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fme_370763 - TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille de récompense TTB+

TROISIÈME RÉPUBLIQUE Médaille de récompense TTB+
Prix : 90.00 €
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Type : Médaille de récompense 
Date : 1908 
Nom de l'atelier/ville : France 
Métal : argent 
Diamètre : 42  mm
Graveur : BAUDICHON René (1878-1963) 
Poids : 34  g.
Tranche : lisse + tête d’aigle ARGENT 
Commentaires sur l'état de conservation : Très belle médaille avec une patine grise et de petites traces de manipulation 

Avers
Revers
Commentaire
Historique
Titulature avers : Anépigraphe .
Description avers : Femme assise, adossée à un muret et regardant la campagne, une palme dans sa main .
Titulature revers : HIE ST FERDINAND / 1908 .
Description revers : Cartouche rectangulaire avec une branche de lauriers et d’olivier et un petit ruban sous le cartouche .
Médaille signée RENE BAUDICHON / monogramme ER au revers, avec un poinçon tête d’aigle. Cette médaille était probablement commercialisée comme prix pour diverses récompenses...

René Baudichon, né à Tours le 24 mars 1878 et mort à Paris en 1963, est un sculpteur et médailleur français. Petit neveu de Mgr Joseph Baudichon, il étudia à l'école des beaux-arts de Tours, puis en 1897 à l'école des beaux-arts de Paris. Il fut l'élève de Louis-Ernest Barrias, de François-Léon Sicard et de Frédéric-Charles Victor de Vernon. Baudichon est admis au Salon des artistes français en 1903 et y obtient successivement une médaille de bronze en 1904 pour une plaque commémorative exécutée sur une commande de la chambre de commerce de Blois, puis une médaille d'argent en 1914 et une médaille d'or en 1921 et fut classé hors concours en 1921.
Il était membre de la Société artistique et littéraire Le Cornet et signa « Boby » un certain nombre de caricatures entre 1903 et 1923..

TROISIÈME RÉPUBLIQUE

(4/09/1870-10/07/1940)

La nouvelle de la capitulation de Sedan provoque la révolution du 4 septembre 1870 à Paris. Proclamée à l'Hôtel de Ville, la République est dotée d'un gouvernement provisoire appelé gouvernement de la Défense nationale. Menacé à gauche par l'insurrection de la Commune et à droite par les monarchistes, le nouveau régime connaît des débuts difficiles. Chef du pouvoir exécutif dans un premier temps (février 1871), Thiers est chargé de réorganiser le pays avant de choisir sa forme de gouvernement. Il devient président de la République en août 1871 et, malgré son action de libération du territoire, doit quitter son poste en mars 1873 face à l'opposition royaliste. Il est alors remplacé par Mac-Mahon favorable au rétablissement de la monarchie mais celle-ci n'est pas restaurée à la suite de la question du drapeau. La loi du septennat est alors mise en place en novembre 1873 puis, en 1875, sont votées les lois fondamentales qui servent de Constitution à la Troisième République. Régime parlementaire, elle se caractérise notamment par la nette prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif. Anticléricale, la Troisième République rend l'école gratuite, laïque et obligatoire mais continue la politique coloniale pour ses ambitions économiques, stratégiques et morales. La séparation des Églises et de l'État est votée en 1905. L'idée d'une revanche sur l'Allemagne et un nationalisme important sont au cœur de la crise boulangiste, du scandale de Panama ou de l'affaire Dreyfus des années 1886-1899 tandis que la politique étrangère est très active notamment au Maroc et que la course aux armements se développe. La Première Guerre mondiale coûte cher à la France qui ne se relève qu'à partir de 1920 voire 1928 pour la monnaie avec le franc "Poincaré". La crise de 1929 ne se fait sentir qu'à partir de 1932 mais dure jusqu'en 1939, période durant laquelle l'instabilité ministérielle est très importante. Vacillant en 1934, la Troisième République trouve un nouveau ciment unitaire avec l'antifascisme qui permet l'arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936. Mais, paralysée face à l'Allemagne, la France va alors s'enliser dans une "drôle de guerre" puis connaître l'une des plus grandes défaites de son histoire en juin 1940. Réunies en Assemblée nationale à Vichy le 10 juillet 1940, les Chambres, pourtant élues en 1936, votent les pleins pouvoirs à Pétain dans une sorte de suicide collectif par 569 voix pour, 80 voix contre et 18 abstentions.