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Nous
recommandons à nos clients d'avoir toujours chez eux,
bien cachés, deux cent napoléons de 20 francs, soit actuellement
l'équivalent de 20.000 € (12.400 euros quand ce texte
a été écrit en 2004). Bien entendu
à domicile, pas dans un coffre de banque inaccessible
durant les époques troublées et en revanche facilement
visitable par les administrations diverses. Le volume
représenté par deux cent napoléons fait 4x4x8 centimètres.
Nous faisons cette recommandation par référence aux cours
du napoléon lors de la Deuxième Guerre Mondiale et de
l'Occupation.
Nous avons eu l'occasion de compulser un document exceptionnel,
entre mains privées : l'enregistrement journalier des
cours du marché noir, durant la période 1941/1944, de
cinq modèles de pièces d'or, relevés par nos prédécesseurs
à la Banque Centrale Parisienne, devenue en 1947, lors
de la nationalisation du Crédit par les communistes, la
Compagnie Générale de Bourse dont vous consultez actuellement
le site internet.

Rappelons
tout d'abord que, durant l'occupation, la détention de
plus de cinq grammes d'or par personne (une alliance de
taille moyenne) était un crime économique contre le Reich
et pouvait conduire en camp de concentration.
Rappelons
aussi que le pillage de notre pays, organisé pour
le compte des nazis par plusieurs réseaux franco-français,
franco-allemands, dont - comble - celui de Joseph Jaonovici,
juif roumain immigré, déjà millionnaire
avant guerre dans la récupération, qui,
par ses filières déjà bien établies
mettait en jeu de nombreux rabatteurs acharnés
à récupérer l'or. L'activité
de changeur d'or, donc particulièrement risquée,
était exercée dans les caves de boutiques
fermées. Il en sera certainement de même
pour le marché de l'or si, dans le futur, les mêmes
causes produisent les mêmes effets.
Nous
n'avons pas la certitude que nos prédécesseurs n'ont jamais
frayé avec des réseaux de pilleurs - ils l'ont certainement
fait au moins indirectement - mais la légende rapporte
une histoire de canne creuse au diamètre propice aux napoléons
qui fit de nombreuses fois le voyage vers la Suisse, les
clients de la CGB de l'époque étant manifestement plus
préoccupés d'exfiltrer des fonds que de réaliser des bénéfices
métropolitains.
Les cours que révèlent
ces cahiers avec un maximum de 5200 francs par napoléon,
fin 1942, sont très impressionnants. Nous devons comparer
avec les cours d'avant-guerre, lorsque le Front Populaire
créait le Ministère des Loisirs pendant que la Hitlerjugend
défilait au pas cadencé : entre 80 et 150 francs. Une
autre comparaison intéressante est, en pleine guerre,
avec le prix de marché noir du kilo de côtes de
porc : 150 francs.
Nous
pouvons donc en tirer comme conclusion que la hausse des
cours des valeurs réelles transportables et imputrescibles
sont tels pendant période de crise extrême
que l'on peut raisonnablement espérer survivre économiquement
à une guerre avec deux cent napoléons. Bien entendu,
sous la houlette des élites aussi compétentes que sérieuses
qui gouvernent actuellement la planète, une guerre est
très peu probable dans un avenir prévisible. Malheureusement,
la lecture des journaux de 1938 (Munich, c'est la Paix
!) laisse rêveur sur l'aveuglement des populations et
de leurs élus. Il est toujours facile d'être prophète
après les évènements et dans le doute, nous pensons que
chaque famille devrait avoir, chez elle, bien cachés,
deux cent napoléons.
Pourquoi le
napoléon ?
D'abord parce que nous vivons en France et que c'est la
pièce la plus connue des Français. C'est donc celle qui
sera le mieux acceptée si vous devez un jour faire une
transaction hors du circuit des professionnels de l'or.
Ensuite, parce que le napoléon est d'une valeur unitaire
raisonnable adaptée à des transactions "à taille humaine"
: il est clair que le 50 pesos est moins maniable, sans
parler du lingot, parfaitement inutilisable.
Finalement parce que l'on peut acheter aujourd'hui des
napoléons de qualité parfaite pratiquement au poids
du métal contenu, ce qui n'est pas toujours le cas pour
toutes les autres pièces de bourse.
Au-delà de ces fameux deux cent napoléons, le choix de
détenir de l'or est affaire d'investissement et donc de
pari sur la hausse des cours: une décision personnelle.
Jusqu'à deux cent napoléons, c'est une mesure de sécurité
pour soi-même et sa famille. Un assurance "risques
majeurs" dont on ne perd pas la "prime"
qui est récupérable à volonté.
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