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bpv_154053 - PHILIPPE II Tétradrachme syro-phénicien

PHILIPPE II Tétradrachme syro-phénicien
Non disponible.
Article vendu sur notre boutique internet.
Prix : 240.00 €
Type : Tétradrachme syro-phénicien 
Date: 248 
Nom de l'atelier/ville : Antioche, Syrie, Séleucie et Piérie 
Métal : billon 
Diamètre : 28,00  mm
Axe des coins : 6  h.
Poids : 12,37  g.
Degré de rareté : R1 
Commentaires sur l'état de conservation : Infime usure sur le poitrail de l’aigle 
Référence ouvrage: Prieur 397 (6 ex)  - McAlee 1020 
Avers
Revers
Commentaire
Historique
Description avers : Buste radié et drapé de Philippe II césar à droite, vu de trois quarts en arrière (A21) .
Légende avers : MAR IOULI FILIPPOS KESAR .
Traduction avers : (Marcus Julius Philippus césar) .
Titulature revers : ANTIOXIA / S|C à l’exergue .
Description revers : Aigle debout à gauche, les ailes largement déployées, tête et queue à droite, tenant une couronne feuillée dans son bec .
Légende revers : DHMARC - EX OUSIAS UPATOG .
Traduction revers : (Revêtu de la puissance tribunitienne / Consul pour la troisième fois / avec l’accord du Sénat d’Antioche) .
Les frappes de Philippe II datées du troisième consulat, comme celles d’Otacilie Sévère d’ailleurs, portent les titres de Philippe Père. Elles se distinguent entre elles par différents aigles de revers et un portrait à droite ou à gauche.
L’évolution des portraits de Philippe II au 3e consulat va du césar tête nue, à droite ou à gauche, à toute la gamme des bustes militaires, laurés ou radiés, avec la titulature d’auguste.
Il faut noter qu’aucun buste lauré n’est connu avec la titulature de césar, alors que radiés et laurés sont également répartis avec la titulature d’auguste. On peut en déduire que la tête laurée est indiscutablement liée aux augustes, et la tête nue aux césars, alors que la couronne radiée n’a pas de spécificité politique.
En abordant les frappes du 3e consulat, on remarque l’absence complète de frappes datées du deuxième consulat, bien que le deuxième consulat de Philippe et de sa famille existe indubitablement à Rome, y compris sur les émissions monétaires. Interruption des frappes ou comput différent à Antioche qu’à Rome ? Nous penchons pour la deuxième solution, pour deux raisons.
Tout d’abord la continuité stylistique : tant pour les revers que pour les droits, il n’y a pas de rupture, alors que l’on aurait pu présumer une certaine normalisation après une interruption des frappes. De plus, celle-ci se produira effectivement pour les frappes datées du quatrième consulat avec un style d’aigle unique, suivie à la fin par une nouveauté encore plus marquante, l’introduction d’officines indiquées sur les monnaies.
Ensuite, il existe à Antioche de très nombreuses frappes datées d’un quatrième consulat de Philippe l’Arabe dont nous ne trouvons pas trace à Rome. Il est extrêmement regrettable que les quelques informations dont nous disposons sur le Sénat d’Antioche soient largement plus tardives (4e et 5e siècle) car les émissions de tétradrachmes laissent à penser que non seulement le Sénat d’Antioche manifestait son indépendance envers Rome en frappant de l’argent avec la titulature “SC / ANTIOXIA” mais encore qu’il avait son propre comput impérial sous Philippe.
L’apparition de cette exergue et la disparition de la palme sont caractéristiques des 3e et 4e consulat mais les styles des aigles ne se normaliseront qu’au 4e.
On note que les sigma sont gravés en C.
Dans la base TSP maintenue par Michel Prieur, vingt et un exemplaires sont maintenant répertoriés pour ce type. Notre exemplaire, provenant de la trouvaille dite de Turquie 1930, est le 0397_009.

PHILIPPE II

(05/244-09/249) Marcus Julius Philippus

César (05/244-04/247)

Philippe II, fils de Philippe l'Arabe et d'Otacilia Sévéra, fut nommé césar peu après l'accession de son père qui lui décerna le titre de prince de la jeunesse .