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bpv_154036 - PHILIPPE Ier L'ARABE Tétradrachme syro-phénicien

PHILIPPE Ier L ARABE Tétradrachme syro-phénicien
Non disponible.
Article vendu sur notre boutique internet.
Prix : 120.00 €
Type : Tétradrachme syro-phénicien 
Date: 248 
Nom de l'atelier/ville : Antioche, Syrie, Séleucie et Piérie 
Métal : billon 
Diamètre : 28  mm
Axe des coins : 1  h.
Poids : 11,18  g.
Commentaires sur l'état de conservation : Exemplaire sur un grand flan. Très beau portrait. Très joli revers, légèrement tréflé sur la légende. Patine grise de collection ancienne 
Référence ouvrage: Prieur 377 (31 ex)  - McAlee 904 
Pedigree : Cet exemplaire, qui provient de la trouvaille dite de Syrie 1930, est le 0377_030 de la base TSP 
Avers
Revers
Commentaire
Historique
Description avers : Buste radié, drapé et cuirassé de Philippe Ier à droite, vu de trois quarts en arrière (A2) .
Légende avers : AUTOK K M IOUL FILIPPOS SEB, (Autokratoros Kaisaros Markos Ioulios Filippos Sebastos) .
Traduction avers : (L’empereur césar Marc Jules Philippe auguste) .
Titulature revers : ANTIOXIA / S|C à l’exergue .
Description revers : Aigle debout à gauche, les ailes écartées, tête et queue à droite, tenant une couronne feuillée dans son bec .
Légende revers : DHMARC - EX OUSIAS UPATOG .
Traduction revers : (Revêtu de la puissance tribunitienne / Consul pour la troisième fois / avec l’accord du Sénat d’Antioche) .
On ignore la signification de la couronne radiée, probablement religieuse, et on constate simplement qu’elle n’induit apparemment aucune différence de valeur faciale, contrairement à ce qui se passe, à Rome, entre antoniniens et deniers.
En abordant les frappes du 3e consulat, on remarque l’absence complète de frappes datées du deuxième consulat, bien que le deuxième consulat de Philippe existe indubitablement à Rome, y compris sur les émissions monétaires. Interruption des frappes ou comput différent à Antioche qu’à Rome ? Nous penchons pour la deuxième solution, pour deux raisons.
Tout d’abord la continuité stylistique : tant pour les revers que pour les droits, il n’y a pas de rupture, alors que l’on aurait pu présumer une certaine normalisation après une interruption des frappes. De plus, celle-ci se produira effectivement pour les frappes datées du quatrième consulat avec un style d’aigle unique, suivie à la fin par une nouveauté encore plus marquante, l’introduction d’officines indiquées sur les monnaies.
Ensuite, il existe à Antioche de très nombreuses frappes datées d’un quatrième consulat de Philippe l’Arabe dont nous ne trouvons pas trace à Rome. Il est extrêmement regrettable que les quelques informations dont nous disposons sur le Sénat d’Antioche soient largement plus tardives (4e et 5e siècle) car les émissions de tétradrachmes laissent à penser que non seulement le Sénat d’Antioche manifestait son indépendance envers Rome en frappant de l’argent avec la titulature “SC / ANTIOXIA” mais encore qu’il avait son propre comput impérial sous Philippe.
L’apparition de cette exergue et la disparition de la palme sont caractéristiques des 3e et 4e consulat mais les styles des aigles ne se normaliseront qu’au 4e.
On note que les sigma sont gravés en C.
Dans la base TSP maintenue par Michel Prieur, cinquante-six exemplaires sont maintenant répertoriés pour ce type.

PHILIPPE Ier L'ARABE

(03/244-09/249) Marcus Julius Philippus

Philippe est né à Bostra en Trachonitis, province d'Arabie, d'où le surnom de l'empereur. Il est nommé préfet du Prétoire après la disparition de Timésithée, le beau-père de Gordien III, en 243. Philippe fait ou laisse assassiner Gordien au début 244 puis s'empresse de conclure une paix infamante avec les Sassanides. Il leur verse un tribut de 500.000 deniers. Il nomme son fils Philippe césar en 244 et sa femme Otacilia Sévéra augusta. En 247, Philippe élève son fils à l'augustat. Il mène une brillante campagne contre les Quades et les Carpes qui avaient envahi la Dacie. Le grand événement du règne de Philippe est la commémoration du millénaire de Rome qui commence le 21 avril 247. Plusieurs usurpateurs, dont Jotapien et Pacatien, se proclament augustes à la fin du règne. Philippe charge Dèce, commandant des légions de Pannonie, de rétablir l'ordre sur le Danube. Les troupes, contre sa volonté, proclament Dèce auguste en juin ou juillet 249. Philippe trouve la mort en combattant les troupes de Dèce en septembre 249.