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ROBERT II LE PIEUX (24/10/996-20/07/1031)

Obole
N° v28_1475
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Nom de l'atelier : Paris
Diamètre en mm : 16 mm
Axe des coins : 9 h.
Métal : Argent
Poids observé : 0,43 g.
Rareté : RR État de conservation : B+ Prix de départ :
300.00 €
Prix d'estimation :
500.00 €
AVERS
Légende : ROT BER T[...].
Traduction : (Robert, roi).
Description : Dans le champ REX.
REVERS
Légende : [...]S CIVITA[...].
Traduction : (Cité de Paris).
Description : Croix.
N° dans les ouvrages de référence : C.19 - L.12 - Dy.5
Description état de conservation : Cette obole est frappée sur un flan assez large et irrégulier. Exemplaire présentant de fortes faiblesses de frappe.
Commentaires à propos de cet exemplaire :
Le signe situé en début de légende du revers est indéterminé.
Commentaires à propos de ce type monétaire :
Le monnayage de Robert II pour Paris est très rare. C'est le seul atelier pour le domaine royal.
Historique :
Second des Capétiens, fils d'Hugues Capet, le roi Robert, monté sur la trône en 996, a dû à son penchant pour les choses de l'Église et à sa popularité auprès du clergé le surnom de " pieux ". Élève à Reims du célèbre Gerbert d'Aurillac, le pape de l'an Mil, il savait le latin, composait de la musique et emportait des livres en voyage, toutes choses qui le distinguaient de la plupart des seigneurs de son temps. D'abord marié à Rosala, fille du comte de Flandres, qu'il répudia, il s'unit ensuite à Berthe, veuve du comte de Blois. Parrain des enfants de la comtesse, le roi ne put faire reconnaître ce mariage par l'Église et dut en conclure un troisième avec Constance, fille du comte d'Arles. Princesse au caractère difficile, dont les mœurs méridionales détonnaient au nord de la Loire, Constance donna trois fils à Robert. Le premier, Hugues, fut associé au trône en 1017, le second, Henri, le fut en 1026, à la mort de son aîné. Sa mère préféra le troisième, Robert, et le poussa à la révolte. Tout le règne fut assombri par les troubles dus aux trois mariages du roi et aux querelles permanentes entre le monarque, sa troisième femme et leurs enfants. À l'intérieur, le roi lutta, dans une suite de petites guerres indécises, contre le pouvoir croissant des grands barons. Son grand succès fut la conquête du duché de Bourgogne, en 1002. Mais, au sud de la Loire, l'influence royale atteignit son étiage. À l'extérieur, Robert II s'efforça, sans grand succès, de contrer l'expansion de l'Empire germanique. C'est alors que l'ancien royaume de Bourgogne et l'Italie passèrent au pouvoir de l'empereur. Prince faible, comme son père, Robert, iI sut cependant, comme Hugues Capet avant lui, maintenir l'alliance de la couronne et du clergé et assurer la pérennité de la dynastie, en associant ses fils au trône. Par sa longueur même, son règne contribua à ancrer davantage la troisième race royale.

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