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E-auction 339-253858 - LOUIS-PHILIPPE Ier Médaille, inauguration de la colonne de Juillet (Bastille)

LOUIS-PHILIPPE Ier Médaille, inauguration de la colonne de Juillet (Bastille) SUP
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PAS DE FRAIS ACHETEUR.
Estimation : 200 €
Prix : 72 €
Offre maximum : 99 €
Fin de la vente : 14 octobre 2019 18:21:00
participants : 8 participants
Type : Médaille, inauguration de la colonne de Juillet (Bastille)
Date : 1845
Nom de l'atelier/ville : 75 - Paris
Métal : bronze
Diamètre : 51 mm
Graveur : CAUNOIS François Augustin (1787-1859)
Poids : 63 g.
Tranche : lisse
Commentaires sur l'état de conservation :
Magnifique médaille avec de très beaux reliefs et une agréable patine lisse et brillante, bien homogène

Avers


Titulature avers : LOUIS-PHILIPPE IER - ROI DES FRANÇAIS.
Description avers : Tête laurée de Louis-Philippe à droite.

Revers


Titulature revers : COLONNE - DE JUILLET // 27 28 29 - 1830 // A LA GLOIRE / DES CITOYENS / MORTS - POUR / LA DÉFENSE / DES LOIS/.
Description revers : Colonne de juillet .

Commentaire


Médaille signée CAUNOIS F. François Augustin Caunois est un sculpteur et médailleur français, né le 13 juin 1787 à Bar-le-Duc et mort en 1859 à Paris.
En tant que médailleur, Caunois participa à plusieurs concours monétaires. On connait de lui un essai pour le concours de 1830 (pièce de 100 Francs à l’effigie de Louis-Philippe Ier). De même, il fit partie des 25 graveurs qui participèrent au concours monétaire de 1848. Il s'agissait de créer de nouvelles pièces de 20 francs, 5 francs, et 10 centimes. François Augustin Caunois proposa une pièce de 5 francs, mais le projet d'Eugène-André Oudiné fut retenu.

La colonne de Juillet est une colonne élevée sur la place de la Bastille à Paris, entre 1835 et 1840 en commémoration des Trois Glorieuses. Ces trois journées de la révolution de juillet 1830 amenèrent la chute de Charles X et du régime de restauration, puis l'instauration de la monarchie de juillet, avec le règne de Louis-Philippe Ier, duc d'Orléans, devenu roi des Français.
Sur une plaque, au bas de la colonne, il est écrit :
« À la gloire des citoyens français qui s'armèrent et combattirent pour la défense des libertés publiques dans les mémorables journées des 27, 28, 29 juillet 1830. »
Le fût de la colonne porte le nom des victimes des journées révolutionnaires de juillet 1830 et le sommet est orné d'une sculpture en bronze doré d'Auguste Dumont : Le Génie de la Liberté. Enfin, la colonne est construite au-dessus d'une nécropole accueillant les corps de révolutionnaires tombés pendant les journées de juillet.

Le 27 juillet 1831, Louis-Philippe posa la première pierre de la Colonne, en l'honneur des Trois Glorieuses. Elle fut inspirée par la colonne Trajane de Rome. Elle fut dessinée par l'architecte Jean-Antoine Alavoine, et les travaux ne commencèrent qu'en 1835, où l'on procéda à la fonte des pièces en bronze. La décoration fut réalisée en 1839 par l'architecte Joseph-Louis Duc et la colonne fut terminée en 1840 pour célébrer les dix ans de la révolution.

Historique


LOUIS-PHILIPPE Ier

(7/08/1830-24/02/1848)

Né à Paris en 1773, Louis-Philippe est le fils aîné de Louis-Philippe Joseph, duc d'Orléans (Philippe-Égalité), guillotiné en 1793 pour corruption après avoir voté la mort de son cousin Louis XVI. Il porte successivement les titres de duc de Valois, de Chartres puis d'Orléans à compter de 1793. Favorable à la Révolution, comme son père, il doit néanmoins se réfugier en Suisse puis il voyage en Scandinavie, aux États-Unis et enfin s'établit en Angleterre en 1801. La Restauration lui permet de retrouver les biens immenses de sa famille mais il reste considéré comme un rival potentiel par Louis XVIII qui le reçoit froidement. Réfugié en Angleterre lors des Cent-Jours, il revient en France en 1817. Âpre au gain, il donne son appui à l'opposition représentée par le parti libéral tout en s'appuyant sur la haute bourgeoisie possédante. Les journées de 1830 lui donnent l'occasion d'accéder au pouvoir après avoir adhéré au drapeau tricolore et multiplié les promesses. Il devient le 31 juillet 1830 lieutenant général du royaume puis roi des Français le 7 août. Son règne, sous une apparence libérale, va devenir celui de la bourgeoisie et des milieux d'affaires tandis que les oppositions (légitimistes, bonapartistes, républicaines et socialistes) sont maintenues dans l'illégalité. Sa politique de paix et son autorité lui valent alors un prestige important auprès des cours européennes. Le banquier Laffitte est Premier ministre. La Fayette est l'un des artisans de cette "révolution bourgeoise". Le 13 mars 1831, Casimir Périer remplace Laffitte. La France intervient en Belgique en août 1831 pour contrer les Hollandais. Les Légitimistes, avec le complot de la rue des Prouvaires, tentent d'établir Henri V comme roi tandis que sa mère essaie de soulever la Vendée. Elle est arrêtée le 3 décembre 1832 à Nantes. L'épidémie de choléra tue plus de dix mille personnes à Paris, dont Casimir Périer. Les obsèques du général Lamarque sont l'occasion d'une tentative de soulèvement républicain, écrasé dans le sang (cf. Les Misérables). Les Français occupent Anvers le 23 décembre 1832. L'attentat de Fieschi du 28 juillet 1835 contre Louis-Philippe tue dix-huit personnes dont le maréchal Mortier. La première ligne de chemin de fer Paris-Orléans et la colonne de Juillet sont inaugurées respectivement les 24 octobre 1837 et 28 juillet 1840. L'année 1840 marque un tournant dans le régime, d'une grande instabilité ministérielle avant d'avoir le ministère Guizot ("Enrichissez-vous !"). Le prince Louis-Napoléon Bonaparte, après une seconde tentative de putsch, est condamné à la réclusion perpétuelle et enfermé au fort de Ham dont il s'échappera en 1846. Les cendres de Napoléon sont ramenées de Sainte-Hélène et transférées aux Invalides. À partir de 1841, Louis-Philippe engage la France sur la voie de la conquête totale de l'Algérie, déjà commencée sous Charles X, tandis que se développe un important essor économique en Métropole. Une loi limite en 1841 le travail des enfants à 12 heures. Le premier accident grave de chemin de fer a lieu sur la ligne Paris-Versailles et fait 45 morts le 8 mai 1842. Le 13 juillet, le duc d'Orléans, fils aîné du roi, meurt accidentellement. Le 16 mai 1843, le duc d'Aumale prend la smala d'Abd-el-Kader qui parvient à s'enfuir. Bugeaud, gouverneur de l'Algérie, est fait Maréchal. 1843, c'est aussi le début de l'Entente Cordiale et la visite de la reine Victoria en France. Les Français battent les Marocains à Isly. Abd-el-Kader se rend le 23 décembre 1847. Le refus de réformes entraîne la chute du régime lors de la Campagne des Banquets et Louis-Philippe, détrôné le 24 février 1848, se réfugie en Angleterre après avoir abdiqué en faveur de son petit-fils.

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