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bpv_153798 - PHILIPPE Ier L'ARABE Tétradrachme syro-phénicien TB+

PHILIPPE Ier L ARABE Tétradrachme syro-phénicien TB+
Non disponible.
Article vendu sur notre boutique internet.
Prix : 55.00 €
Type : Tétradrachme syro-phénicien 
Date : 244 
Nom de l'atelier/ville : Antioche, Syrie, Séleucie et Piérie 
Métal : billon 
Diamètre : 28,00  mm
Axe des coins : 6  h.
Poids : 9,35  g.
Commentaires sur l'état de conservation : Bonne frappe bien centrée, sans usure majeure mais surfaces piquées, poids particulièrement léger 
Référence ouvrage : Prieur 319 (18 ex)  - McAlee 887 
Avers
Revers
Commentaire
Historique
Description avers : Buste radié, drapé et cuirassé de Philippe Ier à droite, ptéryges visibles, vu de trois quarts en arrière .
Légende avers : AUTOK K M IOUL FILIPPOS SEB, (Autokratoros Kaisaros Markos Ioulios Filippos Sebastos) .
Traduction avers : (L’empereur césar Marc Jules Philippe auguste) .
Titulature revers : S|C à l’exergue .
Description revers : Aigle debout à droite, les ailes déployées, tête et queue à gauche, tenant une couronne feuillée dans son bec, posé sur une palme tige à droite .
Légende revers : DHMARC - EX OUSIAS, (Dhmarcikhs Ex Ousias) .
Traduction revers : (Revêtu de la puissance tribunitienne / avec l’accord du Sénat) .
Ce type se distingue par le buste radié, drapé et cuirassé et la position de l’aigle.
Après les frappes de l’atelier de Rome au MONVRB, les émissions de Philippe sont réorganisées à Antioche, le SC conservé et l’aigle est posé sur une palme. Le point essentiel est qu’elle sera présente jusqu’aux frappes du troisième consulat (il n’y a pas de frappes du deuxième consulat) puis reviendra pour toutes les émissions de Trajan Dèce avant de disparaître définitivement avec les frappes de Trébonien Galle et la fin des émissions de tétradrachmes.
La palme est un attribut monétaire récurrent à Antioche, soit dans le champ, soit sous les pattes de l’aigle du revers. A-t-elle toujours la même signification ? Impossible de le savoir. Théoriquement, la palme est le corollaire d’une onction, d’une fête, une décoration religieuse largement utilisée (voir la scène de l’arrivée du Christ à Jérusalem), et probablement, comme l’aigle, un symbole religieux œcuménique, destiné à être compris et accepté par tous les habitants de la région.
Le retour du SC, disparu des revers entre 242 et 244, après avoir remplacé à Antioche le Delta Eta apparu en 215, et jamais vu dans un autre atelier officiel, est confirmé. Si nous suivons la logique développée pour ces émissions, il faut croire que ces frappes de Philippe ont reçu l’assentiment (au moins) et le financement (au plus) du sénat d’Antioche. Une gigantesque rançon ayant été payée aux Perses pour abréger la guerre, le propre frère de Philippe étant gouverneur de Syrie, sa propre famille en étant originaire, on peut au moins penser que le Sénat regagna de son importance de l’époque des Sévères. La réputation de Priscus étant de pressurer la population - au point de susciter l’usurpateur Jotapian - on peut aussi penser que le produit de ces spoliations servit à frapper des tétradrachmes au portrait et donc à la gloire de l’Empereur.
On note que les sigma sont gravés en C.
Dans la base TSP maintenue par Michel Prieur, trente-neuf exemplaires sont maintenant répertoriés pour ce type. Notre exemplaire est le 0319_014.

PHILIPPE Ier L'ARABE

(03/244-09/249) Marcus Julius Philippus

Philippe est né à Bostra en Trachonitis, province d'Arabie, d'où le surnom de l'empereur. Il est nommé préfet du Prétoire après la disparition de Timésithée, le beau-père de Gordien III, en 243. Philippe fait ou laisse assassiner Gordien au début 244 puis s'empresse de conclure une paix infamante avec les Sassanides. Il leur verse un tribut de 500.000 deniers. Il nomme son fils Philippe césar en 244 et sa femme Otacilia Sévéra augusta. En 247, Philippe élève son fils à l'augustat. Il mène une brillante campagne contre les Quades et les Carpes qui avaient envahi la Dacie. Le grand événement du règne de Philippe est la commémoration du millénaire de Rome qui commence le 21 avril 247. Plusieurs usurpateurs, dont Jotapien et Pacatien, se proclament augustes à la fin du règne. Philippe charge Dèce, commandant des légions de Pannonie, de rétablir l'ordre sur le Danube. Les troupes, contre sa volonté, proclament Dèce auguste en juin ou juillet 249. Philippe trouve la mort en combattant les troupes de Dèce en septembre 249.