franco-allemand, représentaient les espoirs d'une France saignée par la Grande Guerre".

Historique


TROISIÈME RÉPUBLIQUE

(4/09/1870-10/07/1940)

La nouvelle de la capitulation de Sedan provoque la révolution du 4 septembre 1870 à Paris. Proclamée à l'Hôtel de Ville, la République est dotée d'un gouvernement provisoire appelé gouvernement de la Défense nationale. Menacé à gauche par l'insurrection de la Commune et à droite par les monarchistes, le nouveau régime connaît des débuts difficiles. Chef du pouvoir exécutif dans un premier temps (février 1871), Thiers est chargé de réorganiser le pays avant de choisir sa forme de gouvernement. Il devient président de la République en août 1871 et, malgré son action de libération du territoire, doit quitter son poste en mars 1873 face à l'opposition royaliste. Il est alors remplacé par Mac-Mahon favorable au rétablissement de la monarchie mais celle-ci n'est pas restaurée à la suite de la question du drapeau. La loi du septennat est alors mise en place en novembre 1873 puis, en 1875, sont votées les lois fondamentales qui servent de Constitution à la Troisième République. Régime parlementaire, elle se caractérise notamment par la nette prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif. Anticléricale, la Troisième République rend l'école gratuite, laïque et obligatoire mais continue la politique coloniale pour ses ambitions économiques, stratégiques et morales. La séparation des Églises et de l'État est votée en 1905. L'idée d'une revanche sur l'Allemagne et un nationalisme important sont au cœur de la crise boulangiste, du scandale de Panama ou de l'affaire Dreyfus des années 1886-1899 tandis que la politique étrangère est très active notamment au Maroc et que la course aux armements se développe. La Première Guerre mondiale coûte cher à la France qui ne se relève qu'à partir de 1920 voire 1928 pour la monnaie avec le franc "Poincaré". La crise de 1929 ne se fait sentir qu'à partir de 1932 mais dure jusqu'en 1939, période durant laquelle l'instabilité ministérielle est très importante. Vacillant en 1934, la Troisième République trouve un nouveau ciment unitaire avec l'antifascisme qui permet l'arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936. Mais, paralysée face à l'Allemagne, la France va alors s'enliser dans une "drôle de guerre" puis connaître l'une des plus grandes défaites de son histoire en juin 1940. Réunies en Assemblée nationale à Vichy le 10 juillet 1940, les Chambres, pourtant élues en 1936, votent les pleins pouvoirs à Pétain dans une sorte de suicide collectif par 569 voix pour, 80 voix contre et 18 abstentions.

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