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bpv_153823 - PHILIPPE Ier L'ARABE Tétradrachme syro-phénicien

PHILIPPE Ier L ARABE Tétradrachme syro-phénicien
Non disponible.
Article vendu sur notre boutique internet.
Prix : 180.00 €
Type : Tétradrachme syro-phénicien 
Date: 248 
Nom de l'atelier/ville : Antioche, Syrie, Séleucie et Piérie 
Métal : billon 
Diamètre : 28,00  mm
Axe des coins : 6  h.
Poids : 11,67  g.
Degré de rareté : R1 
Commentaires sur l'état de conservation : Bon centrage et frappe, flan étroit, belles surfaces d’origine brillantes, petites taches superficielles 
Référence ouvrage: Prieur 351B (2 ex)  - McAlee 932(b) 
Avers
Revers
Commentaire
Historique
Description avers : Buste cuirassé à gauche, lauré, les épaulettes décorées, sans aegis, vu de trois quarts en avant .
Légende avers : AUTOK K M IOUL FILIPPOS SEB, (Autokratoros Kaisaros Markos Ioulios Filippos Sebastos) .
Traduction avers : (L’empereur césar Marc Jules Philippe auguste) .
Titulature revers : ANTIOXIA / S|C à l’exergue .
Description revers : Aigle debout à gauche, les ailes déployées, tête à gauche et queue à droite, tenant une couronne feuillée dans son bec .
Légende revers : DHMARC - EX OUSIAS UPATOG .
Traduction revers : (Revêtu de la puissance tribunitienne / Consul pour la troisième fois / avec l’accord du Sénat d’Antioche) .
Le type 351 a malencontreusement été illustré dans le Prieur par une variante rare, celle avec le bras gauche sans ptéryges ni trace de cuirasse. Il a donc fallu créer le 351B pour accueillir le type principal avec ptéryges.
Les bustes cuirassés de Philippe présentent des variantes de décorations (avec et sans aegis, avec ou sans décorations sur les épaulettes) et d’attributs (trabea, bouclier... ) et se trouvent aussi bien radiés que laurés, à droite qu’à gauche.
En abordant les frappes du 3e consulat, on remarque l’absence complète de frappes datées du deuxième consulat, bien que le deuxième consulat de Philippe existe indubitablement à Rome, y compris sur les émissions monétaires. Interruption des frappes ou comput différent à Antioche qu’à Rome ? Nous penchons pour la deuxième solution, pour deux raisons.
Tout d’abord la continuité stylistique : tant pour les revers que pour les droits, il n’y a pas de rupture, alors que l’on aurait pu présumer une certaine normalisation après une interruption des frappes. De plus, celle-ci se produira effectivement pour les frappes datées du quatrième consulat avec un style d’aigle unique, suivie à la fin par une nouveauté encore plus marquante, l’introduction d’officines indiquées sur les monnaies.
Ensuite, il existe à Antioche de très nombreuses frappes datées d’un quatrième consulat de Philippe l’Arabe dont nous ne trouvons pas trace à Rome. Il est extrêmement regrettable que les quelques informations dont nous disposons sur le Sénat d’Antioche soient largement plus tardives (4e et 5e siècle) car les émissions de tétradrachmes laissent à penser que non seulement le Sénat d’Antioche manifestait son indépendance envers Rome en frappant de l’argent avec la titulature “SC / ANTIOXIA” mais encore qu’il avait son propre comput impérial sous Philippe.
L’apparition de cette exergue et la disparition de la palme sont caractéristiques des 3e et 4e consulat mais les styles des aigles ne se normaliseront qu’au 4e.
On note que les sigma sont gravés en C.
Dans la base TSP maintenue par Michel Prieur, dix exemplaires sont maintenant répertoriés pour ce type, dont quatre en musée, à Yale, ANS, British Museum et Berlin. Notre exemplaire, qui provient de la trouvaille dite de Syrie 1930, est le 0351B_009.

PHILIPPE Ier L'ARABE

(03/244-09/249) Marcus Julius Philippus

Philippe est né à Bostra en Trachonitis, province d'Arabie, d'où le surnom de l'empereur. Il est nommé préfet du Prétoire après la disparition de Timésithée, le beau-père de Gordien III, en 243. Philippe fait ou laisse assassiner Gordien au début 244 puis s'empresse de conclure une paix infamante avec les Sassanides. Il leur verse un tribut de 500.000 deniers. Il nomme son fils Philippe césar en 244 et sa femme Otacilia Sévéra augusta. En 247, Philippe élève son fils à l'augustat. Il mène une brillante campagne contre les Quades et les Carpes qui avaient envahi la Dacie. Le grand événement du règne de Philippe est la commémoration du millénaire de Rome qui commence le 21 avril 247. Plusieurs usurpateurs, dont Jotapien et Pacatien, se proclament augustes à la fin du règne. Philippe charge Dèce, commandant des légions de Pannonie, de rétablir l'ordre sur le Danube. Les troupes, contre sa volonté, proclament Dèce auguste en juin ou juillet 249. Philippe trouve la mort en combattant les troupes de Dèce en septembre 249.