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v20_1308 - 5 francs Cérès, Troisième république 1889 Paris F.503/2

5 francs Cérès, Troisième république 1889 Paris F.503/2 SPL
MONNAIES 20 (2004)
Prix de départ : 5 800.00 €
Estimation : 8 500.00 €
Prix réalisé : 6 480.00 €
Nombres d'offres : 2
Offre maximum : 6 500.00 €
Type : 5 francs Cérès, Troisième république
Date : 1889
Nom de l'atelier/ville : Paris
Quantité frappée : 40
Métal : or
Titre en millième : 900 ‰
Diamètre : 16,5 mm
Axe des coins : 6 h.
Poids : 1,62 g.
Tranche : lisse
Degré de rareté : R3
Commentaires sur l'état de conservation :
Une infime tache rouge à la pointe du faisceau. Infimes marques de frottement uniquement visibles à la loupe X 8 et de petites traces de doigts dans les champs. Outre ces deux défauts signalés, l’exemplaire est somptueux, frappé sur flan bruni avec les reliefs mats sur des champs miroir. On distingue les traces de polissage des coins avec un impact visuel exceptionnel
Référence ouvrage :
Pedigree :
C’est le nouvel exemplaire de la COLLECTION IDÉALE

Avers


Titulature avers : REPUBLIQUE - FRANÇAISE.
Description avers : Tête de Cérès couronnée d'épis entre un faisceau de licteur surmonté d'une main de Justice, le tout sous une étoile à six rais ; signé L. MERLEY au-dessous.

Revers


Titulature revers : LIBERTE EGALITE FRATERNITE/ 1889// 5/ FRANCS// C/ A.
Description revers : Légende circulaire ; dans une couronne formée d'une branche d'olivier à gauche et d'une branche de chêne à droite.

Commentaire


Contrairement à ce qui est indiqué dans le FRANC V, cet exemplaire possède la tranche lisse et non cannelée : il s’agit d’une erreur et si les exemplaires de 1878 ont bien la tranche cannelée, ceux de 1889 ont la tranche lisse. Frappe en flan bruni.

Historique


TROISIÈME RÉPUBLIQUE

(4/09/1870-10/07/1940)

La nouvelle de la capitulation de Sedan provoque la révolution du 4 septembre 1870 à Paris. Proclamée à l'Hôtel de Ville, la République est dotée d'un gouvernement provisoire appelé gouvernement de la Défense nationale. Menacé à gauche par l'insurrection de la Commune et à droite par les monarchistes, le nouveau régime connaît des débuts difficiles. Chef du pouvoir exécutif dans un premier temps (février 1871), Thiers est chargé de réorganiser le pays avant de choisir sa forme de gouvernement. Il devient président de la République en août 1871 et, malgré son action de libération du territoire, doit quitter son poste en mars 1873 face à l'opposition royaliste. Il est alors remplacé par Mac-Mahon favorable au rétablissement de la monarchie mais celle-ci n'est pas restaurée à la suite de la question du drapeau. La loi du septennat est alors mise en place en novembre 1873 puis, en 1875, sont votées les lois fondamentales qui servent de Constitution à la Troisième République. Régime parlementaire, elle se caractérise notamment par la nette prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif. Anticléricale, la Troisième République rend l'école gratuite, laïque et obligatoire mais continue la politique coloniale pour ses ambitions économiques, stratégiques et morales. La séparation des Églises et de l'État est votée en 1905. L'idée d'une revanche sur l'Allemagne et un nationalisme important sont au cœur de la crise boulangiste, du scandale de Panama ou de l'affaire Dreyfus des années 1886-1899 tandis que la politique étrangère est très active notamment au Maroc et que la course aux armements se développe. La Première Guerre mondiale coûte cher à la France qui ne se relève qu'à partir de 1920 voire 1928 pour la monnaie avec le franc "Poincaré". La crise de 1929 ne se fait sentir qu'à partir de 1932 mais dure jusqu'en 1939, période durant laquelle l'instabilité ministérielle est très importante. Vacillant en 1934, la Troisième République trouve un nouveau ciment unitaire avec l'antifascisme qui permet l'arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936. Mais, paralysée face à l'Allemagne, la France va alors s'enliser dans une "drôle de guerre" puis connaître l'une des plus grandes défaites de son histoire en juin 1940. Réunies en Assemblée nationale à Vichy le 10 juillet 1940, les Chambres, pourtant élues en 1936, votent les pleins pouvoirs à Pétain dans une sorte de suicide collectif par 569 voix pour, 80 voix contre et 18 abstentions.

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