OR de Bourse

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Les 20 Francs or - dit "Napoléon"

 

Historique des cours du napoléon

Lorsque la circulation du napoléon est suspendue le 2 août 1914, il vaut bien entendu vingt francs. Quatre ans après et la Grande Guerre Civile européenne terminée, notre continent ayant détruit des millions de vie humaines et, pour la France seulement, l'équivalent de 55 milliards de francs or, le napoléon vaut l'équivalent de 100 francs, notre monnaie ayant perdu 80% de sa valeur d'avant-guerre.
Durant l'entre-deux guerres, on verra l'apparition de la bourse des pièces d'or, une bourse qui n'aurait eu aucun sens avant-guerre puisque les pièces d'or circulaient à leur valeur faciale, et de leur cotation journalière avec l'introduction, par exemple de la 5 roubles suite à l'immigration russe, des pièces américaines suite aux paiements américains en pièces d'or.
Les cours suivront la situation politique et ses vicissitudes, jusqu'à l'interdiction de détention décrétée par des socialistes du Front Populaire qui envoyèrent des équipes de douaniers faire des perquisitions domi-ciliaires pour saisir l'or "fraudé" par les "riches". Ce décret inique fut abrogé en même temps que tombait le régime, la gabegie ayant dépassé les bornes…

Les cours du napoléon oscillèrent entre 80 et 150 francs de l'époque, soit 80 centimes et 1 franc 50 centimes "lourd". Après les évènements de l'Occupation, narrés dans "Faut-il détenir de l'or", les cours vont retom-ber pour rester en plateau durant les trente glorieuses. La fin de celles-ci, après le coup de semonce de Mai 68, verra le retour de l'inflation, de l'inquiétude, la baisse des profits réels des entreprises, le risque d'arrivée au pouvoir de la Gauche, les risques de guerre internationale (le soviétisme moribond envahit l'Afghanistan) : le napoléon, qui cote 70 francs au début des années 1970, va monter d'une manière stable à plus de 900 francs en 1980. L'énorme prime de l'époque s'explique par la panique d'une partie de la population, celle qui n'avait pas les moyens d'acheter un lingot et devait acheter des napoléons.

L'arrivée de la Gauche affairiste au pouvoir, l'envolée de la Bourse (cours multipliés par quatre durant les années Mitterrand), l'enrichissement massif de la bourgeoisie, la fin de la disparition de la paysannerie (très attachée aux valeurs sûres), la montée en nombre et en pouvoir d'achat d'une fonction publique pléthorique, la généralisation dans le public de moyens de paiement traçables par le fisc, tous ces facteurs conjugués ont amené le napoléon au plancher où il se trouve aujourd'hui, au poids du métal contenu. Nous sommes pratiquement, en francs constants, au prix de 1970 et nul ne sait combien de temps durera la stagnation. (Voir "Faut-il acheter ou vendre ?")

Les quantités traitées en Bourse

Elles sont actuellement ridiculement faibles, de l'ordre de quelques centaines de pièces par jour. On comprendra mieux la différence avec la "Grande Époque" en sachant que dans le matériel de la CGB se trou-vaient anciennement une "pelle à napoléons" et un poids calibré à "50 napoléons".
On conçoit mieux aussi qu'à cette époque, le tri des pièces n'était pas fait, sinon d'une manière très sommaire entre les "tocs" et les "en or".